
LESFAITS : Des analyses ont révélé, en outre, la présence d'amiante concassée dans l'allée
Rien ne va plus entre la société Le Logetout qui loue des entrepôts avenue de la Méditerranée, dans le quartier de La Peyrade, et deux de ses locataires. « Depuis que le site a été racheté en 2005, nos relations avec le propriétaire se sont dégradées », explique Alban Monzo qui se présente comme un « vieux locataire. Du temps où mes parents étaient fleuristes, on avait déjà un entrepôt ici. » L'affaire aurait pu en rester au stade de querelles privées - plusieurs plaintes et mains courantes ont été déposées de part et d'autre - sauf qu'entre propriétaires et locataires, des obligations existent. « J'étais installé en face, raconte Jérôme Jeannette, artisan, et le propriétaire m'a dit qu'il allait tout raser, reconstruire et qu'ensuite je pourrai réintégrer mon local. » Sauf que les deux locataires s'aperçoivent que la démolition et la reconstruction des locaux - 400 m² - ont été faites sans autorisation. Jérôme Jeannette refuse alors d'intégrer le nouvel entrepôt. Seul un permis de construire pour une extension de 240 m² d'un bâtiment d'activité a été accordé en février dernier par le service de l'urbanisme de la mairie de Frontignan. On est ici sur une parcelle classée, dans le PPRI en cours d'élaboration, en zone inondable d'aléa fort sur laquelle toute construction nouvelle est interdite. « Nous avons dénoncé cette situation, porté plainte, mais rien ne bouge », tempête M. Monzo.
La mairie a pourtant réagi et envoyé la police municipale constater qu'un bâtiment de 400 m² a été construit sans autorisation. « Le procès-verbal a été transmis à la police nationale puis au procureur. Nous sommes très fermes sur le respect de la loi en termes d'urbanisme » , indique la Ville. « Nous avons été saisis en mars 2010, indique-t-on au Parquet , et une enquête complémentaire est en cours. On est dans nos délais habituels. » Reste l'autre aspect du dossier : la présence d'amiante concassée dans l'allée qui borde les entrepôts. « Ce sont des gravats récupérés sur un chantier de démolition qui devraient se trouver dans une décharge spéciale » , commente Francis Joannes , expert diagnostiqueur agréé à qui les deux locataires ont fait appel. « Il y a des canalisations et des tôles en fibrociment mais, en usage normal, il n'y a pas de risque. Le problème, ce sont les risques d'inhalation de poussières d'amiante induits par la présence des gravats au sol. » Contacté, le propriétaire des lieux reconnaît qu'« il y a un problème de permis de construire mais ça ne les regarde pas. J'ai quatorze locataires et deux récalcitrants. Je reconnais que j'ai voulu aller plus vite que la musique mais tout ce que je demande, c'est de régulariser. Pour ce qui est des remblais, nous avons fait appel à une entreprise. Quand j'ai fait la démolition, il y a des morceaux qui ont pu tomber. Je suis prêt à prendre la mini-pelle et à les enlever. » Reste qu'il ne s'agit plus seulement d'infraction à l'urbanisme mais aussi d'un problème de santé publique que le bureau de l'environnement de la Préfecture, alerté, semble suivre avec attention. « C'est une affaire touffue avec, en plus, des procédures au pénal. Nous avons actionné les services compétents, la DDTM, la Dreal (*) pour qu'ils interviennent. »
Rien ne va plus entre la société Le Logetout qui loue des entrepôts avenue de la Méditerranée, dans le quartier de La Peyrade, et deux de ses locataires. « Depuis que le site a été racheté en 2005, nos relations avec le propriétaire se sont dégradées », explique Alban Monzo qui se présente comme un « vieux locataire. Du temps où mes parents étaient fleuristes, on avait déjà un entrepôt ici. » L'affaire aurait pu en rester au stade de querelles privées - plusieurs plaintes et mains courantes ont été déposées de part et d'autre - sauf qu'entre propriétaires et locataires, des obligations existent. « J'étais installé en face, raconte Jérôme Jeannette, artisan, et le propriétaire m'a dit qu'il allait tout raser, reconstruire et qu'ensuite je pourrai réintégrer mon local. » Sauf que les deux locataires s'aperçoivent que la démolition et la reconstruction des locaux - 400 m² - ont été faites sans autorisation. Jérôme Jeannette refuse alors d'intégrer le nouvel entrepôt. Seul un permis de construire pour une extension de 240 m² d'un bâtiment d'activité a été accordé en février dernier par le service de l'urbanisme de la mairie de Frontignan. On est ici sur une parcelle classée, dans le PPRI en cours d'élaboration, en zone inondable d'aléa fort sur laquelle toute construction nouvelle est interdite. « Nous avons dénoncé cette situation, porté plainte, mais rien ne bouge », tempête M. Monzo.
La mairie a pourtant réagi et envoyé la police municipale constater qu'un bâtiment de 400 m² a été construit sans autorisation. « Le procès-verbal a été transmis à la police nationale puis au procureur. Nous sommes très fermes sur le respect de la loi en termes d'urbanisme » , indique la Ville. « Nous avons été saisis en mars 2010, indique-t-on au Parquet , et une enquête complémentaire est en cours. On est dans nos délais habituels. » Reste l'autre aspect du dossier : la présence d'amiante concassée dans l'allée qui borde les entrepôts. « Ce sont des gravats récupérés sur un chantier de démolition qui devraient se trouver dans une décharge spéciale » , commente Francis Joannes , expert diagnostiqueur agréé à qui les deux locataires ont fait appel. « Il y a des canalisations et des tôles en fibrociment mais, en usage normal, il n'y a pas de risque. Le problème, ce sont les risques d'inhalation de poussières d'amiante induits par la présence des gravats au sol. » Contacté, le propriétaire des lieux reconnaît qu'« il y a un problème de permis de construire mais ça ne les regarde pas. J'ai quatorze locataires et deux récalcitrants. Je reconnais que j'ai voulu aller plus vite que la musique mais tout ce que je demande, c'est de régulariser. Pour ce qui est des remblais, nous avons fait appel à une entreprise. Quand j'ai fait la démolition, il y a des morceaux qui ont pu tomber. Je suis prêt à prendre la mini-pelle et à les enlever. » Reste qu'il ne s'agit plus seulement d'infraction à l'urbanisme mais aussi d'un problème de santé publique que le bureau de l'environnement de la Préfecture, alerté, semble suivre avec attention. « C'est une affaire touffue avec, en plus, des procédures au pénal. Nous avons actionné les services compétents, la DDTM, la Dreal (*) pour qu'ils interviennent. »
Source: http://www.midilibre.com/
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