
À la rentrée prochaine, les élèves du collège de Magenta pourront admirer leurs nouveaux plafonds : repeints et, surtout, sans amiante.
Le chantier est impressionnant. Les salles de classes sont vides et les murs recouverts de toiles grises. « C’est pour éviter de tout contaminer avec l’amiante qui se trouve dans les plafonds », explique Hervé Lemasle, le gérant de l’entreprise de désamiantage AMPE (Amiante et matières polluantes à éliminer) qui coordonne les travaux au collège de Magenta. Car un chantier de désamiantage, ça ne s’improvise pas. « Il faut savoir que de l’amiante, il y a en a un peu partout en Calédonie et que ça peut-être très dangereux lorsqu’il se retrouve dans l’air », précise le professionnel.Cette fibre, utilisée pour ses propriétés isolantes et ignifuges, peut notamment provoquer des cancers de la plèvre (surface du poumon) lorsque le matériau qui la contient est abîmé. Heureusement, ce n’était pas le cas de l’enduit qui tapisse les plafonds du collège de Magenta depuis 1978.Aucun danger pour le momentDonc, aucun danger pour le moment, mais la province Sud a tout de même décidé de le faire retirer. Des opérations similaires ont déjà permis d’éliminer l’amiante dans d’autres établissements, à l’internat de La Foa et au réfectoire du collège de Magenta. La deuxième phase des travaux, qui concerne les salles de classe, a débuté lundi et s’étalera sur deux mois.Car le chantier se fait en plusieurs phases. Après avoir protégé les murs, la pièce sera placée en dépression afin d’éviter que les poussières ne sortent à l’extérieur. Un sas et une douche pour sortirCinq ouvriers, protégés par des masques, des combinaisons et des bottes, vont se relayer pour gratter le plafond à l’aide d’un marteau-piqueur. Il faudra ensuite compter plusieurs jours pour enlever les poussières et les mettre dans des sacs hermétiques. « Ces sacs seront ensuite gérés par la CSP qui se chargera de les enfouir », précise Hervé Lemasle. Les travaux sont contraignants, y compris pour les ouvriers, qui doivent passer dans un sas et se doucher dès qu’ils sortent de la zone infectée. Toute cette procédure montre bien que, malgré l’absence de réglementation concernant le désamiantage, l’opération ne doit pas être prise à la légère.
Le chantier est impressionnant. Les salles de classes sont vides et les murs recouverts de toiles grises. « C’est pour éviter de tout contaminer avec l’amiante qui se trouve dans les plafonds », explique Hervé Lemasle, le gérant de l’entreprise de désamiantage AMPE (Amiante et matières polluantes à éliminer) qui coordonne les travaux au collège de Magenta. Car un chantier de désamiantage, ça ne s’improvise pas. « Il faut savoir que de l’amiante, il y a en a un peu partout en Calédonie et que ça peut-être très dangereux lorsqu’il se retrouve dans l’air », précise le professionnel.Cette fibre, utilisée pour ses propriétés isolantes et ignifuges, peut notamment provoquer des cancers de la plèvre (surface du poumon) lorsque le matériau qui la contient est abîmé. Heureusement, ce n’était pas le cas de l’enduit qui tapisse les plafonds du collège de Magenta depuis 1978.Aucun danger pour le momentDonc, aucun danger pour le moment, mais la province Sud a tout de même décidé de le faire retirer. Des opérations similaires ont déjà permis d’éliminer l’amiante dans d’autres établissements, à l’internat de La Foa et au réfectoire du collège de Magenta. La deuxième phase des travaux, qui concerne les salles de classe, a débuté lundi et s’étalera sur deux mois.Car le chantier se fait en plusieurs phases. Après avoir protégé les murs, la pièce sera placée en dépression afin d’éviter que les poussières ne sortent à l’extérieur. Un sas et une douche pour sortirCinq ouvriers, protégés par des masques, des combinaisons et des bottes, vont se relayer pour gratter le plafond à l’aide d’un marteau-piqueur. Il faudra ensuite compter plusieurs jours pour enlever les poussières et les mettre dans des sacs hermétiques. « Ces sacs seront ensuite gérés par la CSP qui se chargera de les enfouir », précise Hervé Lemasle. Les travaux sont contraignants, y compris pour les ouvriers, qui doivent passer dans un sas et se doucher dès qu’ils sortent de la zone infectée. Toute cette procédure montre bien que, malgré l’absence de réglementation concernant le désamiantage, l’opération ne doit pas être prise à la légère.
Une réglementation encore à la traîneActuellement, aucun texte de loi n’oblige les propriétaires à faire appel à une entreprise de désamiantage lorsque cela est nécessaire. D’ailleurs, aujourd’hui, « il n’y a presque que les administrations qui ont conscience du problème et peuvent se permettre d’effectuer les travaux », explique Hervé Lemasle, le gérant de l’entreprise de désamiantage AMPE. C’est ainsi qu’en octobre dernier, le propriétaire d’un immeuble de la rue Albert-Ier décidait de casser lui-même son toit contenant de l’amiante (voir notre édition d’hier). Et ce, à deux pas du collège Champagnat.Le dernier arrêté du gouvernement datant de février concerne l’interdiction d’importer, de vendre et d’utiliser l’amiante en Calédonie. Avant cela, seul un texte datant de 1997 y fait référence. Il concerne spécifiquement la protection des travailleurs exposés aux inhalations. À l’heure actuelle, il est difficile d’évaluer le nombre de victimes de l’amiante dans le pays, mais un rapport du Sénat datant de 2005 estime à 3 000 le nombre de décès liés à des maladies professionnelles dues à ce minerai d’ici 2025.
Source : http://lnc.sdv.fr/noumea/
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire