
Neuf médecins canadiens, dont cinq rattachés à l'Université Laval, demandent au chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, de mettre un terme aux exportations d'amiante chrysotile et de retirer son appui à la notion d'utilisation sécuritaire du minerai.
Les Drs Fernand Turcotte, Pierre Gosselin, Ray Bustinza-Lopez, Yv Bonnier-Viger et Micheline Beaudry de l'Université Laval ont apposé leur nom au bas d'une lettre que le Dr Tim K. Takaro, de l'Université Simon Fraser, a fait parvenir au chef libéral cette semaine.
Dans sa lettre, le Dr Takaro rappelle une déclaration attribuée à Ignatieff lors d'une rencontre à Victoria le 28 mars selon laquelle les exportations canadiennes d'amiante devraient cesser. Il déplore cependant que le chef du PLC se soit rétracté quelques jours plus tard, ne mentionnant alors plus une éventuelle interdiction.
«Nous comprenons que vous faites face à une pression intense afin de poursuivre la politique passée du Parti libéral, qui prétendait que l'amiante chrysotile pouvait être utilisé de façon sécuritaire dans les pays en développement et que les produits de substitution pouvaient être dangereux», déclare-t-il avant d'indiquer que l'exportation d'amiante n'était maintenant plus justifiable.
À l'avant-garde
Le Dr Fernand Turcotte, professeur émérite de santé publique à la faculté de médecine de l'Université Laval, a indiqué hier que c'est parce que l'institution était à l'avant-garde des universités québécoises sur cette question que plusieurs professeurs avaient appuyé la démarche du Dr Takaro. «Il est faux de dire que tout le monde au Québec est en faveur de l'utilisation de l'amiante», déclare-t-il.
«Les pratiques de l'Institut du chrysotile sont abjectes, presque pornographiques tellement elles sont obscènes», enchaîne le médecin au sujet de cet organisme qui fait la promotion de l'usage sécuritaire de l'amiante chrysotile et dont le tiers du budget annuel de 750 000 $ est fourni par le gouvernement canadien.
«Il est temps que ce cirque arrête. Il faut cesser d'entretenir aux frais des taxes des Canadiens une entreprise d'intoxication de l'opinion publique. Cet argent sert à payer de gros salaires à trois ou quatre personnes qui galopent à travers le monde entier et donnent au Canada le statut d'une république de bananes dans la communauté scientifique internationale», poursuit-il.
Quant à Michael Ignatieff, le Dr Turcotte s'est dit convaincu qu'il avait été fortement incité à changer sa position. «C'est simple, je pense qu'il a fait l'objet de pressions de la part des mafieux de l'industrie du chrysotile!» conclut-il.
Les Drs Fernand Turcotte, Pierre Gosselin, Ray Bustinza-Lopez, Yv Bonnier-Viger et Micheline Beaudry de l'Université Laval ont apposé leur nom au bas d'une lettre que le Dr Tim K. Takaro, de l'Université Simon Fraser, a fait parvenir au chef libéral cette semaine.
Dans sa lettre, le Dr Takaro rappelle une déclaration attribuée à Ignatieff lors d'une rencontre à Victoria le 28 mars selon laquelle les exportations canadiennes d'amiante devraient cesser. Il déplore cependant que le chef du PLC se soit rétracté quelques jours plus tard, ne mentionnant alors plus une éventuelle interdiction.
«Nous comprenons que vous faites face à une pression intense afin de poursuivre la politique passée du Parti libéral, qui prétendait que l'amiante chrysotile pouvait être utilisé de façon sécuritaire dans les pays en développement et que les produits de substitution pouvaient être dangereux», déclare-t-il avant d'indiquer que l'exportation d'amiante n'était maintenant plus justifiable.
À l'avant-garde
Le Dr Fernand Turcotte, professeur émérite de santé publique à la faculté de médecine de l'Université Laval, a indiqué hier que c'est parce que l'institution était à l'avant-garde des universités québécoises sur cette question que plusieurs professeurs avaient appuyé la démarche du Dr Takaro. «Il est faux de dire que tout le monde au Québec est en faveur de l'utilisation de l'amiante», déclare-t-il.
«Les pratiques de l'Institut du chrysotile sont abjectes, presque pornographiques tellement elles sont obscènes», enchaîne le médecin au sujet de cet organisme qui fait la promotion de l'usage sécuritaire de l'amiante chrysotile et dont le tiers du budget annuel de 750 000 $ est fourni par le gouvernement canadien.
«Il est temps que ce cirque arrête. Il faut cesser d'entretenir aux frais des taxes des Canadiens une entreprise d'intoxication de l'opinion publique. Cet argent sert à payer de gros salaires à trois ou quatre personnes qui galopent à travers le monde entier et donnent au Canada le statut d'une république de bananes dans la communauté scientifique internationale», poursuit-il.
Quant à Michael Ignatieff, le Dr Turcotte s'est dit convaincu qu'il avait été fortement incité à changer sa position. «C'est simple, je pense qu'il a fait l'objet de pressions de la part des mafieux de l'industrie du chrysotile!» conclut-il.
Source : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil
On ne peux être plus clair. Merci au Docteur Turcotte pour son courage vis à vis des voyous de l'amiante. MC
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