jeudi 5 février 2009

De l'amiante dans les hôpitaux parisiens?

Une enquête est en cours pour "infraction aux règles d'hygiène et de sécurité au travail".
Une enquête judiciaire a été ouverte en octobre à la suite d'une plainte déposée par la CGT dénonçant la présence d'amiante qui aurait dû être retiré dans plusieurs hôpitaux de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), a-t-on appris lundi de sources judiciaires.L'information judiciaire, dont la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy a la charge, vise les chefs de "mise en danger de la vie d'autrui" et "infraction aux règles d'hygiène et de sécurité au travail".Elle fait suite à une plainte contre X déposée par la fédération CGT de l'AP-HP qui estime que l'Assistance publique (38 hôpitaux ou groupes hospitaliers dont 17 à Paris intra-muros, environ 90.000 personnes employées) n'a pas rempli ses obligations en matière de désamiantage.Trois hôpitaux sont plus particulièrement visés: Antoine-Béclère, Saint-Vincent-de-Paul et Saint-Louis.Sollicitée par l'AFP, la direction des Hôpitaux de Paris n'était pas en mesure, lundi après-midi, de faire de commentaire.Le 9 janvier 1996, la direction de l'AP-HP avait publié une note aux directeurs d'établissements demandant la suppression de "toute l'amiante sous deux ans". Au total, quelque 28.000 m² avaient été identifiés en "niveau à risque" (calorifugeage, flocages, faux-plafonds).Pourtant, près de dix ans plus tard, le 30 septembre 2005, seuls 26 sites sur 50 avaient établi une fiche récapitulative sur la présence d'amiante, en dépit de la présentation par l'AP-HP d'un plan amiante en mars de la même année."Certains établissements de l'AP-HP, bien que connaissant la présence de substances amiantées classées niveau 3 (qui oblige à engager des travaux, ndlr) n'ont absolument pas prévu d'engager les travaux obligatoires dans le délai de 12 mois requis", déplore la CGT dans sa plainte, que l'AFP a pu consulter.A Béclère, situé à Clamart (Hauts-de-Seine), seuls 250 m² de surface amiantée auraient ainsi fait l'objet de travaux sur les 650 m² identifiés.L'enquête a été confiée à l'Oclaest (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique), ainsi qu'à la région gendarmerie d'Ile-de-France.L'AP-HP avait adopté en mars 2005 en CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité, et de conditions de travail) un plan amiante qui visait notamment à organiser le "retrait sans délai" des matériaux en "mauvais état" ou présentant les taux les plus élevés d'amiante.Elle avait alors annoncé que 19 agents des services de maintenance de l'hôpital Saint-Louis à Paris (Xe), exposés à ce matériau, présentaient des plaques pleurales, une pathologie qui entraîne des restrictions de la capacité respiratoire.
Source : http://www.lepost.fr/

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