samedi 1 septembre 2007

NOUVELLE CALEDONIE l’affaire de l’amiante à Doniambo encore renvoyée

Le référé qui oppose deux salariés du Nickel (Karel Stanisic et Alain Malaku) à leur employeur a été renvoyé à la semaine prochaine par le tribunal du travail de Nouméa, hier matin.Karel Stanisic et Alain Malaku reprochent à la SLN de leur faire respirer des fibres d’amiante dans le lotissement de Doniambo, où ils habitent tous les deux. Karel Stanisic a vu sa maison désamiantée, mais les prélèvements qu’il a fait analyser par la suite prouvent que les poussières présentes sous son toit et sur le rebord de ses fenêtres contiennent de l’amiante chrysotile et crocidolite.Pour la SLN, la présence de fibres dans les poussières n’est pas étonnante, puisque le minerai de nickel en contient. La filiale d’Eramet met plutôt en avant les mesures d’air effectuées dans son usine, et qui indiquent que la concentration en fibres d’amiante est inférieure à la norme en vigueur.
Source : http://www.info.lnc.nc/caledonie/
Article précédent : Nouvelle Calédonie La maison à l’amiante

Cette affaire illustre parfaitement l’empreinte qu’à laissé le Comité Permanent Amiante ( CPA ) ce lobby financé par les industriels de l’amiante.
La « tolérance » de 5 fibres par litre d’air évoquée par la SNL, toujours présente dans les textes Français sur l’amiante, ne reposent sur aucune donnée scientifique, mais permettait aux industriels de faire utiliser l’amiante par leurs victimes sans être inquiétés.
Aucun seuil minima d’exposition à l’amiante n’a été constaté par les scientifiques sur la survenue de cancers, et c’est de cela qu’il s’agit, dans cette île où la fréquence de cancers pulmonaires est 30 fois supérieure à la normale.
Il est évident, que comme à CANARI en CORSE, si personne n’avait creusé le sol et entassé les décombres miniers un peu partout, le danger serait réduit considérablement.
En France, les victimes se comptent par milliers, mais statistiquement entre 51 et 70 ans. Il faut tenir compte que ces personnes ont été empoisonnées lorsqu’elles ont été en age de travailler. Aucune statistique n’est connue sur le sort d’enfants contaminés dès le plus jeune age, ce qui est le cas en NOUVELLE CALEDONIE. Je pense personnellement que le plus grand risque est là.
A notre époque où le risque est archi connu, comment des responsables d’entreprises ou politiques peuvent faire prendre un tel risque à cette population ?
Ces populations à haut risque doivent être déplacées vers des zones saines si l’on veut arrêter ce massacre.
Marc Chapelet

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