mardi 28 août 2007

ABB prévoit des acquisitions à hauteur de plusieurs milliards de dollars

Le groupe d'ingénierie helvético-suédois veut se renforcer dans les systèmes d'automatisation et les techniques énergétiques plutôt en Amérique du Nord et dans les pays en voie de développement
Après plusieurs années de vaches maigres, en partie en raison des énormes litiges liés à l'amiante contenue dans certains produits du groupe, ABB veut renouer avec la croissance externe et le fait savoir. Depuis février, le groupe helvético-suédois, revenu dans le vert en 2006 après d'importantes restructurations, répète qu'il est prêt à procéder à une "importante acquisition", faisant ainsi régulièrement bondir le cours du constructeur électrique Legrand, une de ses cibles potentielles selon les professionnels du secteur.
Le groupe prévoit d'effectuer ces achats en Amérique du Nord et dans les pays en voie de développement, plutôt qu'en Europe, a également indiqué le directeur général.
Ce programme d'acquisition témoigne de la santé recouvrée du groupe, qui avait plongé dans le rouge pendant cinq années, émaillées de crises, de pertes historiques et de scandales. ABB avait été obligé de couper massivement dans ses effectifs, supprimant 45.000 postes entre 2002 et 2004 et vendant plusieurs divisions. L'amiante, substance cancérigène contenue à l'époque dans certains de ses produits, lui avait causé de multiples soucis financiers, avec des demandes d'indemnisation supérieures à plus de 2 milliards de dollars. Ces litiges ont finalement été résolus en 2006.
Quand on pense à toutes les idioties que nous avons pu entendre, sur les faillites inévitables au cas où les industriels seraient contraints d’indemniser leurs victimes.
ABB, a indemnisé seule, les victimes de filiales de son groupe. Elle a versé, plus que le total des indemnisations versées par le FIVA depuis sa création.
Elle s’apprête maintenant à investir et à créer des emplois sur le secteur Nord Américain, précisément, sur le secteur où ont été versées les indemnisations.
ABB a donné les preuves que les arguments Français de délocalisations inévitables dont seraient responsables les victimes qui réclameraient des indemnités sont, pour le moins que l’on puisse dire : mensongers et d'arrière pensée culpabilisante.
Pouvons nous espérer qu’un jour, en France, les victimes ne seront plus harcelées, culpabilisées, rendues responsables de la faillite du système. Et j’en veux pour preuve le nombre d’articles de journaux qui évoquaient les 1.43 milliards d’Euros qu’à versé le FIVA aux victimes.
Marc Chapelet

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