Les anciens salariés du Tripode, à Nantes, attendent un rapport de l'Inspection générale des Affaires Sociales sur les risques encourus en raison de l'amiante présente dans le bâtiment. Ils se rassemblaient aujourd'hui.
est place Royale dès 15h que les agents et les Unions Syndicales Départementales et de l'Addeva 44 (association de défense des victimes de l'amiante en Loire-Atlantique) ont informé la population sur les risques réels de l'amiante. Si ils étaient peu nombreux, le thème a beaucoup intéressé les passants. Car beaucoup de bâtiments contiennent toujours de l'amiante en Loire-Atlantique.
Ils demandent le « classement immédiat en site amianté » du bâtiment et dénoncent des décès «dissimulés» depuis plusieurs années. Ce classement avait été refusé en Mars 2017 par l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve. Or, selon eux, le Tripode a été un cas exceptionnel d'exposition.
Des études ont alerté
Un bureau d’études indépendant Sepia-Santé avait réalisé en 2016 une étude sur le lien entre l'exposition à l'amiante et les décès. Les résultats montraient que "les agents ayant travaillé dans ce bâtiment administratif de l’île de Nantes entre 1972 et 1993 mourraient en moyenne six ans plus que tôt que les salariés d’un service comparable".
Départ en pré-retraite amiante
Le classement du site permettrait aux d'agents encore actifs - soit moins de 400 personnes- de bénéficier d'un départ en pré-retraite amiante.
Terrible coup de massue pour les ex-salariés de Bosch. Mardi, la cour d’appel d’Amiens (Somme) a infirmé le jugement rendu en janvier 2015 par le conseil de prud’hommes de Beauvais. Un jugement qui condamnait l’équipementier allemand à verser 5 000 €, au titre du « préjudice d’anxiété dû à l’amiante », à chacun des 390 anciens salariés du site de Beauvais, fermé en juin 2010.
Si ce préjudice d’anxiété n’avait pas été contesté devant la cour d’appel d’Amiens, lors de l’audience du 28 juin dernier, l’avocate de Bosch avait en revanche plaidé l’absence de responsabilité de l’entreprise. En clair, le groupe estime qu’il n’a pas à endosser la responsabilité des pratiques de son prédécesseur, la branche freinage d’Allied Signal, rachetée le 1er avril 1996. « C’est cet argument qui a finalement été retenu, regrette Me Barbara Vrillac, l’avocate du collectif Dé-Boschés. La cour a estimé qu’en rachetant Allied Signal, Bosch avait repris les actifs mais pas le passif de cette société. C’est très surprenant, surtout au regard du jugement rendu très récemment par la cour d’appel de Paris. » Le 10 novembre, la juridiction parisienne avait en effet confirmé la décision du conseil de prud’hommes de Bobigny qui avait ordonné le versement de 5 000 € à 80 salariés du site de Drancy (Seine-Saint-Denis).
Ceux de Beauvais n’ont pas eu cette chance. Mais la chance, les Dé-Boschés se disent déterminés à la provoquer. Réunis ce mercredi à la maison des syndicats, ils ont choisi de ne pas jeter l’éponge. « Ce jugement fait mal mais nous devons continuer, martèle Gabriel, 68 ans, salarié et représentant du personnel de 1970 à fin 2002. Nous ne devons pas oublier que Bosch s’est servi de l’amiante pour fermer le site de Beauvais. On ne peut pas abandonner maintenant, on ne peut pas leur faire ce cadeau… » Se profile donc un pourvoi en cassation devant la cour d’appel de Douai (Nord). Soit, au bas mot, deux à trois ans supplémentaires de procédure.













