Quartier des Blagis, à Fontenay-aux-Roses, l'heure est à l'attente. Après l'annonce de la présence d'amiante dans leur logement social, et de lourds travaux en perspective, les locataires rencontrés hier s'avouent encore dans l'expectative.
« On doit nous envoyer un compte rendu. Alors on attend. Nous n'avons pas d'autre choix », se résoud une locataire. C'est lors d'une réunion organisée la semaine dernière par la mairie qu'ils ont appris la présence de ce matériau dans leurs immeubles. La municipalité et Hauts-de-Seine Habitat, leur bailleur, leur ont conseillé de ne pas réaliser de petits travaux sans leur aval. « Ca fait un peu peur, reconnaît Dulcelina. Même si je suis contente qu'ils prévoient des travaux. Les bâtiments en ont besoin ». « Tout le monde a au moins percé un mur, installé un cadre ou une étagère, lâche une habitante de son balcon. Pourquoi personne ne nous a informés avant ? ».
Mais leur inquiétude va au-delà, et porte sur l'avenir de la résidence. « J'espère qu'on ne va pas tout démolir », poursuit Dulcelina. « Nous aimons bien ce quartier, avec son parc et ses espaces verts, ajoute Simone. Où sera-t-on logé ? ». « On a un peu le sentiment qu'on veut nous faire partir... », souffle une passante.
Le maire entend rassurer : « Nous veillerons à ce que le même nombre de logements sociaux soit reconstruit et accessible au même prix », promet Laurent Vastel (DVD). Selon lui toutefois, « entre l'amiante, les problèmes d'isolation, le manque d'accessibilité avec des ascenseurs tous les demi-étages, l'idée qui s'impose est une opération de déconstruction-reconstruction », détaille-t-il. « Nous en profiterons pour désenclaver les lieux et les ouvrir sur la ville. Mais l'opération sera progressive, et se fera dans la concertation. Nous construirons un immeuble, avant d'en détruire un autre ». Et de tacler l'ancien maire : « Même s'il n'est pas majeur, c'est un problème de santé publique. Je ne comprends pas comment on a pu attendre aussi longtemps pour prévenir les locataires ».
L'intéressé se défend : « Je n'ai jamais été au courant, personne ne m'a jamais prévenu de la présence d'amiante, assure Pascal Buchet (PS). J'avais même obtenu 900 000 EUR de subventions pour financer des réhabilitations. Aujourd'hui, on parle de démolition. J'espère que ce n'est pas pour remplacer les logements sociaux par des appartements privés ».
Mais leur inquiétude va au-delà, et porte sur l'avenir de la résidence. « J'espère qu'on ne va pas tout démolir », poursuit Dulcelina. « Nous aimons bien ce quartier, avec son parc et ses espaces verts, ajoute Simone. Où sera-t-on logé ? ». « On a un peu le sentiment qu'on veut nous faire partir... », souffle une passante.
Le maire entend rassurer : « Nous veillerons à ce que le même nombre de logements sociaux soit reconstruit et accessible au même prix », promet Laurent Vastel (DVD). Selon lui toutefois, « entre l'amiante, les problèmes d'isolation, le manque d'accessibilité avec des ascenseurs tous les demi-étages, l'idée qui s'impose est une opération de déconstruction-reconstruction », détaille-t-il. « Nous en profiterons pour désenclaver les lieux et les ouvrir sur la ville. Mais l'opération sera progressive, et se fera dans la concertation. Nous construirons un immeuble, avant d'en détruire un autre ». Et de tacler l'ancien maire : « Même s'il n'est pas majeur, c'est un problème de santé publique. Je ne comprends pas comment on a pu attendre aussi longtemps pour prévenir les locataires ».
L'intéressé se défend : « Je n'ai jamais été au courant, personne ne m'a jamais prévenu de la présence d'amiante, assure Pascal Buchet (PS). J'avais même obtenu 900 000 EUR de subventions pour financer des réhabilitations. Aujourd'hui, on parle de démolition. J'espère que ce n'est pas pour remplacer les logements sociaux par des appartements privés ».
Source : http://www.leparisien.fr
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