Ils voulaient être plus visibles, mission accomplie pour les victimes de
l'amiante à Aix jeudi matin. Ils étaient environ 400 à avoir répondu à l'appel
de 11 associations de défense des victimes de maladies professionnelles de la
région.Fini les manifs confinées
devant la cour d'appel, cette fois ils se sont affichés au cœur
d'Aix-en-Provence, à la Rotonde et en pleine heure de pointe. C'est que la
coupe est pleine pour les victimes, comme pour les associations qui les
défendent, elles dénonçaient, dans les tracts distribués hier matin sur le
Cours Mirabeau où se tenait le marché, comme aux automobilistes circulant
autour de la fontaine, une baisse des indemnisations : "Dans un contexte économique et social marqué du sceau
de l'austérité, la cour d'appel d'Aix, dans le sillage du TASS de Marseille
(Tribunal des Affaires sanitaires et sociales), vient de créer plusieurs
précédents. Alors qu'il y a quelques années encore, grâce à la mobilisation des
victimes, le montant des indemnisations était de 38 000€ pour les plaques
pleurales, depuis il n'a cessé de dégringoler. En 2015, le TASS de Marseille a
considéré que cette maladie ne justifiait pas une indemnisation. Plus aucun
dommage et intérêt n'a été accordé."
Christiane De Felice, présidente de l'Adevimap étang de Berre (Association de
défense des victimes de maladies professionnelles), va encore plus loin :
"Je pense que certains juges ont
aujourd'hui une analyse qui se rapproche de celle du gouvernement et qui répond
aux prérogatives et au désir du patronat. Pour eux, le coût du travail doit
être le moins cher possible et je pense aussi que la justice en a marre de ce
dossier qui, au lieu de s'arrêter, prend de l'ampleur."
Chaque jour en France, dix personnes meurent victimes de l'amiante. Cent mille
devraient décéder d'ici 2050.
Source : http://www.maritima.info/

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