Mourillon : le combat d'une « veuve de l'amiante »
La veuve d'un ancien ouvrier de l'Arsenal remue ciel et terre depuis quelques jours pour ne pas avoir à abandonner son appartement du Mourillon à Toulon où elle a vécu 25 ans en compagnie de son défunt époux. Pourtant, le ministère de la Défense réclame le bien.
C'est par un courrier tout simple que Suzette Wecker, une retraitée toulonnaise, a appris, le 3 novembre dernier, qu'elle devait libérer les lieux.
« Cet appartement de la cité Mireille était réservé par le ministère de la défense auprès de Toulon-Habitat au personnel en activité.
Or, son mari était décédé. Il lui fallait donc partir au plus vite. Sauf que sa veuve n'a jamais travaillé et que son mari est mort du fait même de son activité à l'arsenal ! », explique l'avocat de la famille, Olivier Ferri.
« C'est moralement insupportable ! »
Patrick Wecker faisait effectivement partie du personnel civil de la Défense et était ouvrier d'Etat. A ce titre, M. Wecker a été au contact de l'amiante pendant des années. En 2005, il a été victime d'une forme violente du cancer des poumons et est décédé deux ans plus tard. « Il est mort à 59 ans, après avoir enduré d'atroces souffrances. Cet homme n'a même pas pu profiter de sa retraite. Et aujourd'hui, on vient enlever à sa famille le logement dans lequel ils avaient vécu ensemble et où leurs deux enfants sont nés », dénonce Me Ferri. « C'est particulièrement injuste et nous trouvons cela moralement insupportable. D'autant que cet homme est mort du fait même de son activité pour la Défense. Ce sont les mêmes qui viennent aujourd'hui demander des comptes à sa veuve ».
Il est vrai qu'à Paris, le ministère a appliqué à la lettre une circulaire tout à fait légale, mais qui ne tient pas compte des cas particuliers, souvent douloureux comme ceux rencontrés dans notre département.
Rappelons que des milliers d'anciens employés des chantiers navals de La Seyne ou de Toulon attendent toujours d'être indemnisés pour avoir été « contaminés à l'amiante pendant des années ». La justice toulonnaise est débordée par les demandes mais traite les dossiers avec attention.
La veuve d'un ancien ouvrier de l'Arsenal remue ciel et terre depuis quelques jours pour ne pas avoir à abandonner son appartement du Mourillon à Toulon où elle a vécu 25 ans en compagnie de son défunt époux. Pourtant, le ministère de la Défense réclame le bien.
C'est par un courrier tout simple que Suzette Wecker, une retraitée toulonnaise, a appris, le 3 novembre dernier, qu'elle devait libérer les lieux.
« Cet appartement de la cité Mireille était réservé par le ministère de la défense auprès de Toulon-Habitat au personnel en activité.
Or, son mari était décédé. Il lui fallait donc partir au plus vite. Sauf que sa veuve n'a jamais travaillé et que son mari est mort du fait même de son activité à l'arsenal ! », explique l'avocat de la famille, Olivier Ferri.
« C'est moralement insupportable ! »
Patrick Wecker faisait effectivement partie du personnel civil de la Défense et était ouvrier d'Etat. A ce titre, M. Wecker a été au contact de l'amiante pendant des années. En 2005, il a été victime d'une forme violente du cancer des poumons et est décédé deux ans plus tard. « Il est mort à 59 ans, après avoir enduré d'atroces souffrances. Cet homme n'a même pas pu profiter de sa retraite. Et aujourd'hui, on vient enlever à sa famille le logement dans lequel ils avaient vécu ensemble et où leurs deux enfants sont nés », dénonce Me Ferri. « C'est particulièrement injuste et nous trouvons cela moralement insupportable. D'autant que cet homme est mort du fait même de son activité pour la Défense. Ce sont les mêmes qui viennent aujourd'hui demander des comptes à sa veuve ».
Il est vrai qu'à Paris, le ministère a appliqué à la lettre une circulaire tout à fait légale, mais qui ne tient pas compte des cas particuliers, souvent douloureux comme ceux rencontrés dans notre département.
Rappelons que des milliers d'anciens employés des chantiers navals de La Seyne ou de Toulon attendent toujours d'être indemnisés pour avoir été « contaminés à l'amiante pendant des années ». La justice toulonnaise est débordée par les demandes mais traite les dossiers avec attention.
Toulon, La Seyne : le fléau des chantiers
« Après les maris, ce sont leurs femmes qui doivent supporter un nouveau cauchemar », plaide l'avocat qui a pris attache auprès des autorités. Sans résultat pour l'instant.
Plus localement, Toulon-Habitat qui gère les dossiers a promis d'examiner l'affaire de près pour éviter toute expulsion hâtive. En attendant, le compte à rebours est commencé pour Suzette Wecker qui craint de quitter son logement dans les semaines qui viennent. « Ses revenus sont minimes et elle ne pourrait trouver une autre habitation qu'elle affectionne ».
Le cas de la famille Wecker ressemble un peu à celui de milliers d'autres, touchées de plein fouet par le fléau de l'amiante. « Combien d'hommes partis à la cinquantaine qui ont passé une vie de travail en avalant cette saleté tous les jours dans les chantiers ? », rappelle une association de défense des travailleurs victimes. Le sujet reste sensible dans le Var où les malades sont chaque année plus nombreux.
myOasAd('Position1');
source : http://www.varmatin.com/
Plus localement, Toulon-Habitat qui gère les dossiers a promis d'examiner l'affaire de près pour éviter toute expulsion hâtive. En attendant, le compte à rebours est commencé pour Suzette Wecker qui craint de quitter son logement dans les semaines qui viennent. « Ses revenus sont minimes et elle ne pourrait trouver une autre habitation qu'elle affectionne ».
Le cas de la famille Wecker ressemble un peu à celui de milliers d'autres, touchées de plein fouet par le fléau de l'amiante. « Combien d'hommes partis à la cinquantaine qui ont passé une vie de travail en avalant cette saleté tous les jours dans les chantiers ? », rappelle une association de défense des travailleurs victimes. Le sujet reste sensible dans le Var où les malades sont chaque année plus nombreux.
myOasAd('Position1');
source : http://www.varmatin.com/
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire