vendredi 1 octobre 2010

Amiante : l’OIT enjoint les industriels de l’amiante de cesser de se prévaloir de son soutien

La Confédération syndicale internationale (CSI) se réjouit de la déclaration de l’Organisation internationale du travail (OIT), le 15 septembre dernier, sur l’amiante.
Dans cette communication, l’OIT a déclaré que « que les lobbys industriels qui encouragent la vente d’amiante de par le monde doivent cesser d’affirmer qu’ils ont le soutien de l’OIT ».
Cela peut en effet paraître curieux, mais le Chrysotile Institute, lobby industriel de l’amiante ne cesse de citer « systématiquement des documents du BIT en affirmant que ceux-ci soutiennent ses arguments en faveur de l’utilisation continue de l’amiante », rappelle la Confédération syndicale internationale qui a lancé une campagne pour l’ « interdiction totale de l’utilisation et de la commercialisation de l’amiante à niveau mondial ».
Peut-être que les positions de l’OIT n’étaient pas assez fermes ? Pour la Confédération syndicale internationale, la nouvelle déclaration de l’OIT, « un organe des Nations unies confirmant son souhait de voir cesser l’utilisation de l’amiante de par le monde » est un précieux soutien. La position de l’OIT « vient sonner le glas d’une substance qui ôte la vie à une personne toutes les cinq minutes, estime la CSI.
« L’OIT a confirmé qu’elle veut voir abolir l’utilisation de l’amiante de par le monde, point final », a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. « Venant immédiatement à la suite d’appels émanant d’organisations scientifiques, médicales et de la santé professionnelle en faveur d’une interdiction mondiale de l’utilisation de l’amiante », la position de l’OIT « sonne le glas de la fibre mortelle et porte un coup décisif aux colporteurs de l’amiante. »
La CSI regroupe 301 organisations syndicales dans 151 pays avec plus de 176 millions de travailleurs syndiqués.
Le communiqué de la Confédération syndicale internationale (CSI) :
www.ituc-csi.org
La position de l’OIT (en anglais) :
www.ilo.org
Source : http://www.viva.presse.fr

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