samedi 3 mars 2007

Michelin assigne les représentants du personnel devant le tribunal

Une fois de plus, Michelin assigne les représentants du personnel de l’usine de Golbey devant le tribunal pour contester un élu désigné au CHSCT dans le second collège.Le prétexte invoqué est qu’il ne ferait pas partie du personnel pouvant prétendre à ce siège.
La vérité est toute autre : Michelin n’accepte pas qu’un de ses collaborateurs soit passé du coté du syndicat majoritaire SUD Michelin.Nous rappelons que le syndicat SUD Michelin a raflé la majorité absolue des sièges en CE et DP avec 62 % des voix au premier tour des élections professionnelles, en octobre 2006. Avec se siège supplémentaire au CHSCT, le syndicat SUD Michelin prend aussi la majorité absolue dans cette instance. Cela, la direction Michelin ne le veut pas parce qu’elle va perdre la partie de bras de fer qu’elle a engagée avec cette institution depuis 16 mois au sujet des poussières d’amiante dégradées qui polluent à 85 % le site de Golbey.
Depuis le 13 décembre 2005, suite à une quatrième maladie professionnelle due à l’amiante, l’inspection du travail, la médecine du travail, la CRAM et le CHSCT ont constitué un groupe de travail pour reconstituer l’historique amiante sur le site de Golbey et tenter de déterminer les taux d’exposition de tout le personnel ayant travaillé pendant de nombreuses années sur le site suite à l’utilisation de ce produit et la dégradation de milliers de freinages ferrodo en amiante.
En juin 2006, le CHSCT a demandé des prélèvements de poussière dans les structures et charpentes du site par un organisme indépendant. Les analyses ont révélé des poussières d’amiante dans 85 % des échantillons. La CRAM et l’inspection du travail ont fait des mises en demeure, des injonctions pour dépolluer le site. Michelin reste inflexible et considère qu’il n’y a pas de danger pour le personnel. Michelin ne veut pas dépolluer et utilise tous les recours possibles.
En raison du danger, l’inspection du travail a interdit tous travaux dans les structures du site ; ce qui a pour conséquence de retarder certains investissements. De son côté, la médecine du travail a entrepris de dépister tous les salariés anciens en leur faisant passer des scanners. A ce jour, selon nos estimations, une vingtaine de cas de maladies dues à l’amiante aurait été découverte et une dizaine déjà reconnue.
Source : http://www.hns-info.net/

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