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lundi 3 avril 2017

Quelque 2.700 personnes indemnisées par le Fonds amiante en dix ans

Le Fonds amiante (AFA), créé le 1er avril 2007, a indemnisé quelque 2.700 personnes victimes d’asbestose ou de mésothéliome (cancer de la plèvre principalement) en dix ans d’existence. Le cabinet de la ministre de la Santé, Maggie De Block (Open Vld), prépare, par ailleurs, un projet de loi qui devrait permettre au fonds de bientôt démarrer des projets de prévention, a-t-on appris vendredi. Lors de la création de l’AFA, il a été décidé que tous les résidents de Belgique victimes d’asbestose et de mésothéliome à la suite d’une exposition à l’amiante dans notre pays avaient droit à une indemnisation, laquelle est également prévue pour leurs ayants droit.
Dans le détail, entre le 1er avril 2007 et le 31 décembre 2016, 1.870 personnes ont reçu une indemnisation à la suite de la reconnaissance d’un mésothéliome, 305 personnes pour asbestose et 494 personnes pour des épaississements pleuraux diffus bilatéraux, qui sont assimilés à l’asbestose.
Le mésothéliome, qui est presque toujours un cancer incurable, se déclare souvent 30 à 40 ans après l’exposition aux fibres d’amiante. Le nombre de femmes indemnisées est sept fois moindre que le nombre d’hommes.
Le secteur d’activités le plus touché est le secteur de la transformation de l’amiante brut, mais on retrouve aussi parmi les victimes des plombiers, des soudeurs, des métallurgistes, des ouvriers du bâtiment ou encore des travailleurs des chantiers navals ou des dockers.
Le secteur privé est de loin le plus touché, avec 74% des victimes, contrairement au secteur public, étant donné que les métiers qui y sont exercés sont moins exposés à l’amiante.
Un projet de loi est en préparation afin que l’AFA dispose bientôt de compétences supplémentaires. L’objectif est de consacrer 650.000 euros chaque année pour mener des études universitaires et des projets de prévention. Le but est de mieux informer le public et de le mettre en garde contre les dangers de l’amiante.
Source : http://fr.metrotime.be

lundi 6 mars 2017

Depuis quand connaît-on les dangers de l’amiante ?

C’est la question centrale du procès en appel contre le géant Eternit. Arrêt attendu le 14 mars.
Depuis quand la firme Eternit était-elle au courant des dangers pour la santé de l’amiante dont elle était un des plus importants producteurs sur le marché ? C’est une des questions clés du "procès de l’amiante", engagé devant la cour d’appel de Bruxelles, qui devrait connaître son épilogue en mars.
La famille Jonckheere a payé un très lourd tribut à l’amiante. Le père, Pierre était ingénieur chez Eternit à Kapelle-op-den-Bos. Il a vécu, depuis le début des années cinquante, près de l’usine avec sa femme Françoise. Ils ont eu cinq enfants. Pierre est mort en 1987 d’un mésothéliome, ce cancer de la plèvre provoqué par l’amiante.
L’épouse Françoise est morte de la même maladie en 2000, tout comme deux de leurs cinq fils, en 2003 et 2009.
La famille a refusé de transiger
Avant sa mort, Françoise Vanoorbeeck a refusé la transaction proposée par le Fonds amiante qui avait été mis sur pied par Eternit.
Contrairement à de nombreuses victimes de l’amiante, elle a refusé de transiger et d’accepter les 42 000 euros proposés. Ce qui aurait impliqué aussi de se taire et de ne pas poursuivre Eternit.
Ses fils ont poursuivi le combat en justice. En première instance, devant une chambre civile à Bruxelles, ils ont obtenu en octobre 2011 un total de 250 000 euros de dommages. C’était compter sans l’appel, examiné mardi.
"Mme Jonckheere a été exposée à l’amiante de 1952 à 1991", a fait valoir l’avocat d’Eternit. "L’expertise a montré que sa maladie est vraisemblablement due à l’amiante bleu, sa forme la plus dangereuse" et dont Eternit abandonnera en premier lieu la production.
"L’exposition a eu lieu avant 1970, alors qu’il n’y avait pas encore de consensus médical sur les dangers de l’amiante", a poursuivi l’avocat, pour qui c’est l’exposition dans les années cinquante et soixante qui a causé la maladie de Mme Jonckheere. Peu importe donc qu’Eternit ait poursuivi la production d’amiante après 1970.
Me Verbist en déduit que les faits sont donc prescrits.
Eternit, "intégriste de l’amiante"
Me Jan Fermon, avocat de la famille, a développé un tout autre point de vue. La prescription ne court que depuis 1991, date à laquelle l’exposition de Mme Jonckheere à l’amiante a cessé, a-t-il relevé.
De plus, a fait valoir l’avocat, Eternit ne pouvait ignorer les terribles dangers de l’amiante dès 1964, quand les chercheurs ont établi que toute exposition, même minime à l’amiante, était cancérigène.
Eternit, en "intégriste de l’amiante", a poursuivi la production alors que certains de ses concurrents cherchaient des alternatives. L’entreprise a également mené un lobbying intense pour cacher les dangers de l’amiante.
Pour l’avocat, peu importe quand Mme Jonckheere aurait inhalé les quantités d’amiante qui lui seront fatales.
"La seule chose qui est certaine, c’est que l’exposition a cessé en 1991. Il n’y a aucune raison de croire que les dernières expositions n’ont pas été à l’origine de la maladie. Plus longue est l’exposition, plus grand est le risque de développer la maladie. Cela est dit clairement dans la littérature."
L’arrêt est attendu le 14 mars. 
Source : http://www.lalibre.be

lundi 2 janvier 2017

Le début du procès de l'amiante fixé le 3 janvier prochain

Les débats en appel dans le procès de l'amiante, qui oppose la famille Jonckheere à l'entreprise Eternit, débuteront le 3 janvier prochain à 9h00, devant la cour d'appel de Bruxelles, a informé l'Association Belge des Victimes de l'Amiante (Abeva). En première instance, en 2011, Eternit avait été condamnée à indemniser la famille Jonckheere, dont plusieurs membres sont décédés d'une infection grave, causée par l'amiante utilisée par l'entreprise.
La multinationale belge Eternit avait interjeté appel du jugement prononcé en 2011 par le tribunal civil de Bruxelles qui la condamnait dans l'affaire de l'amiante. La première audience en appel est désormais fixée. Elle aura lieu le 3 janvier prochain à 9h00, devant la cour d'appel de Bruxelles, chambre civile. Le 24 novembre 2011, le tribunal avait établi que l'entreprise avait minimisé ou caché les dangers de l'amiante alors qu'elle les connaissait. Elle avait été condamnée à indemniser la famille Jonckheere à hauteur de 250 000 euros.
Françoise Vannoorbeeck-Jonckheere avait intenté une action en justice contre Eternit après avoir été atteinte d'un mésothéliome. Cette infection avait été causée par l'amiante, utilisée par Eternit, entreprise située près de son domicile, à Kapelle-op-den-Bos. Elle était décédée en 2000. Son mari, Pierre Jonckheere, qui vivait près de l'entreprise mais y travaillait également, était décédé du même mal en 1987. Atteints eux aussi du mésothéliome, deux des cinq fils du couple étaient décédés en 2003 et en 2009. 
Source : https://www.rtbf.be

dimanche 22 mai 2016

Elouges: "Mon père, un ancien de Coverit, est mort à cause de l'amiante" clament les filles de Charles Thirion

Sur les 250 salariés qu’occupait l’usine Coverit à Harmignies, 135 - au moins - ont perdu la vie. Dont Charles Thirion, d’Elouges, décédé voici trois semaines. Aujourd’hui, ses filles veulent que leur père soit reconnu en tant que victime de l’amiante.
Coverit est cette usine en activité jusqu’en 1987 qui produisait des tôles ondulées à base d’amiante. Bien que fermée depuis bientôt 30 ans, cette usine est synonyme d’un malheur pour 135 familles de la région qui ont perdu un être cher, autrefois salarié chez Coverit.
C’est le cas de Charles Thirion, qui a travaillé près de 40 ans dans cette usine à Harmignies. L’homme est décédé à 80 ans voici trois semaines, emporté par un cancer des intestins. Christine et Brigitte veulent aujourd’hui rendre hommage à leur père en poursuivant le combat qu’il menait, à savoir être reconnu comme une victime de l’amiante. Christine, d’Elouges, raconte : « En 2007, papa s’est inquiété pour sa santé en voyant de nombreux collègues de Coverit partir… Les examens médicaux ont confirmé ses craintes, il était gravement malade. »
L’homme s’est éteint au CHR Saint-Joseph à Mons d’une pneumonie, a-t-on dit à la famille.
« Pour nous, il est mort d’un cancer, tué par l’amiante, poursuivent ses filles. Il a beaucoup souffert et a perdu 30 kilos. Un jour, une doctoresse nous a dit : je ne voudrais pas vous montrer les radios de votre papa. En fait, ses poumons étaient tout noirs. »
Depuis le décès de Charles, ses filles ont souhaité récupérer le dossier médical auprès de l’hôpital. Ce qui n’a pas été possible. Seul le médecin de famille pourra consulter – seulement consulter – le dossier.
« Papa est mort dans mes bras voici trois semaines, témoigne Christine. Avant de partir il m’a dit : j’espère que je serai reconnu comme une victime de l’amiante. C’était son combat et nous allons le poursuivre. » Une question de principe.
Source : http://www.laprovince.be/

lundi 18 avril 2016

La démolition de l'hôpital civil de Charleroi plus chère que prévu

Mauvaise nouvelle pour la démolition de l'ancien hôpital civil de Charleroi: ça coute plus cher que prévu. La somme totale à débourser approchera les cinq millions d'euros alors qu'un million et demi était prévu à l'origine. C'est une tuile pour le CPAS de Charleroi qui a récupéré le terrain et se charge des travaux.
Ce nouveau problème est dû à l'amiante que l’on a découvert dans les décombres de l'ancienne clinique.
Eric Massin, le président du CPAS de Charleroi, explique : " Lorsque l’on a fait le premier inventaire au niveau de l’hôpital, on a mis un poste en se disant qu’il devait certainement y avoir de l’amiante. Mais, les travaux avançant, l’inventaire destructif, le véritable inventaire de démolition, a révélé que le bâtiment était bourré d’amiante. Alors, pour les riverains et les anciens membres du personnel, ce n’est pas du tout dangereux puisque c’est de l’amiante qui se trouve dans des colles, dans des faux plafonds, etc. Mais, malheureusement, ça demande des précautions et ça demande d’être enlevé dans des conditions bien précises et ça demande à être mis en décharge. Avec tout ça, on arrive à un surcoût parce qu’il y a plus de gens qui doivent travailler, y a plus de matériel qui doit être mis en œuvre et le coût de la décharge n’est pas bon marché non plus. "
Certains investissements du Centre Public d’Action Sociale ont ainsi été reportés comme celui concernant une maison de repos par exemple.
Mais Eric Massin assure que les finances du CPAS ne sont pas menacées.
Source: http://www.rtbf.be/

Herstal: le chantier de démolition des forges de Zeebrugge fermé pour cause d'amiante


Le chantier de démolition des anciennes forges de Zeebrugge est à l'arrêt depuis mercredi matin, à la suite d'une décision du SPF Emploi, a appris l'agence Belga à bonnes sources.

Selon les inspecteurs intervenus sur place, les conditions du bien-être au travail n'étaient pas remplies. Des plaintes ont été formulées afin de vérifier que de l'amiante ne circulait pas dans l'air.

Des captages d'air ont été effectués au sein d'entreprises proches afin de confirmer que les anciennes forges de Zeebrugge, qui contenaient de l'amiante, avaient bien fait l'objet d'un traitement ad hoc avant que la démolition des bâtiments proprement dite ne soit opérée. Les résultats sont encore attendus jeudi en fin de journée.

Selon certains riverains, les travailleurs présents sur le chantier ont emballé des débris dans des bâches avant de faire évacuer les conteneurs destinés à réceptionner ces débris. L'intervention des services du SPF a finalement débouché sur la pause de scellés sur ce chantier.

Du côté de BMB, promoteur belgo-luxembourgeois, on reconnait la présence d'amiante et on confirme avoir pris les dispositions nécessaires afin de la faire enlever via des sociétés spécialisées, après analyse par des bureaux agréés par la Région wallonne.

Le site devrait rouvrir d'ici une dizaine de jours, selon BMB. Le promoteur compte réaliser un projet s'étendant sur plus de 4500 m² et destiné à accueillir des commerces, un parking d'une centaine de places et des appartements au-dessus des magasins. Quelque 100 millions d'euros seront investis.
Source : http://www.rtbf.be/

lundi 24 août 2015

Extension des indemnités en faveur des victimes de l'amiante

Dès le 1er avril 2014, en prévoyant une extension financière pour l'aide d'une autre personne et le remboursement des soins de santé prodigués aux victimes environnementales, le bénéficiaire du Fonds amiante et celui du Fonds des maladies professionnelles en ce qui concerne l'intervention pour les soins et l'aide d'une autre personne, sera sur un même pied d'égalité.
La victime environnementale et l'indépendant pourront bénéficier de l'intervention d'une autre personne pour leur prise en charge : 1559,38 euros par mois pour une aide à temps plein (779,69 euros, à mi-temps). De plus, ils pourront prétendre à un remboursement de la partie non remboursable de soins. Pour ce faire, ces montants ne devront pas déjà être versés une première fois dans le cadre d'une maladie professionnelle. Le Fonds amiante remboursera la quote-part du coût des soins qui seront en rapport avec la maladie et qui, conformément à l'assurance obligatoire soins de santé et indemnités et après l'intervention accordée sur la base de cette dernière, sera à charge de la personne atteinte de cette maladie. Néanmoins, elle ne devra pas bénéficier du remboursement des soins pour la même affection en vertu des lois relatives à la prévention des dommages résultant des maladies professionnelles et à la réparation des dommages résultant de celles-ci, ou de la loi sur la prévention ou la réparation des dommages résultant des accidents du travail, des accidents survenus sur le chemin du travail et des maladies professionnelles dans le public. (Belga)

mercredi 19 août 2015

100 tonnes d'amiante enterrées dans un jardin près de la frontière belge

C'est un particulier qui a découvert l'amiante sous terre dans son jardin, à Feignies en France près de Maubeuge. L'homme est en conflit juridique avec l'ancien propriétaire de sa maison depuis trois ans. Malgré plusieurs expertises et de nombreuses démarches, rien n'a bougé...
En 2012, deux ans après avoir acheté cette ancienne ferme, Ludovic Miot découvre de l'amiante enfouie dans son jardin en voulant creuser un étang. "D'après les sondages, on a environ 30 mètres de long et plus ou moins 10 mètres de large, explique Ludovic Miot. L'amiante est enterrée à environ 1,70 mètres sous terre. Les experts ont évalué à 100 tonnes, mais bon, ce serait la surprise quand ils vont déterrer un jour, j'espère...".
Des animaux morts
Concernant le risque que représente cette amiante, les experts affirment qu'elle n'est pas dangereuse tant qu'elle est ensevelie. Ludovic Miot a cependant constaté la mort de plusieurs de ses animaux : "J'avais à peu près 400 canards et oies d'ornement. Tous les mois, nous découvrions à peu près dix bêtes mortes, voire plus. Mon poney mettait bas tous les ans. Soit le petit était handicapé, nous devions le faire piquer par le vétérinaire. Soit il était mort à la naissance. Et la maman est morte aussi peu de temps après". Reste à savoir si cela est lié, ou non, à la présence d'amiante dans la propriété.
Suite à cette découverte, Ludovic Miot a porté plainte contre l'ancien propriétaire qui aurait dû l'avertir de la présence de cette amiante. C'est suite à cette plainte que deux expertises ont été réalisées. Elles ont prouvé que l'amiante avait été enfouie entre 1995 et 2005, soit bien avant que Ludovic Miot ne s'installe à Feignies. Malgré cela, la Justice demande une troisième expertise. Mais Ludovic Miot n'en a plus les moyens: "Aujourd'hui, entre les frais de justice, les frais d'avocat et les frais d'expertise, on tombe dans un gouffre financier. Là, j'ai dépensé pas loin de 90 000 euros". En attendant, l'amiante est toujours ensevelie dans son jardin. Le désamiantage est estimé à près de 500 000 euros... C'est beaucoup trop pour le propriétaire.
Un terrain privé
Ludovic Miot a voulu obtenir l'aide des autorités locales et s'est tourné vers la Mairie de Feignies. "Quand je parle de l'amiante à Madame le maire, ou même à l'ancien maire, ils m'ont répondu que c'était dans un domaine privé, et qu'ils n'en avaient rien à faire", explique le propriétaire de la ferme. Nous avons contacté la Maire de Feignies, elle n'a pas voulu répondre à nos questions. Nous avons également contacté les bourgmestres de Quévy et des Honnelles qui ont répondu ne pas avoir connaissance du dossier. Ludovic Miot se dit victime d'un acharnement: il dit recevoir des menaces de mort anonymes pour l'encourager à laisser tomber l'affaire.
Et en Belgique ?
Que faut-il faire si vous retrouvez de l'amiante sur un terrain privé en Belgique ? Il y a deux solutions. Soit c'est de l'amiante solide, comme les ardoises en Eternit. Dans ce cas là, vous pouvez évacuer l'amiante vous-même. Vous la récoltez dans ce qu'on appelle des big bacs. Il s'agit de bacs spécialement conçus pour l'amiante que vous transportez vers un parc à containers prévu pour récolter de l'amiante. Autre solution : vous faites appel à une société spécialisée dans le désamiantage. C'est le cas lorsqu'il s'agit d'amiante libre et volatile, comme celle qui entoure les tuyaux de chauffage. Dans ce cas là, le budget du désamiantage est souvent nettement plus élevé.
Source : https://www.rtbf.be

Les déchets d'amiante étant interdits en décharge, ce genre de pratique tend à se répandre.
Quand à au déterrement des déchets type ardoises ou plaques de couverture ETERNIT, il ne comporte que peu de risque si les déchets sont mouillés. S'ils sont secs, c'est fortement déconseillé, l'amiante est extrêmement volatil. En ce qui concerne la propagation des fibrilles d'amiante dans l'eau, et son impact sur la faune, aucune étude scientifique n'a été menée, et pour cause : à une époque de très nombreux vins étaient filtrés avec des filtres en amiante....

lundi 17 août 2015

Une filiale d'Etex Group Belgique doit dédommager un employé atteint d'un cancer

L'entreprise chilienne Pizarreño, filiale d'Etex Group Belgique, a été condamnée début avril à verser 55 millions de pesos (environ 72.000 euros) de dédommagement à l'un de ses anciens employés atteint d'un cancer dû à une exposition prolongée à l'amiante, rapportent plusieurs médias chiliens. Le plaignant, âgé de 55 ans, souffre d'une forme virulente de cancer appelée "mésothéliome pleural" qui se développe principalement à la suite de l'inhalation de fibre d'amiante. Le tribunal du travail de Santiago a estimé que l'entreprise Pizarreño n'avait pas satisfait, de manière efficace, à l'obligation de prévention et de protection de son ancien employé contre les risques liés à l'exposition à l'amiante. L'association chilienne "Unidos contra el asbesto" (Unis contre l'amiante) s'est réjouie de cette décision. Selon son porte-parole, Adrián Prieto, Pizarreño est responsable de la mort de 300 personnes qui habitaient à proximité des usines de l'entreprise à Maipú (en région métropolitaine de Santiago) et 150 à San Pedro de la Paz (sud-ouest du Chili). Le groupe Etex est la société-mère d'Eternit, spécialisée dans les matériaux de construction. Le groupe, dont le siège se trouve à Bruxelles, compte 116 filiales dans 44 pays, dont la société Pizarreño au Chili, et emploie 17.000 personnes. Eternit fait l'objet de poursuites dans divers pays, notamment en Belgique. (Belga)

dimanche 10 août 2014

Charleroi : la démolition de l'ancienne résidence Apollo a commencé

Même si la première étape qui vient de démarrer est plutôt timide, la démolition de l’immeuble Apollo a commencé aux confins de Charleroi Nord. De l'amiante a été trouvé et cette découverte a provoqué du retard dans le lancement de la démolition.
Il y a plus d’un an que les derniers locataires ont quitté les lieux. Le building de près de 200 logements sociaux va donc disparaitre dans les mois à venir. Mais, avant cela, pour des questions de santé publique, l’opération de désamiantage est un passage obligé avant tous travaux. Elle durera 300 jours. Ensuite, il y aura la démolition du bâtiment de treize étages qui commencera en avril 2015. Et puis, il y aura la construction d’un ensemble de 180 logements dont le début est prévu pour 2016.
D’ici la fin de l’année 2017, le quartier aura totalement changé de visage avec un cadre plus agréable à vivre et l’arrivée des premiers locataires.
Le budget total des travaux atteindra finalement les 900 000 euros dont 300 000 non prévus initialement à cause du désamiantage. Pour parvenir à ce financement, la vente de petites maisons de la Sambrienne à leurs locataires actuels est une solution envisagée parmi d’autres.
François Németh, Daniel Barbieux

lundi 28 juin 2010

Alerte à l'amiante à la piscine Hélios de Charleroi


Des taux d'amiante trois fois supérieurs à ceux attendus viennent d'être découverts à la piscine Hélios de Charleroi, rapportent vendredi l'édition Basse-Sambre et Entre-Sambre-Et-Meuse de L'Avenir et La Nouvelle Gazette.
"Nous avons découvert des fibres toxiques d'amiante dans des garnitures d'isolation de plafonds que nous avons décidé de démonter complètement", explique l'échevin des Travaux de Charleroi Paul Ficheroulle. En 2003, un inventaire réalisé par une firme privée avait révélé une présence mineure d'amiante, précise la Nouvelle Gazette.
Selon L'Avenir, l'amiante a également été trouvée en dessous de revêtements de sols, dans les colles ayant servi à la pose des vinyles. Au départ, la Ville ne souhaitait remplacer ces vinyles que de façon partielle mais après la découverte d'amiante, elle a pris la décision de tout enlever. Le coût atteindra les 300.000 euros, selon l'Avenir.
En ce qui concerne le chantier intérieur, il est envisagé de soumettre tous les agents communaux qui l'ont fréquenté à une analyse afin de déceler d'éventuelles contaminations.
Cette présence d'amiante risque de retarder le chantier de la piscine qui est fermée au public depuis le printemps 2007.

Cancer de l'amiante: "Si je peux guérir, c'est incroyable!"

Le cancer de l'amiante a fait partie des maladies ignorées trop longtemps. Depuis 5 ans, le Télévie finance un projet de recherche, grâce auquel des avancées considérables ont été faites. Lily, atteinte de cette maladie, témoigne au micro de RTL-TVi.
Ce samedi 24 avril aura lieu la grande soirée du Télévie, organisée pour récolter un maximum de dons pour lutter, ensemble, contre la maladie du cancer. Les dons que vous verserez permettront aux scientifiques de poursuivre la recherche, ce qui est capital. En effet, certaines maladies sont trop longtemps ignorées, et causent de nombreux décès. C’est le cas du cancer de l’amiante, étudié depuis près de 5 ans par des chercheurs du FNRS. Grâce au Télévie, leurs études ont engendrés des découvertes édifiantes, qui donnent bon espoir pour les malades en rechute
133 travailleurs décèdentUne équipe de RTL-TVi a rencontré des travailleurs qui ont fait toute leur carrière dans une usine d’amiante. Ils ont travaillé pendant 30 ans au contact de l’amiante, produit extrêmement dangereux. Aujourd’hui, plus de la moitié du personnel est morte : 133 travailleurs ont perdu la vie. "On savait et on a laissé des personnes travailler dans l’amiante sans les protéger", explique Vivian Lescot, un ancien travailleur de Coverit.Lily espère guérir, grâce aux découvertes
La maladie se déclare 30 à 40 ans après l’exposition à l’amiante. Il y a 2 ans et demi, Lily a découvert qu'elle en souffrait. Elle subit alors des séances de chimio, mais aujourd'hui, elle fait une récidive. "Si, je croise les doigts, je peux guérir, c’est incroyable. J’ouvre une porte à beaucoup de personnes", espère-t-elle.Le Télévie finance depuis 5 ans un laboratoire de recherches à propos du cancer de l’amiante, où les mécanismes du cancer sont étudiés. Des outils innovants ont été développés pour lutter contre les maladies de l’amiante, et ce, grâce à votre générosité.

lundi 21 décembre 2009

Un procès au pénal pour empoisonnement à l’amiante

Le parquet aurait décidé de poursuivre un entrepreneur, un agent immobilier et une Sprl pour empoisonnement ayant entraîné une maladie non curable. D’après la DH, quatre tonnes d’amiante ont été retirées par des ouvriers roumains ayant travaillé à mains nues et tenus dans l'ignorance des risques qu'ils couraient.
Selon le journal La Dernière Heure, le parquet de Bruxelles aurait inculpé un entrepreneur, un agent immobilier et une société (comme personne morale) pour empoisonnement. Tous trois originaires de Tournai, ils auraient fait retirer quatre tonnes d’amiante à mains nues par des ouvriers simplement munis de “grattoirs et de Kärcher”, en 2007, sur un chantier de démolition, en Région bruxelloise.
Une première en Belgique, d'après Eco-Fin
Il s’agissait du chantier de réhabilitation de l’école de médecine vétérinaire de Cureghem, à Anderlecht. Les inculpés pourraient déjà comparaître devant le tribunal correctionnel de Bruxelles en mai 2010, selon le substitut Patrick Carolus, chef de la section Eco-Fin, cité par le journal. Il parle d’une première en Belgique.
Des Roumains tenus dans l’ignorance des risques
Toujours selon le parquet, les six ouvriers de chantier, six Roumains, tenus dans l’ignorance des risques, ont subi une exposition massive à des fibres d’amiante. Des examens médicaux ont confirmé les risques avérés de mésothéliome (forme rare et virulente de cancer, écrit le quotidien) avant six ans.En outre, le parquet poursuit l’entrepreneur, l’agent immobilier et la sprl pour absence de permis d’environnement et infraction à la réglementation sur la gestion des déchets dangereux.

lundi 1 juin 2009

Malines: 30 000 tonnes de déchets pollués à l'amiante

Les entreprises Siemens et Tessenderlo Chemie se retrouvent avec 30 000 tonnes de déchets de construction recyclés contenant de l'amiante. Le parquet de Malines a ouvert une information judiciaire, écrit dimanche Het Nieuwsblad op zondag.
Les déchets sont entreposés depuis des semaines sur les terrains de Tessenderlo Chemie. Ils étaient recyclés en vue de servir à la construction d'une nouvelle centrale électrique par Siemens. On ignore que faire des déchets tant que l'ampleur et de la pollution et la responsabilité de cette décharge de déchets ne sont pas établies. Entre-temps, le sol où sont entreposés ces déchets doit resté constamment mouillé pour éviter que les particules d'amiante ne s'étendent.
Des sources au sein des deux entreprises ont confirmé la pollution dans le quotidien flamand. Les déchets auraient été livrés par la société DD-Recycling de Puurs, une division du groupe De Dijcker. "Cette pollution a dû nous échapper", a réagi le responsable de l'entreprise.

jeudi 5 février 2009

Incroyable! Sans protection, ils se débarassent de 4 tonnes d'amiante en plein Bruxelles

Quatre tonnes d'amiante ont été évacuées sans protection par au moins cinq ouvriers d'un bâtiment industriel en chantier situé dans un parc de bureaux à Anderlecht.
Apparemment, ils auraient agi sous ordre de leurs patrons qui souhaitaient se débarasser de l'amiante jugé trop encombrant et dérangeant.
Les chefs de chantier, deux entrepreneurs de la région de Tournai, ont été interpellés par la Police Fédérale et déférés mercredi au parquet de Bruxelles.
Les faits avaient été rapportés au parquet de Bruxelles en juin dernier par un responsable de la sécurité du chantier. L'amiante a été retrouvé sur un collecteur de déchets de la Région bruxelloise, a indiqué mercredi le parquet. Il semblerait que le gérant de ce collecteur ne soit pas impliqué dans la disparition de l'amiante.
Les deux suspects, qui sont considérés comme les commanditaires de l'opération visant à faire évacuer l'amiante, étaient chargés de superviser les travaux. L'un des deux est passé aux aveux. Le gain qui était escompté par les commanditaires est estimé entre 100.000 et 200.000 euros, selon le parquet.
L'enlèvement des quatre tonnes de la matière cancérigène d'un bâtiment en rénovation s'est fait sans aucune autorisation environnementale et sans protection pour les ouvriers.
L'an dernier, plusieurs bâtiments industriels ont été rénovés à Anderlecht. Dans la majorité des cas, les travaux se sont déroulés suivant les règles mais dans un bâtiment, les entrepreneurs ont laissé les ouvriers retirer de l'amiante sans avertir le personnel du risque qu'il courait.
"Les suspects risquent jusqu'à un an de prison et une amende pouvant atteindre 500.000 euros. S'il s'avère qu'une logique économique prévalait et que le but était d'épargner de l'argent, des peines très lourdes vont être requises", avait déclaré vers la mi-août le magistrat en charge du dossier, Patrick Carolus.
L'amiante était utilisé dans les années 70 comme isolant et matériau anti-feu notamment. Or, cette matière a des répercussions néfastes sur la santé et son utilisation est totalement interdite depuis 2005.
Source : http://www.rtlinfo.be/

De l'amiante dans les poumons, un pompier attaque la Région bruxelloise

Un pompier bruxellois, Francis Impatient, va lancer une action en justice en septembre parce qu'il n'accepte pas que sa direction et l'autorité de tutelle ne se bougent pas pour défendre et protéger les pompiers bruxellois des risques liés à l'exposition d'amiante, apprend-on dans La Dernière Heure/Les Sports.
Des taches ont été décelées sur ses poumons et celles-ci seraient dues à une exposition prolongée de son corps à de l'amiante. Il reproche à la direction de n'avoir pris aucune initiative pour mener un cadastre des casernes bruxelloises sur la présence ou non d'amiante. Selon lui, le poste Cité administrative, où il évoluait, est rempli d'amiante.
Source : http://www.rtlinfo.be/

Les victimes recherchées par le parquet

Le parquet de Bruxelles est à la recherche d'au moins un ouvrier qui a aidé à retirer de l'amiante sur un chantier à Anderlecht en juin 2007.L'homme serait le chef d'équipe des ouvriers qui ont enlevé quatre tonnes de cette matière cancérigène d'un bâtiment en rénovation. Le travail s'est fait sans aucune autorisation environnementale et sans protection pour les ouvriers. Selon le parquet, il s'agirait du plus important dossier lié à l'amiante auquel ils ont été confrontés.L'an dernier, plusieurs bâtiments industriels ont été rénovés à Anderlecht. Dans la majorité des cas, les travaux se sont déroulés suivant les règles mais dans un bâtiment, l'entrepreneur a laissé les ouvriers retirer de l'amiante sans avertir le personnel, sans protection et sans autorisation environnementale. L'amiante a également été transportée de manière illégale mais on ignore où elle a été conduite."L'institut belge pour la gestion de l'environnement (IBGE) a été informé par le témoignage anonyme d'un responsable de la sécurité. Après un an d'enquête, nous avons déjà pu retrouver cinq ouvriers, mais nous sommes à la recherche d'au moins un autre homme, le chef d'équipe", explique Patrick Carolus, magistrat spécialisé en environnement au parquet de Bruxelles.La recherche est difficile car les ouvriers proviennent d'Europe de l'est et ont depuis lors quitté le pays. Cependant, il est important qu'ils soient retrouvés. "Ce chef d'équipe pourra sans doute nous expliquer comment se sont déroulés les travaux. Qui a donné l'ordre de retirer l'amiante? Est-ce que l'équipe savait de quels matériaux il s'agissait? Ce sont des questions auxquelles nous aimerons trouver une réponse. De plus, tous les ouvriers doivent subir rapidement une série d'examens pour savoir ce qu'il en est de leur santé".Les cinq ouvriers qui ont déjà été identifiés ne savaient pas qu'ils étaient en contact avec une matière cancérigène. Entre-temps, la police fédérale de Bruxelles et l'IBGE mènent une enquête sur ces faits. L'entrepreneur et le propriétaire du bâtiment collaborent pour l'instant à l'enquête mais ils rejettent toute responsabilité. L'entrepreneur risque des peines sévères si sa responsabilité est prouvée. "Il risque jusqu'à un an de prison et une amende pouvant atteindre 500.000 euros. Si il s'avère qu'une logique économique prévalait et que le but était d'épargner de l'argent, des peines très lourdes vont être requises", dit encore le magistrat.Selon lui, il s'agit du plus important dossier lié à l'amiante jamais traité par le parquet. "Ces dernières années, nous avons été confrontés à une dizaine de dossiers amiante et dans la plupart des cas il s'agissait d'infractions aux normes sur les permis environnementaux. Nous n'avons jamais vu un tel dossier, où une aussi grande quantité d'amiante a été retirée de cette manière". Le dossier pourrait aboutir devant le tribunal correctionnel fin 2008. (belga)
Source : http://www.7sur7.be/7s7/fr

Enquête sur un gros scandale d'amiante

La justice bruxelloise enquête sur un cas important de scandale d' amiante. Pas moins de 4 tonnes d'amiante illégales ont été évacuées d'un bâtiment industriel à Anderlecht. Environ cinq ouvriers originaires d'Europe de l'Est et travaillant dans la construction auraient été, à leur insu, confrontés à ces fibres d'amiante, a indiqué le magistrat du parquet, Patrick Carolus, dans le quotidien De Tijd de jeudi. Les victimes doivent être soignées mais seuls deux ouvriers ont été retrouvés.On ignore encore où sont arrivés les containers de 4 tonnes d'amiante. "Les containers n'ont pas encore été retrouvés mais il est tout à fait probable que les déchets aient déjà été déversés", sans doute à l'étranger, selon Patrick Carolus, magistrat spécialisé en environnement au parquet de Bruxelles.A ce stade de l'enquête, le parquet ne veut pas préciser l'endroit exact où se trouvaient les containers. Il indique seulement que le bâtiment en question fait partie d'un parc de bureaux d'Anderlecht.Les faits n'auraient probablement jamais été connus si un responsable sécurité n'avait pas signalé des pratiques suspectes auprès de l'Institut bruxellois pour la gestion de l'environnement. Celles-ci ont été rapportées au parquet en juin 2007.Le parquet bruxellois a désormais élaboré un plan d'actions pour mieux coordonner les efforts des administrations environnementales, des services de police et du parquet. (belga/7sur7)
Source : http://www.7sur7.be/

mercredi 4 février 2009

Belgique Le Fonds amiante doit encore traiter 799 dossiers

Le fonds amiante, qui indemnise les malades contaminés par cette matière, doit encore traiter 799 dossiers. Jusqu'à présent, il a pris 602 décisions, dont 24 étaient négatives.

Face à ces chiffres, la ministre de la Santé, Laurette Onkelinx, souhaite que les délais d'examen des dossiers soient raccourcis, selon un article à paraître jeudi dans le magazine médical De Huisarts. Le fonds existe depuis le 1er avril 2007.

Sur les 799 dossiers en souffrance, 479 n'attendent plus qu'un avis médical et 282 n'ont pas encore été complètement examinés. Enfin, il ne manque plus qu'un feu vert administratif pour 38 dossiers. Ces chiffres sont issus d'une réponse à une question parlementaire de Louis Ide (N-VA).

Par ailleurs, le principal motif de refus d'intervention réside dans le fait que les requérants ne souffrent pas d'une maladie prise en compte par le fonds. L'indemnité versée s'élève à 1.500 euros par mois.
Source : http://www.7sur7.be/7s7/f

lundi 2 février 2009

Sept nouveaux décès sur un an parmi les anciens ouvriers de Coverit

Une quinzaine de personnes, dont plusieurs anciens travailleurs de l'usine Coverit, ont participé samedi à la commémoration des victimes de l'amiante devant la stèle posée l'an dernier au cimetière d'Harmignies (Mons).
"Une cinquantaine de malades ont dû se désister, notamment Michel Verniers, l'un des fondateurs de notre collectif", précise Éric Caudron, responsable du collectif "amiante-produits dangereux" de la CSC. Selon le syndicaliste, le nombre d'anciens travailleurs de Coverit décédés de tumeurs liées à l'asbeste (mésothéliome, essentiellement) est passé en un an de 135 à 142, sur un total d'environ 260 anciens. Fermée en 1987, l'entreprise Coverit produisait à Harmignies des plaques de marque Eternit à base d'amiante-ciment, un produit interdit seulement en 1998. Le collectif de la CSC, fondé en 2003, milite à présent pour l'interdiction totale des fibres céramiques réfractaires (FCR), considérées par les instances européennes comme "potentiellement cancérogènes".Source : http://www.levif.be/