
C'est une première en Europe. 2 900 plaignants contre deux des principaux dirigeants de la société Éternit s'affrontent au tribunal de Turin depuis le 6 avril.
Les dirigeants de la société spécialisée dans les matériaux de couverture et de construction sont poursuivis pour le même motif qui s'applique en France ; la faute inexcusable de l'employeur. Concrètement, il leur est reproché de « n'avoir ni protégé ni informé les salariés, pour n'avoir pas pris en charge le lavage des vêtements de travail couverts de poudre d'amiante, qui étaient lavés à domicile » ainsi que « d'avoir livré des matériaux contenant de l'amiante à des particuliers ou des organismes privés sans les informer du danger » avec pour circonstance aggravante le fait que ces manquements ont été commis « sur une grande échelle et pendant plusieurs décennies ».
Les 2 900 victimes professionnelles et environnementales (celles tombées malades car elles vivaient à proximité des usines) ont été contaminées par quatre établissements situés dans le nord industriel de l'Italie (Casale Monferrato, Cavagnolo, Bagnoli et Rubiera). À ce jour, ces quatre sites auraient causé la mort de plus de 2 000 personnes. Ce procès devrait durer deux ans.
Un procès de cette ampleur est inédit en Europe. Mais aux États-Unis, où les premiers procès remontent à 1973, la RAND Corporation estimait, en 2002, que les litiges concernant l'amiante impliquaient 730 000 victimes ayant porté plainte contre 8 400 entreprises et qu'autant de plaintes futures étaient à venir. Le système de « class action », inexistant en France, facilite l'ouverture de maxi procès outre-Atlantique. • G. P.
Les 2 900 victimes professionnelles et environnementales (celles tombées malades car elles vivaient à proximité des usines) ont été contaminées par quatre établissements situés dans le nord industriel de l'Italie (Casale Monferrato, Cavagnolo, Bagnoli et Rubiera). À ce jour, ces quatre sites auraient causé la mort de plus de 2 000 personnes. Ce procès devrait durer deux ans.
Un procès de cette ampleur est inédit en Europe. Mais aux États-Unis, où les premiers procès remontent à 1973, la RAND Corporation estimait, en 2002, que les litiges concernant l'amiante impliquaient 730 000 victimes ayant porté plainte contre 8 400 entreprises et qu'autant de plaintes futures étaient à venir. Le système de « class action », inexistant en France, facilite l'ouverture de maxi procès outre-Atlantique. • G. P.
Source : http://www.lavoixdunord.fr/
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