Informés que des représentants de l'Association des victimes de l'amiante du Québec et du mouvement Ban Asbestos du Canada avaient l'intention de tenir une réunion d'information à Thetford Mines le 31 mai, plusieurs élus de même que des chefs syndicaux et des représentants d'organismes socio-économiques ont fait savoir mardi que ces gens ne seraient pas les bienvenus et qu'ils auraient droit à un comité d'accueil particulier s'ils s'avisaient de se présenter à Thetford Mines."Je ne connais pas leurs intentions, mais je tiens à dénoncer leur venue chez nous et à les aviser qu'ils ne sont pas les bienvenus. Ils seront très mal reçus", a lancé comme avertissement le président du Mouvement ProChrysotile québécois, Raynald Paré, devant les intervenants de la conférence de presse et une vingtaine de travailleurs de l'amiante présents à l'hôtel de ville de Thetford Mines hier après-midi."Ces gens-là affirment qu'ils auraient l'intention de contribuer à la relance économique de la région. En réalité, la région n'a vraiment pas besoin d'eux. La relance économique est bien enclenchée depuis de nombreuses années", devait-il poursuivre.On avait sorti l'artillerie lourde pour l'occasion. M. Paré était flanqué du secrétaire d'État à l'Agriculture et député de Mégantic-L'Érable, Christian Paradis, des maires de Thetford Mines et de Saint-Joseph-de-Coleraine, Luc Berthold et Josette Vaillancourt, des chefs syndicaux Yves Poulin, Jean Binet et Pierre Courchesne, et du directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Amiante, Louis Thivierge. L'attachée politique du ministre Laurent Lessard, Nathalie Mercier, et le directeur général de la Société de développement économique de la région de Thetford Mines, Luc Rémillard, étaient également présents.Le député Christian Paradis a été bref dans son intervention. "C'est une insulte à nos travailleurs. Et j'aimerais rappeler à ces gens que le Canada a une politique nationale de l'utilisation sécuritaire du chrysotile", a-t-il déclaré.Prenant bien soin de préciser qu'il ne visait nullement les gens ayant été victimes dans le passé de la mauvaise utilisation du chrysotile, le maire Berthold a tenu des propos directs. "Ces gens-là de l'AVAQ et de BAN Canada ne sont pas crédibles. Leurs propos ne sont qu'exagérations et mensonges qui vont nous retarder de 10 ou 15 ans. Ils ne savent pas où s'arrêter. Ils se présentent comme des sauveurs. C'est le comble de l'absurdité. Ça n'a pas de bon sens. Je leur lance un avertissement: qu'ils arrêtent de dire n'importe quoi."Même discours chez la mairesse Vaillancourt. "Nous déplorons le travail destructeur des anti-chrysotile. Leur propagande utilise des clichés des années 1950. Il n'est pas question que ces détracteurs mal informés viennent nous faire la leçon ici, chez nous!"Position unanime des trois chefs syndicaux CSN et Métallos: "Nous avons dompté la bête au même titre que d'autres produits potentiellement dangereux l'ont été. Nous n'avons nullement besoin de ces gens à l'esprit fermé qui ne cessent de déformer la réalité. Nous ne sommes plus en 1949. Les temps ont changé!"
Source : http://www.cyberpresse.ca/
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