
Fausses factures, délit d'entrave, dépôt de bilan organisé, licenciements abusifs, refus de reclassement et empoisonnement... Soutenus par ta CFDT Métaux, les salariés de l’ex société PDR Services sont allés de surprise en surprise depuis la liquidation de leur société. « Je suis horrifié par votre dossier. En 10 ans de carrière, je n'ai jamais vu ça. C'est un voyage au bout de l'horreur" commentera d’ailleurs M" Brouwer avocat au barreau de Dunkerque, lors d'une réunion d'information organisée à la maison de quartier du Courghain à Grande-Synthe.
Rappel des faits
Spécialisée en maintenance et réparation électromécanique, la société FDR Service prospère depuis une quarantaine d'années lorsqu'on 2002, arrive un nouveau gérant : Mario Çecarelli. À l'époque, la société FDRS fait face à une demande insistante de la CFDT Métaux et du Comité d'hygiène et de sécurité des conditions de travail CHSCT), qui souhaitent tous deux obtenir une expertise amiante.
L’arrivée du nouveau gérant précipite les choses. Deux ans plus tard, la FDRS est en mauvaise posture financière et doit liquider. Un administrateur judiciaire est nommé. Là, le dossier vire au scandale... L'administrateur en question remarque un trou de 311 000 € dans la trésorerie et en réfère au procureur de la République.
Malgré cela, le gérant de la FDRS n’est pas inquiété et la société est placée en liquidation, après l'audience du tribunal de commerce. Intéressée par Je portefeuille client de la FDRS, la société CIemessy reprend le flambeau, mais 26 salariés seront licenciés en novembre 2004 sur décision de l’administrateur judiciaire.
Rappel des faits
Spécialisée en maintenance et réparation électromécanique, la société FDR Service prospère depuis une quarantaine d'années lorsqu'on 2002, arrive un nouveau gérant : Mario Çecarelli. À l'époque, la société FDRS fait face à une demande insistante de la CFDT Métaux et du Comité d'hygiène et de sécurité des conditions de travail CHSCT), qui souhaitent tous deux obtenir une expertise amiante.
L’arrivée du nouveau gérant précipite les choses. Deux ans plus tard, la FDRS est en mauvaise posture financière et doit liquider. Un administrateur judiciaire est nommé. Là, le dossier vire au scandale... L'administrateur en question remarque un trou de 311 000 € dans la trésorerie et en réfère au procureur de la République.
Malgré cela, le gérant de la FDRS n’est pas inquiété et la société est placée en liquidation, après l'audience du tribunal de commerce. Intéressée par Je portefeuille client de la FDRS, la société CIemessy reprend le flambeau, mais 26 salariés seront licenciés en novembre 2004 sur décision de l’administrateur judiciaire.
Aucun salarié ne sera reclassé. Selon la CFDT et son conseil, celui-ci n’a pas joué son rôle d’accompagnateur social : « On lui a même présenté des solutions de reclassement dont il n’a pas voulu tenir compte au motif que les propositions étaient arrivées trop tardivement », témoigne M" Brouwer.
Liquidation volontaire
Poursuivant les investigations, Pierre Méquinion ex-salarié FDRS et représentant syndical CFDT, apporte la preuve qu'une cinquantaine de fausses factures ont été émises et retrouve la trace des 311000 €,.. « C’est arrivé par hasard, on a retrouvé une facture pour une intervention au Maroc, faite par un certain Pierre Mequinion... Celui-ci n'y est jamais allé, passeport: à l’appui », poursuit l’avocat.
Dès lors, les ex-salariés parlent de détournement, qui aurait directement profité au gérant.
Soutenus par la CFDT, dix salariés sur les 26 licenciés portent l'affaire devant le conseil des Prud'hommes, Mais Pierre Mequinion et les siens ne sont pas au bout de leurs peines puisqu'ils prennent connaissance d'un rapport d'expertise commandé en 2001 concluant à la présence d'amiante dans l'entreprise à hauteur de 20,65 fibres par litre d'air.
La machine Judiciaire lancée
Pour les salariés floués, il apparaît évident que la société a volontairement été coulée pour quelle ne puisse pas faire face à ses responsabilités ni procéder aux indemnisations des employés victimes de l’amiante.
En Janvier 2006, la faute inexcusable de l'employeur est reconnue.
En juin 2006, quatre salariés de la FDRS portent plainte contre X pour mise en danger d'autrui. En mars 2006, l'affaire atterrit devant le pôle de santé publique de Paris, où une plainte contre X est déposée.
Une plainte similaire est également déposée devant le TGI de Dunkerque en juin. Mais à Paris le dossier manque d’être classé faute d’élément. Interrogée, l'ancienne direction de la FDRS à en effet certifié avoir procédé au désamiantage des locaux. Sauf qu’un nouveau rapport, commandé cette fois par le TGI de Dunkerque en 2006 concluait encore à la présence d’amiante, mais aussi de pyralène et autres hydrocarbures. « Le seul endroit chez FDRS où il n’y a pas d’amiante, c’est dans le bureau du patron. Vous croyez que c’est un hasard ? », s’insurge l’avocat des plaignants.
En parallèle, plusieurs dossiers en indemnisation sont également déposés devant le Tribunal des affaires de sésurité sociale de Lille. Quarante cas de maladies dues à l’amiante ont été recencés chez les ex-salariés de FDRS, qui comptent déjà 5 décès dans leurs rangs.
Source : La Voix du Nord
Liquidation volontaire
Poursuivant les investigations, Pierre Méquinion ex-salarié FDRS et représentant syndical CFDT, apporte la preuve qu'une cinquantaine de fausses factures ont été émises et retrouve la trace des 311000 €,.. « C’est arrivé par hasard, on a retrouvé une facture pour une intervention au Maroc, faite par un certain Pierre Mequinion... Celui-ci n'y est jamais allé, passeport: à l’appui », poursuit l’avocat.
Dès lors, les ex-salariés parlent de détournement, qui aurait directement profité au gérant.
Soutenus par la CFDT, dix salariés sur les 26 licenciés portent l'affaire devant le conseil des Prud'hommes, Mais Pierre Mequinion et les siens ne sont pas au bout de leurs peines puisqu'ils prennent connaissance d'un rapport d'expertise commandé en 2001 concluant à la présence d'amiante dans l'entreprise à hauteur de 20,65 fibres par litre d'air.
La machine Judiciaire lancée
Pour les salariés floués, il apparaît évident que la société a volontairement été coulée pour quelle ne puisse pas faire face à ses responsabilités ni procéder aux indemnisations des employés victimes de l’amiante.
En Janvier 2006, la faute inexcusable de l'employeur est reconnue.
En juin 2006, quatre salariés de la FDRS portent plainte contre X pour mise en danger d'autrui. En mars 2006, l'affaire atterrit devant le pôle de santé publique de Paris, où une plainte contre X est déposée.
Une plainte similaire est également déposée devant le TGI de Dunkerque en juin. Mais à Paris le dossier manque d’être classé faute d’élément. Interrogée, l'ancienne direction de la FDRS à en effet certifié avoir procédé au désamiantage des locaux. Sauf qu’un nouveau rapport, commandé cette fois par le TGI de Dunkerque en 2006 concluait encore à la présence d’amiante, mais aussi de pyralène et autres hydrocarbures. « Le seul endroit chez FDRS où il n’y a pas d’amiante, c’est dans le bureau du patron. Vous croyez que c’est un hasard ? », s’insurge l’avocat des plaignants.
En parallèle, plusieurs dossiers en indemnisation sont également déposés devant le Tribunal des affaires de sésurité sociale de Lille. Quarante cas de maladies dues à l’amiante ont été recencés chez les ex-salariés de FDRS, qui comptent déjà 5 décès dans leurs rangs.
Source : La Voix du Nord
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