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lundi 18 avril 2016

Alpes de Haute-Provence : les victimes de l’amiante devant le tribunal de Digne

Plus de 250 personnes, de sept associations de défense des victimes de l'amiante en région PACA, étaient rassemblées devant le tribunal de Digne-les-Bains ce mardi matin.
Plus de 250 personnes, de sept associations de défense des victimes de l'amiante en région PACA, rassemblées devant le tribunal de Digne-les-Bains ce mardi matin. Objectif : soutenir les dossiers de 12 d'entre-eux à l'audience du TASS, le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale, sur le problème de reconnaissance de maladies professionnelles à cause de l'amiante.
Selon le CAPER 04, le Comité Amiante Prévenir et Réparer, depuis la création de l'association en 2000, on déplore 80 décès dans le département. "Arkéma, lorsqu’ils nous disent qu’ils ne savaient pas qu’il y avait de l’amiante, c’est un scandale", regrette sur Alpes 1 René Villard, président du CAPER 04. "Par rapport à l’État, je suis scandalisé qu’à un moment donné on n’ait pas trouvé une solution pour que le problème de l’amiante soit réglé une bonne fois pour toute et qu’une Cour d’Appel, selon où elle se trouve, ait une attitude et selon où elle est, elle en ait une autre. Les salariés ont été exposés de la même façon, c’est inacceptable", poursuit-il. Pour rappel, alors que le Conseil des Prud’hommes de Digne les Bains avait condamné le groupe chimique à verser aux anciens salariés 8.000 euros d’indemnités pour avoir été exposés à l’amiante, la Cour d’Appel d’Aix en Provence était revenue sur cette décision. Plusieurs centaines de retraités devaient donc rendre une partie des indemnités reçues. Une « justice à deux vitesses » souvent dénoncée par le CAPER 04, alors que d’autres salariés du groupe en France ont reçu les mêmes indemnités, sans être condamnés par la suite à devoir en rendre une partie.

D'après Julie Andrieu, avocate du CAPER 04, le délibéré du jugement devrait être connu d'ici deux mois.
Source : http://alpesdusud.alpes1.com/

lundi 22 février 2016

Amiante Une nouvelle expertise demandée par le pôle de santé publique

La perspective d’un procès pénal de l’amiante en 2016, pour les victimes dont les premières plaintes datent de 1996, s’éloigne encore.
La perspective d’un procès pénal de l’amiante en 2016, pour les victimes dont les premières plaintes datent de 1996, s’éloigne encore. Les magistrats instructeurs du pôle de santé publique, qui regroupe les affaires amiante les plus emblématiques (Eternit, Jussieu, la tour Montparnasse, Condé-sur-Noireau, la Normed), ont demandé fin janvier une nouvelle expertise, a révélé l’AFP. Un collège d’experts doit répondre d’ici le 30 septembre à une série de questions sur la responsabilité de l’amiante dans le développement de pathologies. D’après Jean-Paul Teissonnière, l’un des avocats des victimes, seules des expertises individuelles avaient été menées jusqu’à présent, et ce serait la première expertise générale, mais beaucoup de travaux scientifiques sur ces questions ont déjà été versés au dossier. « Les victimes espéraient un grand procès Eternit en 2016. Leurs espoirs sont encore une fois douchés », a déploré son associée, Me Sylvie Topaloff.
Source :http://www.humanite.fr/

samedi 19 septembre 2009

Amiante : Une délégation corse reçue par la mission parlementaire


À l'initiative du député Gandolfi-Scheit, des victimes directes ou indirectes de l'amiante vont être reçues demain matin par la mission parlementaire d'information.
Coïncidence. Alors qu'une réunion de chantier doit demain préparer les travaux de sécurisation et de stabilisation de l'ancienne carrière de Canari qui débuteront le mois prochain, une délégation corse sera reçue le même jour dans les bureaux de l'Assemblée nationale à Paris par la mission parlementaire d'information sur la prise en charge des victimes de l'amiante. Cette délégation d'une demi-douzaine de personnes, constituée à l'initiative du député de la première circonscription de Haute-Corse Sauveur Gandolfi-Scheit, comprend des victimes directes ou indirectes de l'amiante ainsi que des élus municipaux de Canari et d'Ogliastro.
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Lors de cette table ronde entièrement dédiée à la Corse, ces personnes seront amenées à livrer leurs témoignages et à donner leur avis sur les informations concernant la prise en charge, le suivi médical, le système d'indemnisation géré par le Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA) et le délai de traitement, les éventuelles réformes à mener.
C'est la première fois que des victimes sont entendues par cette mission qui travaille sur les effets de l'exploitation industrielle de l'amiante.
Parcours du combattant
Membre de cette délégation, Marcel Spampani expliquera le parcours de combattant qu'il a mené pour obtenir la reconnaissance de maladie professionnelle de son beau-père, René Giusti, mort en 1965, à l'âge de 55 ans, des suites d'une asbestose laissant une veuve et quatre enfants en bas âge. « Il avait travaillé dix ans dans la mine de Canari. Je suis parti de zéro. Tant d'années après, l'hôpital de Bastia n'avait plus de dossier à son nom mais j'ai pu avoir accès à des radiographies décelant la présence d'amiante dans ses poumons. J'ai également recueilli des témoignages de personnes qui l'ont côtoyé et qui disent qu'il est « mort étouffé par l'amiante. »
« Sans jamais baisser les bras, j'ai pu, avec l'aide de l'Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante (ANDEVA) et notamment de Monique Nowak, responsable de l'ARDEVA Sud-est, constituer un dossier. » Après quatre années de démarche, Marcel Spampani a réussi à obtenir en 2007 de l'Assurance-maladie la reconnaissance de maladie professionnelle. À Paris, il sera avec les autres, le porte-voix des quelque trois cents Corses (en moyenne) qui ont travaillé dans cette carrière d'amiante, la plus importante d'Europe, qui a fonctionné de 1930 à 1965.
Trop d'inégalités dans la prise en charge
Présidée par Patrick Roy, cette mission parlementaire, afin d'améliorer le système, s'intéresse plus spécifiquement aux personnes ne bénéficiant pas encore des dispositifs d'indemnisation existants. Elle se justifie également par les progrès de la recherche scientifique qui permettent de mieux cerner le rôle de l'exposition à l'amiante dans l'apparition de certaines pathologies ainsi que par la présence du très grand nombre d'inégalités dans la prise en charge et l'indemnisation des malades.
« Le parlement franchit une étape dans la mesure où il y a une prise de conscience globale de cette problématique, » observe Sauveur Gandolfi-Scheit qui est membre de cette mission et avait, en février 2009, posé le débat concernant la Corse dans l'hémicycle du palais Bourbon.
Car au-delà de l'analyse du risque industriel, se pose également la question de l'amiante présent dans les affleurements de roches.
Le député avait demandé au secrétaire d'État chargée de l'écologie, Chantal Jouanno, les mesures qu'entendait prendre le gouvernement pour « mieux protéger les Français contre les effets cancérigènes de l'amiante et plus spécifiquement pour réduire l'exposition des habitants de la Haute-Corse à l'amiante environnemental » qui est présent dans le sol de 132 communes insulaires.
Chantal Jouanno avait notamment indiqué « le renforcement d'une campagne de mesure de cette exposition » en Haute-Corse, département « particulièrement concerné » par cette problématique. Campagne dont elle souhaitait « une généralisation à l'ensemble du territoire national », l'amiante présentant selon elle « un risque sanitaire majeur qui pourrait causer plus de 100 000 décès à l'horizon 2025. »
À noter également qu'est attendue à ce sujet, la remise - elle devrait intervenir prochainement - du rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (AFSET) sur l'amiante environnemental en Corse.

jeudi 26 mars 2009

Dunkerque : reprise des marches des "veuves de l'amiante"


Les marches des "veuves de l'amiante" vont reprendre à Dunkerque le mardi 14 avril, comme l'a décidé cet après-midi le conseil d'administration de l'Association régionale de défense des victimes de l'amiante (ARDEVA).
Veuves, malades, élus, syndicalistes, magistrats, simples citoyens sont invités à tourner en silence autour du palais de justice de Dunkerque une fois par mois jusqu'à la fin de l'année. Les manifestants vont protester contre l'éventuelle suppression du juge d'instruction ce qui, selon eux, reviendrait à "mettre à la poubelle" les plaintes pour homicides et blessures involontaires que des malades et des associations ont déposées.
Ces marches vont suivre le même modèle que les quatorze qui ont eu lieu entre décembre 2004 et janvier 2006.

samedi 21 mars 2009

Le Médiateur de la République dresse un constat sévère sur les relations administration-administrés :

35 024 : c'est le nombre de dossiers traités par le Médiateur de la République en 2008, un niveau sensiblement équivalent à celui de 2007. Le taux de réussite des médiations est de 84 %, contre 83 % l'année précédente. Dans son rapport annuel, Jean-Paul Delevoye pointe particulièrement du doigt, avec de nombreux exemples concrets, le "manque d'information" et la faible "qualité de l'accueil" des administrations françaises. Sur ce point, les services du Médiateur "ne peuvent que constater, trop souvent, une réelle distorsion entre les déclarations d'intention et la réalité". Ce rapport fait également le point sur les préoccupations actuelles du Médiateur, notamment le "malendettement" et les procédures d'accompagnement des personnes surendettées, les "réajustements nécessaires" à la politique du handicap, ses propositions en matière de retraite dont "aucune n'a trouvé d'écho auprès des autorités publiques" à l'occasion du "rendez-vous 2008", ou encore l'indemnisation et le suivi social des victimes de l'amiante.

vendredi 6 février 2009

Toulon

Mourillon : le combat d'une « veuve de l'amiante »
La veuve d'un ancien ouvrier de l'Arsenal remue ciel et terre depuis quelques jours pour ne pas avoir à abandonner son appartement du Mourillon à Toulon où elle a vécu 25 ans en compagnie de son défunt époux. Pourtant, le ministère de la Défense réclame le bien.
C'est par un courrier tout simple que Suzette Wecker, une retraitée toulonnaise, a appris, le 3 novembre dernier, qu'elle devait libérer les lieux.
« Cet appartement de la cité Mireille était réservé par le ministère de la défense auprès de Toulon-Habitat au personnel en activité.
Or, son mari était décédé. Il lui fallait donc partir au plus vite. Sauf que sa veuve n'a jamais travaillé et que son mari est mort du fait même de son activité à l'arsenal ! », explique l'avocat de la famille, Olivier Ferri.
« C'est moralement insupportable ! »
Patrick Wecker faisait effectivement partie du personnel civil de la Défense et était ouvrier d'Etat. A ce titre, M. Wecker a été au contact de l'amiante pendant des années. En 2005, il a été victime d'une forme violente du cancer des poumons et est décédé deux ans plus tard. « Il est mort à 59 ans, après avoir enduré d'atroces souffrances. Cet homme n'a même pas pu profiter de sa retraite. Et aujourd'hui, on vient enlever à sa famille le logement dans lequel ils avaient vécu ensemble et où leurs deux enfants sont nés », dénonce Me Ferri. « C'est particulièrement injuste et nous trouvons cela moralement insupportable. D'autant que cet homme est mort du fait même de son activité pour la Défense. Ce sont les mêmes qui viennent aujourd'hui demander des comptes à sa veuve ».
Il est vrai qu'à Paris, le ministère a appliqué à la lettre une circulaire tout à fait légale, mais qui ne tient pas compte des cas particuliers, souvent douloureux comme ceux rencontrés dans notre département.
Rappelons que des milliers d'anciens employés des chantiers navals de La Seyne ou de Toulon attendent toujours d'être indemnisés pour avoir été « contaminés à l'amiante pendant des années ». La justice toulonnaise est débordée par les demandes mais traite les dossiers avec attention.
Toulon, La Seyne : le fléau des chantiers
« Après les maris, ce sont leurs femmes qui doivent supporter un nouveau cauchemar », plaide l'avocat qui a pris attache auprès des autorités. Sans résultat pour l'instant.
Plus localement, Toulon-Habitat qui gère les dossiers a promis d'examiner l'affaire de près pour éviter toute expulsion hâtive. En attendant, le compte à rebours est commencé pour Suzette Wecker qui craint de quitter son logement dans les semaines qui viennent. « Ses revenus sont minimes et elle ne pourrait trouver une autre habitation qu'elle affectionne ».
Le cas de la famille Wecker ressemble un peu à celui de milliers d'autres, touchées de plein fouet par le fléau de l'amiante. « Combien d'hommes partis à la cinquantaine qui ont passé une vie de travail en avalant cette saleté tous les jours dans les chantiers ? », rappelle une association de défense des travailleurs victimes. Le sujet reste sensible dans le Var où les malades sont chaque année plus nombreux.
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source : http://www.varmatin.com/