dimanche 21 mars 2010

Les recherches sur l'amiante se développent à Lyon

Le laboratoire de minéralo-pathologie, basé à l'hôpital Saint-Joseph Saint-Luc, s'étend à la faculté de médecine Lyon Est pour mieux connaître les maladies pulmonaires inflammatoires
C'est après avoir découvert une silicose, la maladie des mineurs, chez deux jeunes filles qui avaient sniffé de la poudre à récurer que le Dr Michel Vincent, pneumologue et cancérologue, a commencé à s'intéresser il y a vingt ans aux liens entre les poussières minérales et certaines maladies pulmonaires. Aujourd'hui, la silicose est toujours dans l'actualité : en Turquie, elle touche les sableurs de jeans mais les bricoleurs du dimanche qui utilisent sans précaution des sableuses pour des travaux à la maison prennent aussi des risques.
Depuis cinq ans, le Dr Vincent étudie également la présence d'amiante chez les malades atteints de cancers du poumon, au sein du laboratoire de biologie de l'hôpital Saint-Joseph Saint-Luc. « On a tous un peu d'amiante dans les poumons », remarque le médecin.
En dosant la quantité de fibres d'amiante dans des prélèvements pulmonaires de patients atteints de cancer du poumon, les médecins peuvent établir s'il s'agit ou non d'un cancer lié à l'amiante et permettre ainsi à des malades d'être indemnisés. « Environ 4 % des cancers du poumon sont reconnus comme étant des maladies liées à une exposition à l'amiante alors que 15 à 20 % de ces cancers seraient dus à l'amiante », précise le Dr Vincent.
Grâce aux financements de la Ligue contre le cancer et de la Région, les recherches du laboratoire de minéralo-pathologie vont pouvoir monter en puissance puisqu'une annexe va ouvrir à la faculté de médecine Lyon Est, sur le site Laennec. Elle sera inaugurée ce mercredi, au cours d'un symposium de minéralopathologie.
L'objectif pour les années à venir est de réussir à simplifier la détection des fibres d'amiante en mettant au point un test urinaire ou sanguin. Des recherches vont aussi être menées avec le laboratoire cancer-environnement du Pr Thierry Philip (Centre Léon-Bérard) sur le lien entre l'amiante et les cancers ORL et des ovaires. « On a découvert de l'amiante dans les ovaires d'épouses ou de filles de travailleurs de l'amiante », explique Michel Vincent.
Un projet existe également pour évaluer la part de la génétique dans les cancers du poumon chez les non-fumeurs.
Le laboratoire de minéralo-pathologie, basé à l'hôpital Saint-Joseph Saint-Luc, s'étend à la faculté de médecine Lyon Est pour mieux connaître les maladies pulmonaires inflammatoires
C'est après avoir découvert une silicose, la maladie des mineurs, chez deux jeunes filles qui avaient sniffé de la poudre à récurer que le Dr Michel Vincent, pneumologue et cancérologue, a commencé à s'intéresser il y a vingt ans aux liens entre les poussières minérales et certaines maladies pulmonaires. Aujourd'hui, la silicose est toujours dans l'actualité : en Turquie, elle touche les sableurs de jeans mais les bricoleurs du dimanche qui utilisent sans précaution des sableuses pour des travaux à la maison prennent aussi des risques.
Depuis cinq ans, le Dr Vincent étudie également la présence d'amiante chez les malades atteints de cancers du poumon, au sein du laboratoire de biologie de l'hôpital Saint-Joseph Saint-Luc. « On a tous un peu d'amiante dans les poumons », remarque le médecin.
En dosant la quantité de fibres d'amiante dans des prélèvements pulmonaires de patients atteints de cancer du poumon, les médecins peuvent établir s'il s'agit ou non d'un cancer lié à l'amiante et permettre ainsi à des malades d'être indemnisés. « Environ 4 % des cancers du poumon sont reconnus comme étant des maladies liées à une exposition à l'amiante alors que 15 à 20 % de ces cancers seraient dus à l'amiante », précise le Dr Vincent.
Grâce aux financements de la Ligue contre le cancer et de la Région, les recherches du laboratoire de minéralo-pathologie vont pouvoir monter en puissance puisqu'une annexe va ouvrir à la faculté de médecine Lyon Est, sur le site Laennec. Elle sera inaugurée ce mercredi, au cours d'un symposium de minéralopathologie.
L'objectif pour les années à venir est de réussir à simplifier la détection des fibres d'amiante en mettant au point un test urinaire ou sanguin. Des recherches vont aussi être menées avec le laboratoire cancer-environnement du Pr Thierry Philip (Centre Léon-Bérard) sur le lien entre l'amiante et les cancers ORL et des ovaires. « On a découvert de l'amiante dans les ovaires d'épouses ou de filles de travailleurs de l'amiante », explique Michel Vincent.
Un projet existe également pour évaluer la part de la génétique dans les cancers du poumon chez les non-fumeurs.
Sylvie Montaron
L'exposition à l'amiante serait responsable de 15 à 20 % des cancers du poumon

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