En
effet, neuf des 12 décès acceptés en 2015 dans Lanaudière par la CNESST sont survenus en raison de maladie,
et, comme c'est le cas à l'échelle de la province, l'une des principales causes
de décès de ces travailleurs ou ex-travailleurs est l'amiante. La silice,
d'autres maladies pulmonaires ou encore un cancer développé en lien avec le
travail font aussi partie des causes qui ont mené à ces décès.
« Les gens qui décèdent actuellement
de [maladies pulmonaires comme l'amiantose] ont travaillé dans les années 1980
où il y avait moins de prévention quant à la sécurité au travail. Par exemple,
dans le milieu de la construction, on retrouve de l'amiante dans des matériaux
de constructions bâties dans ces années-là, comme le Gyproc », explique Chantal
Beaudoin, communicatrice régionale de la Direction régionale de Lanaudière de
la CNESST.
Au Québec, 118 des 196 décès acceptés
par la CNESST en 2015 sont causés directement par l'amiante, soit 60,2 %.
Évolution des pratiques
Les pratiques ont cependant évolué
entre les années 1980 et aujourd'hui, prévient Chantal Beaudoin.
Par exemple, si un entrepreneur
voulait entreprendre des travaux de démolition d'un bâtiment construit dans les
années 1980, et dans lequel il y a de fortes chances qu'on retrouve de
l'amiante, il est dans l'obligation de contacter la CNESST pour l'ouverture de
son chantier.
Il doit notamment détailler la façon
dont il compte procéder aux travaux en toute sécurité pour ses travailleurs. La
CNESST peut par exemple exiger de l'échantillonnage avant de procéder aux
travaux. Dans tous les cas, l'entrepreneur doit avoir l'autorisation de la
commission pour procéder, explique Chantal Beaudoin.
Source : http://www.laction.com/

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