
«Nous sommes déçus et surpris. Je ne croyais pas qu'une telle autorisation pouvait intervenir. » Jérôme Delord, un des artisans du collectif de villageois opposé depuis plus d'un an à la création d'une unité de stockage d'amiante à Lannepax, est sous le choc depuis l'annonce officielle de l'autorisation préfectorale.
Par arrêté en date d'hier, le préfet du Gers autorise donc la société MG 32, de Georges Marie, « à exploiter une installation de stockage de déchets inertes d'amiante lié sur la commune de Lannepax, pour un volume annuel de 2 000 tonnes ». Une première demande avait été effectuée par Georges Marie en avril dernier et rejetée à l'époque « en raison des insuffisances du dossier déposé ».
La préfecture explique que le dossier présenté en novembre a revu le tonnage à la baisse, et la durée d'exploitation ramenée à 15 ans contre 25. Dans un communiqué, le préfet décrit « l'encadrement et la surveillance des conditions d'exploitation », avant d'annoncer que des « contrôles réguliers seront effectués » et « qu'en cas de non-respect des prescriptions, l'exploitant encourt des sanctions », notamment le retrait de l'autorisation.
« J'ai été calomnié »
« C'est une satisfaction, pas une victoire, commentait hier soir Georges Marie. J'ai respecté les règles, mon dossier a été logiquement accepté. J'espère désormais qu'on arrêtera de me calomnier. Il a été dit tout et n'importe quoi et, plus grave, certaines personnes m'ont accusé de faire des choses illicites comme stocker de l'amiante alors que je n'en avais pas le droit. Tout cela se paiera. »
L'ambiance reste tendue à Lannepax, où, dès hier soir, le Collectif devait se réunir pour étudier l'arrêté préfectoral et décider de la suite à y donner. « Nous n'en resterons pas là, annonce déjà Jérôme Delord. Nous nous étions battus, tout le monde sait que ce site n'est pas sécurisé, c'est tout simplement hallucinant que d'autoriser une telle exploitation. »
Et Jérôme Delord de ne pas exclure « de nouvelles actions. Nous allons commencer par une demande d'entrevue par le préfet et nous tenterons, une fois encore, de sensibiliser les élus à cette situation inacceptable ».
Michel Gabas, conseiller général du canton, a lui aussi immédiatement réagit mais en des termes mesurés. « La première fois, le dossier n'était pas juridiquement acceptable, cette fois-ci, au regard des questions environnementales notamment, il l'est. Aussi le préfet ne pouvait-il pas l'interdire. »
« Pour autant, ajoute l'élu, je comprends difficilement qu'on puisse créer un tel stockage à Lannepax en prévoyant d'y accueillir 30 000 tonnes sur 15 ans. Je regrette que ma proposition d'étudier ce dossier d'une façon plus large, au niveau départemental, n'ait pas été retenue. »
« J'avais proposé à Trigone, gestionnaire des déchets dans le Gers, d'étudier la possibilité de créer des déchetteries capables d'accueillir ce type de produit. Cela garantirait le sérieux et les moyens financiers que possède la collectivité publique. »
Pour l'heure, l'annonce de l'autorisation jette le trouble au sein de la population de Lannepax.
Par arrêté en date d'hier, le préfet du Gers autorise donc la société MG 32, de Georges Marie, « à exploiter une installation de stockage de déchets inertes d'amiante lié sur la commune de Lannepax, pour un volume annuel de 2 000 tonnes ». Une première demande avait été effectuée par Georges Marie en avril dernier et rejetée à l'époque « en raison des insuffisances du dossier déposé ».
La préfecture explique que le dossier présenté en novembre a revu le tonnage à la baisse, et la durée d'exploitation ramenée à 15 ans contre 25. Dans un communiqué, le préfet décrit « l'encadrement et la surveillance des conditions d'exploitation », avant d'annoncer que des « contrôles réguliers seront effectués » et « qu'en cas de non-respect des prescriptions, l'exploitant encourt des sanctions », notamment le retrait de l'autorisation.
« J'ai été calomnié »
« C'est une satisfaction, pas une victoire, commentait hier soir Georges Marie. J'ai respecté les règles, mon dossier a été logiquement accepté. J'espère désormais qu'on arrêtera de me calomnier. Il a été dit tout et n'importe quoi et, plus grave, certaines personnes m'ont accusé de faire des choses illicites comme stocker de l'amiante alors que je n'en avais pas le droit. Tout cela se paiera. »
L'ambiance reste tendue à Lannepax, où, dès hier soir, le Collectif devait se réunir pour étudier l'arrêté préfectoral et décider de la suite à y donner. « Nous n'en resterons pas là, annonce déjà Jérôme Delord. Nous nous étions battus, tout le monde sait que ce site n'est pas sécurisé, c'est tout simplement hallucinant que d'autoriser une telle exploitation. »
Et Jérôme Delord de ne pas exclure « de nouvelles actions. Nous allons commencer par une demande d'entrevue par le préfet et nous tenterons, une fois encore, de sensibiliser les élus à cette situation inacceptable ».
Michel Gabas, conseiller général du canton, a lui aussi immédiatement réagit mais en des termes mesurés. « La première fois, le dossier n'était pas juridiquement acceptable, cette fois-ci, au regard des questions environnementales notamment, il l'est. Aussi le préfet ne pouvait-il pas l'interdire. »
« Pour autant, ajoute l'élu, je comprends difficilement qu'on puisse créer un tel stockage à Lannepax en prévoyant d'y accueillir 30 000 tonnes sur 15 ans. Je regrette que ma proposition d'étudier ce dossier d'une façon plus large, au niveau départemental, n'ait pas été retenue. »
« J'avais proposé à Trigone, gestionnaire des déchets dans le Gers, d'étudier la possibilité de créer des déchetteries capables d'accueillir ce type de produit. Cela garantirait le sérieux et les moyens financiers que possède la collectivité publique. »
Pour l'heure, l'annonce de l'autorisation jette le trouble au sein de la population de Lannepax.
Source : http://www.sudouest.com/gers/
Quelle honte !
Alors que des pays comme l’Algérie, envoie ses déchets amiantés à l’usine de neutralisation d’amiante par torche au plasma à peu de distance dans les Landes, les déchets amiantés Français sont mis en décharge, comme au moyen age. MC
Alors que des pays comme l’Algérie, envoie ses déchets amiantés à l’usine de neutralisation d’amiante par torche au plasma à peu de distance dans les Landes, les déchets amiantés Français sont mis en décharge, comme au moyen age. MC
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