Malgré le rapport gouvernemental démontrant que les résidus d’amiante chrysotile n’affectent pas de façon notable la qualité de l’air de Thetford Mines, l’Association des victimes de l’amiante du Québec (AVAQ) maintient que les résultats de son étude sur la qualité de l’air des maisons thetfordoises sont suffisamment inquiétants pour alerter la population et les pouvoirs publics. «Nous sommes inquiets, oui, pour la population qui réside près des anciennes mines et des montagnes de résidus que les compagnies ont laissées en souvenir», ont déclaré Micheline Marier et William Charney, coauteurs de l’étude.
Les 350 personnes qui assistaient en fin de semaine à la conférence de Clément Godbout, président de l’Institut du chrysotile, à Thetford Mines, semblaient toutefois s’inquiéter davantage de l’avenir de cette industrie régionale que de la qualité de l’air de leurs maisons. «J’ai vu 350 personnes en très bonne santé qui étaient choquées par le rapport de l’AVAQ. Oui, il y a du chrysotile dans l’air de Thetford Mines, mais pas à des niveaux dangereux», explique M. Godbout, rappelant qu’une dizaine d’études démontrent que les concentrations d’amiante enregistrées à Thetford Mines n’amènent pas un risque mesurable pour la santé publique.«La norme utilisée au Québec est celle du National Institute of Occupational Safety and Health (NIOSH), soit 0,01 fibre par centimètre cube, et aucune maison de l’étude de l’AVAQ ne dépassait ce niveau. Je défie n’importe quel scientifique de me dire qu’une concentration de 0,01 fibre par centimètre cube est dangereuse», explique M. Godbout.
C’est que l’AVAQ a comparé les résultats obtenus avec la norme de l’Asbestos Hazard Emergency Response Act (AHERA) qui fixe la barre plus basse, soit à 0,001 fibre par centimètre cube, en plus de comptabiliser aussi les fibres de moins de cinq microns, réputées pour ne pas demeurer dans les poumons. «Le problème, c’est que le critère AHERA n’est pas un critère d’évaluation de risque, mais bien un critère d’efficacité utilisé pour vérifier les milieux qui ont fait l’objet d’un désamiantage», poursuit M. Godbout.
L’ex-syndicaliste est convaincu que Thetford Mines est aussi sécuritaire que les autres villes du Québec et déplore la façon dont l’étude de l’AVAQ a été menée en 2003 et 2004. «On aurait pu appeler ça : “À soir, on fait peur au monde”! Pourquoi ces gens n’ont jamais rencontré les autorités régionales s’ils s’inquiétaient vraiment pour la population?» conclut-il.
Source : http://www.cyberpresse.ca
Lorsque vous ouvrez ce blog, vous voyez une émission de Radio Canada de 1978, dans laquelle Henri PEZERAT tirait la sonnette d’alarme concernant l’amiante et particulièrement concernant Jussieu. Ce pauvre homme a entendu la même chose qu’entendent les militants de l’AVAQ. Dans 30 ans les mêmes tiendrons les mêmes discours que ceux qui sont tenus aujourd’hui à Henri PEZERAT : « Si on vous avais écouté, à l’époque, mon père ne serait pas mort ! »
En France nous avons suffisamment de morts et de recul, pour traiter avec les honneurs dus à leur rang, les défenseurs de l’emploi de poisons… au demeurant, qui ne s’y risquent pas d’ailleurs.
Si l’air de Thetford Mines contenait moins d’amiante que l’air du Cap Corse, nous pourrions nous interroger, mais ce n’est malheureusement pas le cas.
Marc Chapelet
En France nous avons suffisamment de morts et de recul, pour traiter avec les honneurs dus à leur rang, les défenseurs de l’emploi de poisons… au demeurant, qui ne s’y risquent pas d’ailleurs.
Si l’air de Thetford Mines contenait moins d’amiante que l’air du Cap Corse, nous pourrions nous interroger, mais ce n’est malheureusement pas le cas.
Marc Chapelet
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