
Un rapport d'étude de l'Anses confirme le risque sanitaire posé par les affleurements d'amiante...
Une école maternelle contaminée à l’amiante à un taux qui suffirait à faire évacuer une usine. C’est ce qui se passe à Murato, commune de Haute-Corse à 25km de Bastia. Les affleurements naturels d’amiante ont été reconnus comme un risque sanitaire par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) dans un rapport d’étude publié le 2 novembre. Un début de victoire pour les associations de victimes qui se battent pour que l’Etat reconnaisse la gravité de la situation et aide les collectivités locales à agir.
41% des plus de 50 ans ont des lésions liées à l’amiante
Les roches de Corse et de Nouvelle-Calédonie contiennent naturellement de l’amiante, mais les creusements, pour construire des bâtiments, des routes ou exploiter des mines, ont dégagé les particules d’amiante en grande quantité, mettant en péril la santé des travailleurs et des populations locales. A Murato, l’Anses a observé que 41% des personnes de plus de 50 ans ont des plaques pleurales (lésions de la plèvre) dues à l’amiante.
Selon Alain Bobbio, de l’Andeva (Association nationale de défense des victimes de l’amiante), c’est la construction d’immeubles qui est en cause en Corse: «Les excavations présentaient des dangers importants mais on a distribué des permis de construire autour de Bastia car les enjeux financiers étaient considérables», explique-t-il à 20minutes.fr. En Nouvelle-Calédonie, ce sont les mines de nickel qui seraient responsables de la diffusion de particules d’amiante dans l’air.
Le risque sanitaire reconnu par l’Anses
Avec le rapport de l’Anses, le risque sanitaire des affleurements naturels d’amiante est enfin reconnu, après des années de «minimisation» par les pouvoirs publics: «Il existe des documents accablants depuis le début des années 1990, explique Alain Bobbio. On aurait pu éviter en partie la contamination en ne construisant pas dans les zones amiantifères».
Les associations de défense des victimes de l’amiante espèrent aujourd’hui que le rapport de l’Anses mettra le gouvernement au pied du mur. Selon eux, il faudrait une extension de la possibilité d’arrêter un chantier si la présence d’amiante est suspectée et un renforcement du rôle des inspecteurs du travail pour sanctionner les contrevenants.
Source : http://www.20minutes.fr/
Une école maternelle contaminée à l’amiante à un taux qui suffirait à faire évacuer une usine. C’est ce qui se passe à Murato, commune de Haute-Corse à 25km de Bastia. Les affleurements naturels d’amiante ont été reconnus comme un risque sanitaire par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) dans un rapport d’étude publié le 2 novembre. Un début de victoire pour les associations de victimes qui se battent pour que l’Etat reconnaisse la gravité de la situation et aide les collectivités locales à agir.
41% des plus de 50 ans ont des lésions liées à l’amiante
Les roches de Corse et de Nouvelle-Calédonie contiennent naturellement de l’amiante, mais les creusements, pour construire des bâtiments, des routes ou exploiter des mines, ont dégagé les particules d’amiante en grande quantité, mettant en péril la santé des travailleurs et des populations locales. A Murato, l’Anses a observé que 41% des personnes de plus de 50 ans ont des plaques pleurales (lésions de la plèvre) dues à l’amiante.
Selon Alain Bobbio, de l’Andeva (Association nationale de défense des victimes de l’amiante), c’est la construction d’immeubles qui est en cause en Corse: «Les excavations présentaient des dangers importants mais on a distribué des permis de construire autour de Bastia car les enjeux financiers étaient considérables», explique-t-il à 20minutes.fr. En Nouvelle-Calédonie, ce sont les mines de nickel qui seraient responsables de la diffusion de particules d’amiante dans l’air.
Le risque sanitaire reconnu par l’Anses
Avec le rapport de l’Anses, le risque sanitaire des affleurements naturels d’amiante est enfin reconnu, après des années de «minimisation» par les pouvoirs publics: «Il existe des documents accablants depuis le début des années 1990, explique Alain Bobbio. On aurait pu éviter en partie la contamination en ne construisant pas dans les zones amiantifères».
Les associations de défense des victimes de l’amiante espèrent aujourd’hui que le rapport de l’Anses mettra le gouvernement au pied du mur. Selon eux, il faudrait une extension de la possibilité d’arrêter un chantier si la présence d’amiante est suspectée et un renforcement du rôle des inspecteurs du travail pour sanctionner les contrevenants.
Source : http://www.20minutes.fr/