mardi 27 novembre 2007

Procès en appel de l'amiante : l'ADAVAMAS prévoit une mobilisation importante à Douai


Les mardi 4, mercredi 5 et jeudi 6 décembre aura lieu, à Douai, le jugement en appel opposant Alstom et ses anciens salariés de Lys-Lez-Lannoy.
La direction d'Alstom et l'ancien directeur de l'usine lyssoise ont interjeté la décision rendue par le tribunal correctionnel de Lille en septembre 2006. Cette décision, exemplaire, condamne Alstom pour mise en danger d'autrui. Ce jugement, l'Association de défense et d'aide aux victimes de l'Amiante (ADAVAMAS) l'estime important aussi bien pour les anciens salariés d'Alstom (Stein Industrie) que pour l'ensemble des victimes de l'amiante et du travail. Le cabinet parisien de Mes Teissonniere et Topaloff défendra l'association ADAVAMAS et ses adhérents à ce procès considéré par tous comme essentiel.
« Malheureusement, explique l'association, l'affaire de l'amiante n'a pas servi de leçon. Aujourd'hui, les conditions qui ont motivé ces sanctions sont de plus en plus fréquentes dans le monde du travail. De nombreux salariés sont exposés à des produits toxiques, souvent sans en être informés, ni protégés. Concernant l'amiante, malgré son interdiction en 1997, beaucoup de salariés y sont encore confrontés, notamment dans la métallurgie et le bâtiment. C'est pourquoi ce jugement doit être confirmé en appel. Ce procès va avoir lieu dans un contexte particulier. Il sera étudié à la loupe par les observateurs. » L'ADAVAMAS rappelle que le 13 octobre, plus de 20 000 personnes ont manifesté à Paris, à l'appel de nombreuses associations (dont l'ADAVAMAS) et syndicats, « pour se faire entendre sur les problèmes que rencontrent les victimes de l'amiante, ainsi que les victimes de maladies professionnelles et les handicapés du travail et pour refuser les franchises médicales. De plus, pour la première fois, un médecin du travail vient d'être mis en examen. Les victimes de l'amiante sont encore ignorées, voire méprisées, que ce soient par les patrons, certains tribunaux, les pouvoirs publics, certains médecins... Les procédures de reconnaissance et d'indemnisation demeurent un vrai parcours du combattant. À titre d'exemple, la veuve d'une victime décédée vient de voir reporter à trois reprises les audiences de conciliation par la CPAM de Roubaix. » Fort de ce constat, l'ADAVAMAS considère que « ce jugement doit faire date pour les parties civiles afin que soient maintenus les 10 000 E de dommages et intérêts. Pour les anciens salariés d'Alstom qui avaient droit aux dommages et intérêts mais qui n'ont pas pu en bénéficier, d'autres procédures pourront être envisagées. Pour les victimes de l'amiante d'Alstom, si le jugement était réformé, les dirigeants du groupe se serviraient de cette décision pour influencer les juges des autres tribunaux. Les procédures seraient alors encore plus difficiles. Ce jugement ferait jurisprudence et servirait à l'amélioration des conditions de travail et de santé des salariés dans de nombreuses entreprises. Une mobilisation importante démontrera aux juges de la cour d'appel que les salariés et les victimes de l'amiante veulent que justice soit rendue. » L'ADAVAMAS, partie civile, a appelé ses adhérents à être présents lors de ces trois journées d'audience. Des cars partiront de Lys-lez-Lannoy.> L'ADAVAMAS-CGT, 32, rue de Lille, à Lannoy. Contact : Ghislaine Ple, Tél : 03 20 80 99 36.

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