lundi 7 septembre 2015

Déchets amiantés : la Métropole Rouen-Normandie planche sur une solution avant la fin de l’année

 
Déchets. En raison d’une réglementation plus stricte, l’amiante a été bouté des déchetteries de la Métropole depuis plus d’un an, sans qu’une solution alternative ne soit proposée aux particuliers. Mais ça devrait changer.
Mais où peut-on déposer ses déchets amiantés, en particulier ses plaques et ses « tôles » de fibrociment si présentes sur les toits et les parois des vieux bâtiments ? À la déchetterie la plus proche ? Et non... Plus depuis une bonne année. C’est la découverte faite par un habitant de Sotteville-lès-Rouen lorsqu’un de ses proches s’est retrouvé bloqué en amenant ses déchets à la porte d’un centre de collecte. « La législation a changé et pour l’instant nous ne pouvons accepter l’amiante sur l’ensemble du territoire de la Métropole », lui a-t-on expliqué. « D’accord, mais je fais quoi avec ? », a-t-il répondu. « Vous les reprenez et contactez une entreprise spécialisée dans ce type de déchet pour qu’elle vienne chez vous les enlever ». Une opération qui n’est évidemment pas gratuite et peut monter à quelques centaines d’euros.
Un site dédié avant la fin d’année
Autant dire que, pour un particulier peu regardant, la tentation de trouver une solution illicite dans un coin tranquille existe, comme nous avions pu le constater l’hiver dernier dans les forêts autour de Rouen. Et un simple coup d’œil sur des forums internet suffit à se convaincre qu’ils ne sont pas rares.
« Nous sommes conscients du problème », admet Gérard Sorel, directeur général adjoint à la Métropole Rouen-Normandie. « Le durcissement de la réglementation liée à la collecte de l’amiante nous a un peu pris de court. Nous avons même écrit à l’État pour voir s’il avait des solutions provisoires à nous proposer. Mais nous n’avons pas eu véritablement de réponse... »Aujourd’hui, il est donc impossible de faire cohabiter l’amiante et les déchets plus classiques. Le container doit être très à l’écart, les déchets emballés et le personnel équipé de la tête au pied. Autant de contraintes qui, selon Gérard Sorel, nécessitent une réflexion globale en cours actuellement. « Notre objectif est d’ouvrir un site dédié avant la fin de l’année ». Il sera accessible aux particuliers qui en feront la demande. Il faudra prendre rendez-vous avec les services de la Métropole qui se déplaceront à domicile pour déposer le kit nécessaire à un emballage adapté et prodigueront des conseils pour éviter les risques liés à la manipulation de cette matière dangereuse. « Car plus que le transport, c’est le démontage qui présente le plus de risque en générant de la poussière », rappelle Gérard Sorel.
Du côté du Smédar (Syndicat mixte d’élimination des déchets de l’arrondissement de Rouen), en charge du traitement des déchets amiantés une fois collectés, tout est prêt. Eric Mauger, son directeur des services techniques et d’exploitation rappelle que cette filière existait auparavant : « Nous avons déjà un prestataire qui traite l’amiante. Il suffira de relancer la machine en respectant les nouvelles normes ».
D’ailleurs si la Métropole ne collecte plus l’amiante pour l’heure, ce n’est pas le cas du Somvas (Syndicat d’ordures ménagères des vallées d’Austreberthe et Seine), dans le secteur Barentin/Pavilly qui s’est déjà adapté à la nouvelle réglementation. Mais attention, ses déchetteries ne sont accessibles qu’aux habitants de son territoire (16 communes), justificatif de domicile à l’appui.
 

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