dimanche 6 septembre 2009

Trignac. Déconstruction des tours de Certé.


Malgré les consignes de sécurité très strictes en matière de traitement des déchets amiantés, les riverains du chantier de déconstruction de Certé se sont inquiétés de pratiques « étonnantes » et ont alerté l'ADDEVA. Alain Gériff, trignacais président national de l'association de défense des victimes de l'amiante, est venu sur les lieux.Il a observé les ouvriers chargés du désamiantage jeter les ardoises de fibrociment du haut de l'échafaudage au lieu de prendre la précaution de les empaqueter en big-bag étanche. « Certes, les ouvriers sont protégés par leur combinaison mais les fibres d'amiante se dispersent dans la nature et risquent de se déposer dans les potagers environnants, sur le bord des fenêtres des riverains, c'est inadmissible », tonne Alain Guériff ! Il a alerté l'inspection du travail et la municipalité trignacaise.Des réactionsCe jour à 14 h 30, l'ADDEVA est parvenue à rencontrer le maître d'oeuvre FCDI et les responsables du chantier Occamiante, filiale de Occamat en présence de l'inspection du travail. Les deux agents de l'administration ont effectué des mesures d'empoussièrement de l'air au poste de travail qui n'ont rien révélé. « Cela n'a rien d'étonnant, avec le vent, les fibres d'amiante ne restent pas sur place ! » explique Alain Guériff qui a eu bien du mal à faire entendre au chef de chantier qu'il parlait bien d'un constat de mauvaises façons de travailler, si inconcevables soient-elles ! « C'est inadmissible de voir cela encore aujourd'hui avec la connaissance que nous avons de la nocivité du produit... S'il le faut, j'emmènerai ces ouvriers visiter des malades de l'amiante ou des veuves (et ils sont nombreux dans le quartier), ils comprendront ! ». Le chef de chantier a promis de réunir son personnel, de rappeler certains à l'ordre, au besoin. Alain Gueriff et l'ADDEVA, ainsi que les riverains, resteront vigilants...

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