jeudi 5 février 2009

Actarus malade !

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Daisuke Umon, plus connu en France sous le pseudonyme d’Actarus , souffre d’un cancer. C’est ce qu’il a annoncé lors d’une conférence à la maison de la presse de Strasbourg ce lundi. L’ancien pilote de Goldorak accuse directement la Toei, qui lui aurait fait piloter un robot cancérigène en toute connaissance de cause.Un Cancer diagnostiquéL’information n’a pas tardé à se répandre comme une traînée de poudre. Daisuke Umon, le célèbre Actarus de la série Goldorak, aurait été vu à l’hôpital de Hautepierre jeudi. Devant l’agitation de la presse, Umon a décidé de donner une conférence de presse ce lundi à la Maison de la Presse, située dans le quartier de l’Orangerie. Très vite, les rumeurs qui circulaient ont été confirmées : « Je suis actuellement en observation au service d’oncologie de l’Hôpital d’Hautepierre. Je présente un nombre inquiétant de métastases à un stade avancé. En d’autres mots, je suis très malade, j’ai le cancer ». Agé désormais de 54 ans (il en avait 21 lors du tournage de la série en 1975), celui qui restera comme l’idole d’une génération, l’icône de la jeunesse mélancolique des années de plomb de la France giscardienne, est désormais un vieil homme malade.Un Robot radioactifLe professeur Glockenspiel, du service d’oncologie de l’hôpital, a ensuite pris la parole. Refusant de répondre aux questions sur la maladie de Umon, il s’est par contre beaucoup exprimé sur les causes de la maladie : « Il est quasiment impossible de le prouver clairement, mais nous pensons que la maladie d’Umon vient très certainement de l’utilisation du Robot Goldorak. En effet, nous avons publié un rapport qui démontre clairement que Goldorak contenait 76 substances toxiques ou cancérigènes ». Sont pointées du doigt des armes comme les différents lasers et rayon (Retro-Laser et surtout Pulvonium), l’amiante qui isolait certaines parties du cockpit et surtout l’uranium appauvri des fulguro-poings. Daisuke est allé plus loin : « Je compte attaquer en justice la TOEI, pour m’avoir fait tourner dans un robot cancérigène. Des membres hauts placés de la production étaient en effet au courant du danger, mais se sont bien gardés de m’avertir. J’ai piloté Goldorak sans être conscient des risques ».La Toei invoque le secret d’EtatLe Prince d’Euphor fait ainsi référence à la note du gouvernement japonais de la défense, dit « Dossier Fujita » du nom du Takeshi Fujita, chargé à l’époque d’évaluer les risques pour la santé de l’utilisation de robots de 30m pour la défense nationale. Ce dossier serait tout simplement passé à la trappe, et Fujita écarté, bien que n’ayant fait que son devoir. Le gouvernement japonais et la TOEI se seraient entendus pour étouffer l’affaire. Mais récemment, un ancien diplomate japonais en exil pour des raisons de tourisme sexuel en Asie du Sud-Est a fait des gorges chaudes dans les colonnes du quotidien anglophone de Bangkok, le Bangkok Post. Cet ancien haut-dirigeant, chargé notamment de la coordination de la défense contre une invasion extra-terrestre, a confirmé que le gouvernement et les sociétés de production étaient bien au courant, mais que la raison d’état nécessitait l’enterrement du Dossier Fujita : « il en allait de la sécurité, non seulement de l’Empire, mais également de la Terre. Nous avions tout de même les forces de Véga en face de nous, et l’armement standard terrien ne pouvait à lui seul stopper les Antéraks et autres Golgoths ». Mais Daisuke Umon refuse ce rôle de martyr sacrifié pour le salut de la Terre. Pour lui, c’est avant tout le succès TV de la série qui a encouragé la TOEI à poursuivre le tournage, et ce au mépris de sa santé. « J’ai engagé une équipe d’avocat, comme celui d’OJ Simpson, maître Chamdy qui a défendu Saddam Hussein et l’avocat de Christian Payan. Nous allons constituer un dossier à charge et attaquer la TOEI ». Avec un léger accent euphorien, Daisuke Umon a déclaré dans un français courant qu’il se bat plus pour l’honneur que pour l’argent, était lui-même riche : « Je vais mettre autant d’ardeur dans ce procès que j’en ai mis dans mon combat contre le Grand Stratéguerre ».Le Scandale des SentaiCette affaire a eu le mérite de mettre un coup de pied dans la fourmilière. A l’image du scandale de la vache folle, de l’amiante ou du Syndrome de la guerre du Golfe, ce qu’on appelle déjà sur l’archipel nippon « Le Scandale des Sentai » met en lumière un nombre inquiétant de cas similaires. Comme le dit non sans un réalisme quasi cynique ce journaliste des DNA (Dernières Nouvelles d’Akita) : « Le cancer de Daisuke, c’est un peu comme le SIDA pour Freddy Mercury, Magic Johnson ou Klaus Nomi, c’est un drame qui a tout de même le mérite de sensibiliser l’opinion. C’est un peu comme si un président de la République avait un cancer ou une fille cachée » dit-il d’un rire jaune. Ainsi, une enquête sur les Sentai va être réouverte. Les Sentai étaient ces séries « live » comme les Bioman ou encore X-Or. Megumi Mori, la jeune interprète de Blue Delphin dans le sentai « Liveman », diffusé en France sous le titre Bioman III met également en cause les transformateurs utilisé pour se transformer en Bioman : « Je n’ai jamais pu avoir d’enfant. Et je pense savoir pourquoi ». Le Megazord des Powers Rangers, fabriqué par la firme McDonell/Douglas, aurait utilisé des armes en uranium appauvri.Nous ne sommes pas prêts, hélas, d’être au bout de nos mauvaises surprises. A quand le procès de Dark Vador à British Corellian Tabaco pour son cancer du poumon ?Source : http://iuliu68.racingstub.com

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