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lundi 7 mai 2018

Strasbourg: Ils travaillent sur des bactéries qui mangent l’amiante, une solution bio

Valérie Geoffroy et Sébastien David, chercheurs à l'Unistra travaillent sur un procédé bio pour lutter contre l'amiante. Fibres d'amiante dans un tube. Strasbourg le 16 avril 2018. — G. Varela / 20 Minutes
  • Des chercheurs de l’Université de Strasbourg se rapprochent d’une solution bio pour neutraliser l’amiante.
  • Ils ont déjà déposé un brevet et leurs recherches entrent dans la phase de développement.
L’amiante, ils lui font la peau, par le bio. Une bonne nouvelle quand on sait que chaque année, des tonnes d’amiante mélangées aux gravats sont retirées d’anciens bâtiments avant d’être simplement enfouies, tout en gardant leur toxicité, dans une station de traitement…
Mais quand il n’y aura plus de place, que faudra-t-il en faire ? C’est en substance ce qui a conduit l’équipe scientifique métaux et micro-organismes de l’Unistra à travailler sur une solution bio  pour la neutraliser. Ils ont déjà déposé un brevet en 2016 et attaquent la deuxième phase de cette recherche, celle du développement.

L’amiante est encore très utilisé en Russie et au Canada

Une recherche prometteuse et attendue, d’autant plus d’actualité que l’amiante est encore très utilisé dans des pays comme la Russie, le Canada. « Nous travaillons sur une méthode pour essayer de transformer un déchet toxique vers un autre matériau, qui ne serait d’une part plus toxique, voire être réutilisable et valorisé », explique la directrice de recherche à l’Unistra Valérie Geoffroy.
Valérie Geoffroy et Sébastien David, chercheurs à l'Unistra travaillent sur un procédé bio pour lutter contre l'amiante. Fibres d'amiante dans un tube. Strasbourg le 16 avril 2018. - G. Varela / 20 Minutes
Le principe ? Des micro-organismes, de type bactérie, qui peuvent puiser, récupérer, des éléments toxiques de l’amiante, comme le fer - dangereux lorsqu’il est en en contact avec les cellules humaines - et le magnésium.
« L’idée est de "débobiner" la structure de l’amiante, avec des bactéries, puis de les traiter comme dans une station d’épuration. Cela devient un déchet non toxique car il n’est pas question de générer à partir d’un déchet un autre déchet que l’on ne saurait pas gérer ! », rassure Valérie Geoffroy. Un procédé bio, qui pourrait bien intéresser rapidement les collectivités, les industriels, même si la recherche sur un procédé chimique est par ailleurs bien avancée.

Plusieurs types d’amiante

Pour manger l’amiante, c’est directement la bactérie naturelle qui ferait le gros du boulot, mais aussi une molécule produite par cette même bactérie et qui fait office de « pince à fer ». Le principe est d’isoler la bactérie qui intervient pour la faire agir beaucoup plus vite et optimiser le procédé. Optimiser pour que ça soit plus efficace et réduire le temps d’action, pour enlever tout le fer et tout le magnésium. Problème, il y a plusieurs types d’amiante et donc des procédés de traitement qui sont différents, ce qui complique un peu plus encore les recherches.
Valérie Geoffroy et Sébastien David, chercheurs à l'Unistra travaillent sur un procédé bio pour lutter contre l'amiante. Fibres d'amiante dans un tube. Strasbourg le 16 avril 2018. - G. Varela / 20 Minutes
Après avoir longuement travaillé sur l’un des deux types de déchets d’amiante, le flocage (sorte de laine de verre), l’équipe de l’Unistra oriente ses recherches sur les fibro ciment (sorte de tôle ondulée très utilisée dans la construction). « Nous testons les échantillons, nous combinons les bactéries, détaille Sébastien David, doctorant en biotechnologie et signalisation cellulaire et qui planche sur cette deuxième phase. « Les orientations des recherches sont multiples. La bactérie que nous utilisons -type pseudo monas-, est très étudiée car elle est très présente dans le sol, utilisée pour la dépollution des sols, les hydrocarbures, rappelle Valérie Geoffroy… Des bactéries qui s’adaptent à la pollution. »
« Pour l’instant, on travaille à l’échelle laboratoire, du tube, (20 ml) et on veut passer à l’échelle du fermenteur, (5 litres), explique Sébastien David. On a démontré que ça peut marcher, on a trouvé la recette. Maintenant, il faut que l’on puisse montrer que notre procédé va être possible, autonome et efficace pour altérer toute la fibre d’amiante, à 100 %, avant de relier le monde la recherche au monde industriel. »
Source : https://www.20minutes.fr

lundi 11 juillet 2016

FLERS LE SIRTOM FLERS-CONDE ORGANISE UNE COLLECTE D’AMIANTE

Une collecte d'amiante pour les particuliers est organisée sur le territoire du Sirtom Flers-Condé. Le public peut déjà s'inscrire.

Le Sirtom de Flers-Condé, le syndicat intercommunal de ramassage et de traitement des ordures ménagères, organise, pour les particuliers, une collecte d’amiante lié, c’est-à-dire mélangé à d’autres matériaux inertes tels que des plaques de couverture, des éléments de bardage ou de revêtement, des canalisations…
L’amiante friable est refusé.
Jusqu’à 1 tonne par foyer
C’est une première pour le Sirtom qui fournit des sacs d’un mètre cube en deux formats selon les déchets.
« Ils peuvent contenir jusqu’à une tonne », prévient Anne Moreau, directrice du Sirtom.
Le coût pour le particulier : 40 €. Un prix très intéressant.
Inscriptions avant le 27 juin
Les inscriptions doivent se faire avant le lundi 27 juin 2016 auprès du Sirtom.
Les particuliers devront ensuite déposer leur sac à l’entreprise Yves Madeline, située près de la route de Domfront, à Flers (Orne), le samedi 2 juillet 2016 exclusivement.
Chaque foyer a le droit à un sac. Ceux qui ne pourront pas se débarrasser de l’ensemble des déchets devront attendre la prochaine collecte, prévue en octobre.
Le Sirtom souhaite, à terme, organiser deux collectes par an.
Pour toute information : 0 800 00 49 34 (numéro vert) ou contact@sirtom-flers-conde.fr ou directement au 10, rue Blin, à Flers.

Source : http://www.lornecombattante.fr

lundi 25 avril 2016

Europlasma améliore ses performances en 2015

Malgré une forte réduction de son déficit, Europlasma reste encore dans le rouge côté bénéfices en 2015. La mise au point de sa centrale électrique à déchets et biomasse, qui ne devrait plus tarder, reste l’élément clé du décollage économique.
Le groupe Europlasma, à Morcenx (Landes), coté en Bourse et spécialisé dans les technologies vertes, dont la neutralisation des déchets d'amiante, vient d'annoncer la nomination au conseil d'administration de Yann Le Doré, en tant qu'administrateur indépendant, en remplacement d'Erik Martel. Expert international dans les déchets et la dépollution, Yann Le Doré a notamment créé Onyx, devenu Veolia Propreté.
"Son expérience et son expertise du secteur des déchets ainsi que des enjeux environnementaux représenteront un apport très pertinent pour notre structure et les décisions stratégiques à venir" commente Jean-Eric Petit, le directeur général d'Europlasma.
Le groupe vient également de communiquer ses résultats annuels 2015. Alors que le chiffre d'affaires du groupe, dont la direction administrative se trouve à Pessac (Gironde), a fortement progressé entre 2014 et 2015, passant de 8,9 M€ à 14 M€, son résultat net s'est très nettement amélioré mais sans parvenir encore en zone positive.
Un déficit en recul de 38 %
Electricité verte, le coût de l'innovation
Concrètement Europlasma a réduit sa perte nette consolidée de 38 % : elle est ainsi passée de 25,9 M€ en 2014 à 16,1 M€ l'an dernier, soit un recul du déficit de 9,8 M€. La différence entre résultat opérationnel et résultat net tient notamment à l'imputation dans ce dernier de l'impôt sur les sociétés. Ce qui explique que le déficit exprimé via le résultat opérationnel, à - 14,6 M€, soit moins élevé que celui du résultat net consolidé. 
Europlasma s'appuie sur trois divisions opérationnelles : la destruction de déchets d'amiante, avec Inertam ; les solutions plasma : destruction de gaz et déchets dangereux, avec Europlasma industries, et les énergies renouvelables, via la production d'électricité alternative à partir de déchets et de biomasse, avec Cho Power.


Inertam, société historique du groupe, dont elle génère l'essentiel de son activité, a non seulement vu son chiffre d'affaires progresser de 19 % entre les deux exercices, à 11,3 M€, mais aussi son résultat opérationnel devenir positif, à + 0,4 M€, contre une perte de 3,1 M€ en 2015. La division solutions plasma a quant elle réduit sa perte opérationnelle de 32,7 %, passant de 5,5 M€ en 2014 à 3,7 M€ en 2015. Si le montant des pertes opérationnelles est également en recul dans la division énergies renouvelables, c'est bien là que se concentre l'essentiel de la perte du groupe, qui est générée par la très difficile montée en puissance de l'usine Cho Morcenx.

En recul de plus de 20 % entre 2014 et 2015, le déficit de la branche énergies renouvelables atteint 11,2 M€ en 2015, contre 14,4 M€ à l'issue de l'exercice précédent. La direction du groupe souligne que l'amélioration du chiffre d'affaires d'Europlasma résulte du virage stratégique (impulsé par Jean-Eric Petit -NDR), avec une amélioration des performances commerciales et opérationnelles dans chacune des trois divisions du groupe. La mise au point par Cho Power de la centrale Cho Morcenx, qui a encore pesé très lourd en 2015, devrait arriver à son terme en 2016 et déboucher sur de nouvelles réalisations commerciales.

Source : http://objectifaquitaine.latribune.fr/

lundi 18 avril 2016

Mieux connaître l'amiante pour éviter le pire


Même s'il est totalement interdit depuis 1997 dans la composition des matériaux de construction, l'amiante n'a pas encore disparu. «Il est partout , s'exclame Gilbert Bousquet, référent sécurité à la médecine du travail, et les artisans du bâtiment y sont très exposés.» D'où cette réunion d'information organisée par la Capeb à l'intention de ses ressortissants. «Il y a une vraie prise de conscience des artisans face à l'amiante, assure Manuel Duarte, le président de la Capeb 65, mais la difficulté, c'est de savoir comment diagnostiquer la présence d'amiante.» C'était justement l'objet de cette réunion, également animée par Bernard Pécantet, inspecteur du travail, qui a fait le point sur les normes en vigueur, notamment en matière de traitement, et du docteur Anne Maurer, de la médecine du travail, qui a rappelé les pathologies liées à l'amiante. «Ce sont des affections pulmonaires graves car le corps humain n'est pas armé pour combattre ces poussières d'amiante qui sont très fines, qui vont de la pleurésie au cancer.» Bref, pas un simple rhume des foins, quoi…
Et, répétons-le, l'amiante est partout, dans les toitures et les matériaux d'isolation, principalement, mais pas seulement. Et le risque d'y être exposé reste très élevé, d'autant plus dans les travaux de rénovation, qui sont souvent le lot des artisans. «L'idée, poursuit Gilbert Bousquet, c'est de donner aux professionnels les outils pour diagnostiquer la présence d'amiante et les moyens de s'en prémunir grâce à des formations. Le mot d'ordre, c'est : ‘'Pas formé, pas toucher''. Ensuite, il y a des agréments à obtenir, des formations à suivre. Sinon, on va au-devant d'une catastrophe sanitaire. Mais il est bon de voir que la prise de conscience est là.»
Source : http://www.ladepeche.fr/

lundi 7 septembre 2015

Déchets amiantés : la Métropole Rouen-Normandie planche sur une solution avant la fin de l’année

 
Déchets. En raison d’une réglementation plus stricte, l’amiante a été bouté des déchetteries de la Métropole depuis plus d’un an, sans qu’une solution alternative ne soit proposée aux particuliers. Mais ça devrait changer.
Mais où peut-on déposer ses déchets amiantés, en particulier ses plaques et ses « tôles » de fibrociment si présentes sur les toits et les parois des vieux bâtiments ? À la déchetterie la plus proche ? Et non... Plus depuis une bonne année. C’est la découverte faite par un habitant de Sotteville-lès-Rouen lorsqu’un de ses proches s’est retrouvé bloqué en amenant ses déchets à la porte d’un centre de collecte. « La législation a changé et pour l’instant nous ne pouvons accepter l’amiante sur l’ensemble du territoire de la Métropole », lui a-t-on expliqué. « D’accord, mais je fais quoi avec ? », a-t-il répondu. « Vous les reprenez et contactez une entreprise spécialisée dans ce type de déchet pour qu’elle vienne chez vous les enlever ». Une opération qui n’est évidemment pas gratuite et peut monter à quelques centaines d’euros.
Un site dédié avant la fin d’année
Autant dire que, pour un particulier peu regardant, la tentation de trouver une solution illicite dans un coin tranquille existe, comme nous avions pu le constater l’hiver dernier dans les forêts autour de Rouen. Et un simple coup d’œil sur des forums internet suffit à se convaincre qu’ils ne sont pas rares.
« Nous sommes conscients du problème », admet Gérard Sorel, directeur général adjoint à la Métropole Rouen-Normandie. « Le durcissement de la réglementation liée à la collecte de l’amiante nous a un peu pris de court. Nous avons même écrit à l’État pour voir s’il avait des solutions provisoires à nous proposer. Mais nous n’avons pas eu véritablement de réponse... »Aujourd’hui, il est donc impossible de faire cohabiter l’amiante et les déchets plus classiques. Le container doit être très à l’écart, les déchets emballés et le personnel équipé de la tête au pied. Autant de contraintes qui, selon Gérard Sorel, nécessitent une réflexion globale en cours actuellement. « Notre objectif est d’ouvrir un site dédié avant la fin de l’année ». Il sera accessible aux particuliers qui en feront la demande. Il faudra prendre rendez-vous avec les services de la Métropole qui se déplaceront à domicile pour déposer le kit nécessaire à un emballage adapté et prodigueront des conseils pour éviter les risques liés à la manipulation de cette matière dangereuse. « Car plus que le transport, c’est le démontage qui présente le plus de risque en générant de la poussière », rappelle Gérard Sorel.
Du côté du Smédar (Syndicat mixte d’élimination des déchets de l’arrondissement de Rouen), en charge du traitement des déchets amiantés une fois collectés, tout est prêt. Eric Mauger, son directeur des services techniques et d’exploitation rappelle que cette filière existait auparavant : « Nous avons déjà un prestataire qui traite l’amiante. Il suffira de relancer la machine en respectant les nouvelles normes ».
D’ailleurs si la Métropole ne collecte plus l’amiante pour l’heure, ce n’est pas le cas du Somvas (Syndicat d’ordures ménagères des vallées d’Austreberthe et Seine), dans le secteur Barentin/Pavilly qui s’est déjà adapté à la nouvelle réglementation. Mais attention, ses déchetteries ne sont accessibles qu’aux habitants de son territoire (16 communes), justificatif de domicile à l’appui.
 

lundi 3 août 2015

Devenir des déchets d'amiante

Les déchets d'amiante sont générés à l'occasion des travaux d'enlèvement et de traitement de l'amiante utilisé en tant que matériau de flocage et de calorifugeage. Ils résultent aussi et plus généralement des travaux de déconstruction de bâtiments. La réglementation sur le stockage des déchets d'amiante a été récemment renforcée par l'arrêté ministériel du 12 mars 2012. Dorénavant, les déchets d'amiante ne sont plus acceptés dans les installations de stockages de déchets inertes et les carrières. Seuls les déchets d'amiante liés à des matériaux de construction inertes ayant conservé leur intégrité, et les terres naturellement amiantifères, peuvent être acceptés dans les installations de stockage de déchets non dangereux. Tous les autres déchets d'amiante doivent obligatoirement être éliminés dans des installations de stockages de déchets dangereux.
Concernant les dépôts sauvages de déchets d'amiante, l'article L. 541 3 du code de l'environnement fonde le maire, compte tenu de ses pouvoirs tirés des articles L. 2212 1, L. 2212 2 et L. 2212 4 du code général des collectivités territoriales, à prendre les sanctions administratives et pénales en cas de constat de tels dépôts sur le territoire de sa commune. Ainsi, le maire peut notamment, après une mise en demeure, assurer ou faire assurer d'office l'élimination des déchets aux frais du responsable. Enfin, afin de lutter contre la formation de tels dépôts sauvages, le Gouvernement travaille à la mise en place d'une exemption de taxe générale sur les activités polluantes sur le stockage de déchets amiantés dans des installations dûment autorisées. Question N° : 4797