Affichage des articles dont le libellé est international. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est international. Afficher tous les articles

lundi 3 avril 2017

Amiante: un village indien se bat contre Eternit

Durant des décennies, un village au centre de l'Inde a été contaminé par les déchets d'amiante. La fabrique qui traitait les déchets dans les années 90 appartient au groupe belge Etex, ex-Eternit. Ils veulent maintenant que le site soit nettoyé. Une histoire de David contre Goliath. L'occasion de revenir sur cette "poussière du diable" qui contamina aussi la Belgique. Et dont l'un des combats judiciaires emblématiques vient de franchir une nouvelle étape.
Le village de Kymore servait de déchetterie pour les fibres d'amiante. Celles-ci ont pollué les nappes phréatiques, qui ont à leur tour contaminé les animaux et les hommes. Provoquant au passage des cancers et des troubles respiratoires. Ils sont nombreux à être touchés parmi les 8000 villageois qui habitent autour de la fabrique. Il faut dire qu'à l'heure de lire ces lignes on y utilise encore et toujours de l'amiante dit De Standaard.
Poussière du diable
Depuis que, l'année dernière, des experts canadiens harnachés dans des masques sont venus sur place, il est apparu aux yeux de tous que cette poussière blanche qu'on retrouvait partout était plus dangereuse qu'il n'y paraissait au premier abord. Les habitants demandent dès lors justice. Celle-ci devrait venir de Belgique et plus précisément du quartier général d'Etex Group, mieux connu sous son ancien nom Eternit.
Ce groupe belge spécialisé dans la construction était connu dans le passé comme l'un des principaux fabricants de produits finis à base de cette fibre. Dans les années 1960, Eternit employait 3 000 personnes notamment à Kapelle-op-den-Bos (près du canal de Willebroek). L'amiante, ou asbeste, est presque inaltérable et très résistant au feu. Il était donc fort apprécié dans la construction et l'industrie qui en fait son produit star. Au point d'être utilisé à toutes les sauces.
S'il est pratique, il est aussi redoutablement dangereux sous sa forme pulvérulente, car celui-ci se désagrège en fibres extrêmement fines qui sont si légères qu'elles planent longtemps dans l'air et sont facilement respirées.
Depuis le milieu des mêmes années 1960, il est en effet scientifiquement démontré qu'en inhaler régulièrement la poussière provoque l'asbestose (une fibrose du tissu pulmonaire entraînant une insuffisance respiratoire chronique) ou le cancer du poumon, du larynx et, surtout, le mésothéliome, soit le cancer de la plèvre (le revêtement des poumons). Particulièrement vicieuses, ces maladies surviennent des dizaines d'années après l'exposition à l'amiante.
A Kapelle, dont Eternit avait pourtant fait la fortune, il y a aussi eu des morts. Là-bas, on l'appelle la "poussière du diable". C'est vrai qu'on y meurt onze fois plus du mésothéliome que dans le reste du pays.
L'un des cas emblématiques est celui de la famille Jonckheere qui est en procès contre la société Eternit depuis près de deux décennies. Cette famille a été lourdement touchée par l'amiante. Pierre Jonckheere était ingénieur chez Eternit. Avec les siens, il résidait à proximité de l'usine de Kapelle. Il est décédé d'un mésothéliome en 1987, à l'âge de 60 ans. La mère, Françoise, décédera en 2000 de la même maladie. Deux de leurs cinq enfants ont subi le même sort en 2003 et 2009 à 44 et 43 ans.
L'entreprise avait été condamnée en 2011 à les indemniser à hauteur de 250.000 euros. Selon le tribunal de première instance, l'entreprise avait continué à utiliser le matériau et minimisé sa dangerosité alors qu'elle la connaissait. L'entreprise avait fait appel de cette condamnation. La cour d'appel de Bruxelles vient de rendre son arrêt. Elle condamne Eternit à verser des dommages et intérêts . Le montant de 250.000 euros accordés à la famille en première instance a été ramené à 25.000 euros par la cour. La famille s'est néanmoins dite satisfaite de l'arrêt. La société Eternit peut néanmoins toujours se pourvoir en cassation.
David contre Goliath
Tublu Krishnendu Mukherjee parcourt l'Inde à la recherche de victime de l'amiante. Cet avocat idéaliste a lâché une carrière riante à Londres pour faire de la lutte contre les ravages de l'industrie de l'amiante en Inde son combat. Il veut que les compagnies responsables de cette catastrophe crachent au bassinet. Et, au sommet de sa liste, on retrouve Eternit.
En collaboration avec l'avocat belge Jan Fermon, qui défend en Belgique les victimes de l'amiante, il souhaite que le groupe Etex Group nettoie les sites de Kymore et Kalhara. Pour cela il a porté l'affaire devant un tribunal en Inde. Il souhaite désormais récolter des fonds pour porter l'affaire devant la justice belge, dit-il dans De Standaard qui l'a joint par Skype.
Cette demande n'est pas anodine et pourrait coûter une fortune au groupe puisque la facture pourrait s'élever entre 49 et 83 millions d'euros. Encore faut-il qu'elle aboutisse.
Source : http://www.levif.be

lundi 1 août 2016

Italie. Amiante : cinq ans de prison pour le patron de “La Repubblica”

La justice italienne a reconnu le 18 juillet que les morts et maladies de plusieurs employés de l’entreprise Olivetti pouvaient être liées à la présence d’amiante dans leur usine. Parmi les condamnés, un ancien ministre et le président du groupe de presse L’Espresso, Carlo De Benedetti.
“Morts à cause de l’amiante. Des morts que l’on aurait pu éviter, des morts entraînées par la négligence de ceux qui ont violé les principes élémentaires de la sécurité.” Le journal Il Tempo résumeainsi le verdict rendu le 18 juillet dans le cadre du procès de l’amiante dans la société Olivetti.
D’après la cour d’Ivrea (près de Turin), “le ‘talc assassin’, utilisé dans la fabrication de machines à écrire et de calculatrices” peut être à l’origine des maladies et des décès de plusieurs employés de l’entreprise, poursuit le quotidien romain. Un dossier appelé à connaître de nouveaux épisodes, car de nouveaux cas continuent à l’épaissir.    
Une “peine exemplaire”
Parmi les anciens responsable de l’entreprise condamnés figurent plusieurs grands noms, l’ancien ministre Corrado Passera, condamné à un an et onze mois de prison avec sursis. Mais aussi, et surtout, l’homme d’affaires Carlo De Benedetti, qui écope de cinq ans et deux mois de prison pour homicides et blessures involontaires.
Président d’Olivetti de 1978 à 1996, Carlo De Benedetti est actif dans de nombreux secteurs et notamment à la tête du groupe de presse L’Espresso, qui comprend notamment l’hebdomadaire éponyme, le quotidien La Repubblica, et des titres régionaux. A propos de sa condamnation, Il Tempo parle de “peine exemplaire”,tandis que Libero, proche de Silvio Berlusconi, dénonce en titre une “condamnation pour rire” et prédit : “Il n’ira pas au bagne. Ni aujourd’hui ni jamais, parce qu’il est riche.” 
De son côté, De Benedetti se dit “surpris et très attristé” et a annoncé qu’il ferait appel, comme le rapporte La Repubblica. Le journal détaille également le verdict, sans préciser que lui-même appartient au groupe de presse que préside M. De Benedetti.

Source : http://www.courrierinternational.com/

De Benedetti condamné à de la prison dans une affaire d'amiante

Un tribunal italien a condamné lundi l'homme d'affaires Carlo De Benedetti et un ancien ministre de l'Industrie à des peines d'emprisonnement dans une affaire liée à la mort d'ex-salariés du groupe d'électronique Olivetti exposés à l'amiante.
De Benedetti, âgé de 81 ans et qui fut PDG d'Olivetti pendant près de 20 ans à partir de la fin des années 1970, s'est déclaré abasourdi par le jugement et a dit qu'il ferait appel.
L'affaire avait trait à l'empoisonnement et au décès de 14 salariés du site Olivetti d'Ivrée, proche de Turin, qui avaient travaillé dans des lieux passant pour être contaminés par des fibres d'amiante.
Employés entre les années 1960 et les années 1990, ils étaient tombés malades après avoir quitté la société. Les médecins avaient diagnostiqué un mésothéliome, une forme de cancer associée à l'exposition à l'amiante.
Un juge du tribunal d'Ivrée a infligé une peine de prison de cinq ans et deux mois à De Benedetti et une peine d'emprisonnement d'un an et 11 mois à l'ex-ministre de l'Industrie Corrado Passera pour complicité d'homicide; 11 autres ex-dirigeants ont été jugés coupables soit d'homicide soit de coups et blessures.
Passera, ministre de l'Industrie de la fin 2011 à 2013, a été administrateur délégué adjoint d'Olivetti de septembre 1992 à juillet 1996. Roberto Colaninno, PDG de Piaggio, qui était également poursuivi, a été acquitté.
Passera et Colaninno n'étaient pas disponibles dans l'immédiat pour commenter le jugement.
Le droit italien autorise deux procédures d'appel et les peines de prison ne deviennent exécutoires qu'une fois ces voies de recours épuisées.
Olivetti était devenu, sous l'impulsion de De Benedetti, l'un des grands groupes européens de l'électronique dans les années 1980, employant jusqu'à 50.000 personnes avant de décliner lentement. La société n'est plus actuellement qu'une petite société du groupe Telecom Italia.
Fondateur de la holding familiale CIR et président de l'éditeur Espresso, De Benedetti avait remporté en 2015 une bataille judiciaire contre son rival en affaires Silvio Berlusconi au sujet de la vente de l'éditeur Mondadori, devenu depuis lors l'une des sociétés de l'empire de l'ex-président du Conseil.


Source : http://www.zonebourse.com

dimanche 10 mai 2009

le Kazakhstan écoute l’Europe.


Second producteur mondial et gros consommateur d’amiante, le pays se dit prêt à prendre des mesures pour lutter contre les risques de pollutions liés à son exploitation et à son utilisation.

Une Conférence Internationale d’Experts de Haut Niveau sur le thème « Amiante et POPs - politiques et pratiques au Kazakhstan et dans l’Union Européenne » s’est tenu à Astana, du 20 au 21 avril dernier. Elle a réuni pour la première fois 75 participants - représentants du Gouvernement, de l’Industrie de l’amiante, experts scientifiques, représentants de l’OMS et organisations non gouvernementales – venus débattre de stratégies en matière d’amiante et de POPs (polluants organiques persistants).
L’amiante est un sujet sensible au Kazakhstan. Quelques 220.000 tonnes métriques y sont produites chaque année. À l’heure actuelle les matériaux contenant de l’amiante sont utilisés sans restriction dans les lieux publics comme les hôpitaux, les écoles et les crèches, et d’autres matériaux.
Or, comme l’a souligné Ivan Ivanov, membre de l’OMS, le Centre International de Recherches sur le Cancer a confirmé une nouvelle fois que l’amiante était cancérigène, les poumons, le larynx et les ovaires étant particulièrement à risques. Il existe pourtant des alternatives à l’utilisation de l’amiante chrysolite, alors qu’à cause du manque de ressources disponibles les opérations de désamiantage sont rarement envisagées.
Par ailleurs, la 95ème Conférence Internationale sur le Travail a adopté une résolution sur l’amiante appelant à mettre fin à l’utilisation de toutes les formes d’amiante, l’OIT estimant en effet à environ 100.000 le nombre de décès des suites des maladies liées à l’amiante dans le monde.
Comme pour encourager le Kazakhstan à rejoindre les 40 pays qui ont interdit l’utilisation de l’amiante, plusieurs responsables européens ont dressé le bilan de la situation dans leur propre pays. Ainsi, Alain Couanon, Ambassadeur de France, soulignait que l’amiante était la première cause de cancer professionnel dans son pays et que la mortalité avait dépassé 35.000, et pourrait même atteindre les 100.000.
Les participants ont adopté une Résolution recommandant au gouvernement du Kazakhstan la mise en place d’un Programme National d’Elimination des maladies liées à l’amiante, avec le soutien de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Pour Sascha Gabizon, directrice de Women in Europe for a Common Future : « Voir que les habitants de villages du Kazakhstan dans lesquels nous mettons en œuvre des projets d’eau potable et d’assainissement, découpaient des plaques d’amiante dans leurs jardins, avec des enfants qui jouaient autour, nous a fortement dérangées. J’ai maintenant l’espoir que dans un laps de temps très court, le gouvernent kazakh entreprendra de réglementer les déchets à base d’amiante, l’utilisation de l’amiante par la population, et en interdira l’utilisation comme matériau de construction dans les écoles et les crèches ».
cette conférence d’experts a été organisée par le réseau WECF- Women in Europe for a Common Future- réseau européen d’organisations environnementales et féminines, et son organisation partenaire au Kazakhstan Eco Forum. Elle a été financée grâce au soutien de la Commission Européenne au Kazakhstan et du Ministère de l’Environnement allemand.

lundi 6 avril 2009

Le talc pour bébés allemand NUK fait l'objet d'une enquête en Chine

Le talc pour bébés NUK, qui pourrait contenir une substance interdite, fait actuellement l'objet d'une enquête en Chine et sera retiré de la vente, a annoncé dimanche l'Administration d'Etat pour le Contrôle de la Qualité, l'Inspection et la Quarantaine (ACQIQ).
Les autorités coréennes ont mené des tests sur 30 types de talc pour bébés et ont découvert que 12 d'entre eux contenaient de l'amiante, une substance cancérigène, dont la célèbre marque allemande NUK.
Suzhou Debao Baby Supplies Co., Ltd, agent général de NUK en Chine, a importé 11,6 tonnes de produits semi-finis fabriqués par son partenaire coréen, Boryung Pharmaceutical Co., Ltd, entre mars 2008 et mars 2009, selon l'ACQIQ.
Debao a étiqueté les produits semi-finis au nom de la marque NUK pour les vendre sur le marché chinois, a-t-elle ajouté.
L'ACQIQ a mis sous scellés 48 boîtes de talc pour bébés NUK chez Debao lors de son inspection dans la compagnie et cette dernière a demandé à tous ses détaillants de retirer ces produits des rayons.

dimanche 6 mai 2007

Cynisme meurtrier

Vers une coalition syndicale internationale pro-chrysotile
Pour la première fois, les syndicats des travailleurs de l'amiante-chrysotile de Russie, du Brésil et du Québec, notamment, pourraient former une coalition internationale pour défendre l'utilisation sécuritaire de ce minerai, principalement dans le domaine de la construction et des infrastructures urbaines.Telle est la décision à laquelle sont arrivés les participants à un colloque international sur le chrysotile, tenu la semaine dernière à Moscou. "Il y a déjà des regroupements de syndicats, mais cette fois-ci il y une résolution pour former une seule coalition internationale de syndicats", indique Serge Boislard, employé de Mine Jeffrey et délégué de la région d'Asbestos à la rencontre de Moscou.Il appartient maintenant aux centrales syndicales de décider si elles adhéreront à cette nouvelle coalition.
"Avec nous il y a avait Jocelyn Lavoie, permanent syndical à la CSD (dont fait partie le Syndicat national de l'amiante de Mine Jeffrey). Nous allons rencontrer la direction du syndicat pour voir ce qu'il faut faire", explique M. Boislard.Il ajoute que la FTQ, qui représente les travailleurs de LAB Chrysotile à Thetford Mines, dont un délégué était aussi présent à Moscou, devra elle aussi décider de la marche à suivre."À Moscou, le Dr David Bernstein (un toxicologue suisse de renom) a démontré chiffres à l'appui que l'utilisation du chrysotile n'est pas plus dangereuse que celle d'autres produits", dit M. Boislard.L'amiante-chrysotile, boycottée en Europe et au Japon, notamment, est visée par une campagne internationale en faveur de son interdiction totale en raison des dangers qu'elle présenterait pour la santé, selon plusieurs études.D'autres études, en revanche, démontrent que la fibre chrysotile ne présente pas de risque pour la santé si elle est utilisée de façon sécuritaire.
A part ceux qui n’ont jamais travaillé au contact de l’amiante, plus personne au monde ne croît encore à l’usage sécuritaire de l’amiante. Particulièrement ceux qui veulent encore en imposer l’usage. Mais leurs motivations réelles sont distinctes de leurs discours. Cela, nous l’aborderons plus tard.
Parmi ces utilisations dites « sécuritaires », figurent en bonne place l’amiante-ciment. Ce matériau qui est composé de 10% d’amiante et 90% de ciment. Il est certain que lors de la fabrication des plaques de couverture, notamment, les manipulateurs ne sont pas très exposés, car le matériau est mouillé en permanence. Mais lorsqu’il sort de l’usine, empilé sur des palettes, il sèche, et le problème commence à se poser.
A titre d’exemple, nous avons le cas de Monsieur DEMARIA.
Cette personne souffre d’insuffisance respiratoire. Non fumeur, il parle de son problème au médecin du travail qui lui prescrit un scanner. Le résultat confirme les inquiétudes : Nombreuses et volumineuses plaques pleurales calcifiées et asbestose.
Le médecin de Monsieur DEMARIA fait une déclaration de maladie professionnelle à la Sécurité Sociale qui est refusée par la commission d’enquête.
Monsieur DEMARIA a fait toute sa carrière professionnelle chez des marchands de matériaux de construction, comme magasinier et chauffeur livreur. La commission a considéré qu’il n’avait pas été exposé à l’amiante sur son lieu de travail.
Si ces personnes s’étaient simplement transportées sur le lieu de travail, ils auraient constaté que jusqu’en 1996 ( depuis cette année, les plaques de couverture ne contiennent plus d’amiante ), les marchands de matériaux détaillaient et livraient les plaques. L’opérateur était généralement seul et faisait glisser une plaque sur l’autre pour les déplacer d’une palette sur l’autre, où d’une palette vers le camion ou la voiture du client.
Compte tenu de la rugosité des plaques, chaque manipulation dégage de la poussière composée à 90% de ciment et 10% d’amiante. Ce geste répété des milliers de fois, toute personne censée comprend pourquoi les poumons de Monsieur DEMARIA sont dans cet état.
C’est entre autres cela, que les pro amiante appellent l’usage sécuritaire de l’amiante non friable.
Marc Chapelet

lundi 30 avril 2007

Le Canada fustigé


Des professionnels de la santé, des environnementalistes et des syndicalistes, dont plusieurs Canadiens, ont dénoncé vendredi le Canada au cours d'une manifestation devant l'ambassade canadienne à Washington.
Les manifestants reprochent au Canada d'être le seul pays industrialisé qui exporte encore de l'amiante dans les pays du tiers monde.
La manifestation s'est déroulée dans la foulée de la journée mondiale de deuil en hommage à ceux et celles sont morts d'un accident ou d'une maladie reliée à leur travail.
« Les organisations syndicales et de santé internationales ont clairement identifié l'amiante comme produit toxique et cancérigène », explique Jim Brophy, fondateur des centres de santé des travailleurs de Windsor et de Sarnia.
Selon lui, plus de 100 000 personnes meurent chaque année des maladies causées par l'amiante. Pourtant, ajoute M. Brophy, le Canada continue d'exporter de l'amiante, et 90 % des livraisons vont vers des pays en voie de développement, car presque tous les pays industrialisés en interdisent l'importation et l'usage. L'amiante du Canada, dit-il, est exporté en Inde, en Thailande, en Amérique latine et en Afrique.
Une manifestation similaire a eu lieu à Londres devant le Haut Commissariat du Canada pour attirer l'attention des médias internationaux.
Malgré tout, la négation de la dangerosité de l'amiante perdure au Canada.