Selon une étude de l'Institut national d'études démographiques (Ined) publiée le 20 septembre, les maladies professionnelles sont "largement sous-évaluées" en France.
"Ce sont des maladies négociées. Depuis les années 1920, leur définition fait l'objet d'une controverse permanente entre patronat et syndicats. (...) Les rapports officiels admettent que
le système ainsi construit sou s-évalue leur incidence "y estime l'Ined.
La sous-évaluation peut passer par une "sous-déclaration": "Le médecin du travail étant rétribué par l'employeur, les salariés hésitent à lui déclarer des affections qui, via la délivrance d'un certificat d'inaptitude, pourraient justifier leur licenciement". "Arrangement direct" et "sous-reconnaissance " II peut également s'agir d'"un arrangement direct": "le salarié ne déclare pas sa maladie comme professionnelle, et elle est alors prise en charge au titre de la branche maladie de la Sécurité sociale, épargnante l'employeur de voir augmenter sa cotisation à la branche accidents du travail et maladies professionnelles. En compensation, ce dernier accorde au salarié des avantages divers".
Selon l'étude, à la "sous-déclaration" s'ajoute la "sous-reconnaissance " qui "varierait de un à douze selon les caisses régionales d'assurance maladie dans le cas du mésothéliome et des cancers de la plèvre, maladies liées à l'amiante. Presque 70°/o de l'ensemble des maladies professionnelles seraiept ainsi invisibles".
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