lundi 13 mars 2017

Amiante : les agents de propreté de l'usine Iveco à Annonay veulent être reconnus victimes

Pendant des années, ils ont balayé la poussière d'amiante de l'usine Iveco (ex RVI) d'Annonay. Six salariés d'ONET Services demandent la reconnaissance du préjudice d'anxiété, au même titre que les employés du constructeur. Le Conseil de Prud'hommes de Valence rendra sa décision dans un mois.
Les agents de propreté ont-ils droit au préjudice d'anxiété lié à leur exposition à l'amiante ? Le Conseil de Prud'hommes de Valence doit trancher, saisi par six salariés d'ONET Services. Pendant des années, ils ont nettoyé les ateliers de l'usine RVI, aujourd'hui Iveco Bus, à Annonay (Ardèche) - une usine classée "site amiante" depuis 2007.
Problème : selon la jurisprudence actuelle, seuls les salariés d'Iveco peuvent recevoir ces indemnités, et non les employés en sous-traitance sur le site. "C'est inadmissible", tranche Pierre-Jean Serrières, l'un de ces agents de propreté, à l'issue de l'audience de départage ce lundi matin.
Nous qui avons travaillé dans les ateliers tous les jours, nous n'avons droit à rien. Sommes-nous des sous-hommes, des sous-femmes ?" (Pierre-Jean Serrières, l'un des demandeurs)
 Ce représentant CGT travaille à l'usine ardéchoise depuis 1985. Comme ses collègues, il vit aujourd'hui avec la peur de développer un cancer grave lié à l'amiante. "J'ai vu partir mon camarade, secrétaire CGT d'Iveco, dans des souffrances atroces. Il nous a dit d'aller jusqu'au bout", poursuit cet agent de 54 ans. Les six demandeurs espèrent une décision favorable, qui "servira à tous les sous-traitants des sites amiantés en France". Le Conseil de Prud'hommes de Valence rendra sa décision le 6 mars prochain.
Source : https://www.francebleu.fr

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