L’Association départementale de défense des victimes de l’amiante (Addeva) 52 a remporté une belle victoire le 30 mai dernier, devant le tribunal de Chaumont. Pascal Vaglio, président : « 101 salariés de Mc Cormick et de Case New Holland (CNH) ont été reconnus victimes d’un préjudice d’anxiété et de bouleversement d’existence, confirmant ainsi qu’elles ont bien été exposées aux poussières d’amiante durant leur carrière professionnelle dans ces deux entreprises ». Avec ce risque de développer des maladies liées à l’amiante.
Le conseil des prud’hommes de Chaumont a ainsi condamné les deux entreprises en cause à verser à chacun des salariés 10 000 euros. Trois ans de procédure auront été nécessaires pour obtenir un tel résultat. « C’est une victoire historique pour nous car aucun tribunal en Champagne-Ardenne n’avait statué dans ce sens. C’est une première dans la région », se félicite le président. Un résultat obtenu grâce à l’opiniâtreté et à la persévérance des membres de l’Addeva 52.
550 dossiers au total
La décision de justice est exécutoire. « Les deux entreprises sont dans l’obligation de payer des indemnités mais elles peuvent toujours faire appel du jugement du 30 mai. Le plus dur est derrière nous pour ces cas précis », souligne Pascal Vaglio.
Au total, ce sont 550 dossiers qui ont été montés par Addeva 52 et son cabinet d’avocats, pour le préjudice d’anxiété.
« Les personnes sont bien anxieuses au quotidien et certaines meurent de l’amiante », constate amèrement le président. Et Jean-Claude, 58 ans, un habitant d’Eclaron d’abonder dans ce sens : « J’ai travaillé pendant treize ans chez Mc Cormick et CNH. Je suis partie en 1986. Cela fait maintenant un mois que j’ai appris que j’étais malade de l’amiante. Je vois l’avenir au jour le jour. Heureusement qu’il existe des associations comme l’Addeva 52 pour nous représenter . »
Une association qui souhaiterait que « les syndicats, toute couleur confondue, se bougent même si les actions sont difficiles et longues. Au final, c’est le ministère qui décide. Les sites comme Ronot, Etilam, les Forges de Bologne ou la GHM de Brousseval devraient être reconnus comme amiantés. Très peu d’entre eux sont désamiantés (Ndlr, aucun à Saint-Dizier) », conclut Pascal Vaglio.
Aujourd’hui, dix personnes par jour meurent de l’amiante, soit 3 000 par an.
Source : http://www.lunion.com
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