dimanche 2 mars 2008

Grasse : Présence d'amiante dans la salle de motricité de l'école maternelle


Les 96 enfants de la maternelle Crabalona, à la Blaquière, ont-ils inhalé des particules d'amiante dans leur salle de motricité inaugurée en septembre ?
Depuis que la direction a découvert la présence d'amiante dans le sol fin janvier, les murs et le plafond du préfabriqué, les cours n'y ont plus lieu, ils se déroulent dans la cour.
Une mesure prise au titre du principe de précaution par le directeur, Bruno Garzetti.
Il a saisi le maire jeudi 28 février sur la présence de ce produit toxique, découvert par hasard, et qui fait apparaître que le préfabriqué a échappé aux expertises pourtant obligatoires.
«... M. Krisanaz, adjoint délégué aux affaires scolaires et périscolaires, étant présent dans notre école le vendredi 18 janvier 2008, je lui ai demandé si une expertise d'amiante avait bien eu lieu dans ce préfabriqué, en même temps que l'expertise générale de l'école effectuée le 26 mars 2007.
« Nous avons reçu la visite, le mardi 21 janvier 2008, de MM. Divita des services techniques de la ville, et Lavallez, du cabinet Affinexpert.
Oralement on nous a dit que la salle de motricité comportait des matériaux contenant de l'amiante (plafonds, dalles et cloisons) et que le rapport officiel nous serait communiqué. L'équipe enseignante souhaiterait connaître les mesures envisagées par la municipalité pour le désamiantage de ce nouvel équipement afin que nos élèves puissent de nouveau bénéficier de séances de motricité dans cette salle...»
La rénovation opérée sans précaution d'usage
L'annexion de l'ancienne bibliothèque du quartier, vandalisée voilà quelques années, s'est concrétisée après un chantier de réhabilitation qui a coûté près de 70 000 euros à la commune.
Le préfabriqué n'ayant pas été soumis à l'expertise, obligatoire, le chantier de rénovation de l'été dernier s'est déroulé sans précaution particulière.
Selon le directeur «... dans le cadre de la législation en vigueur, l'équipe enseignante s'étonne que les travaux de réhabilitation du préfabriqué aient été engagés sans diagnostic préalable. Nous regrettons non seulement de ne plus pouvoir utiliser ce nouvel équipement en toute sécurité mais aussi de l'avoir utilisé quotidiennement avec nos élèves sans aucun principe de précaution depuis la rentrée scolaire 2007...»
Jean-Yves Sappe, directeur des services techniques, déclare n'avoir pas reçu ce rapport d'expertise, demandé à Affinexpert, et affirme que la ville appliquera le même processus de traitement que pour les autres écoles.


Lorsque l'on lit l'interwiew du Professeur DOUAGUI lors des 4es journées d’oncologie thoracique : Le point avec le Pr Douagui, en pensant à ces pauvres gosses, on a froid dans le dos.

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