Le plus important chantier de désamiantage du moment dans l’Ain c’est à Oyonnax qu’il se déroule pour les quinze prochains mois. Une opération de quelque 5 millions d’euros consistant à désamianter trois tours d’immeubles de sept étages et quelque 109 logements du quartier de la Forge, en fin de réhabilitation.
Au 36 de la rue Saint-Exupéry, 34 extracteurs d’air qui mettent l’immeuble de 7 étages en dépression vrombissent 24 heures sur 24.
Au 36 de la rue Saint-Exupéry, 34 extracteurs d’air qui mettent l’immeuble de 7 étages en dépression vrombissent 24 heures sur 24.
À l’intérieur étage après étage, quatorze équipiers se relayent pour éliminer l’amiante des sols aux plafonds et même aux murs. L’amiante est ici essentiellement contenu dans les colles de dallages, de carrelages aux sols, de faïences aux murs et d’enduits plâtres sur les plafonds.
Cardem, l’entreprise lyonnaise titulaire du marché conclura le chantier par la démolition des trois tours.
La première pourrait être grignotée par une démolisseuse en octobre prochain…
Mais en attendant c’est Ecolex technologies, l’une des entreprises leaders sur le marché, originaire d’Aubagne qui est à pied d’œuvre sous la conduite de Christophe Saffret, chef de chantier et Khaled Belmabrouk, conducteur de travaux. Elle désamiante actuellement aussi à l’Hôpital Fleyriat et a conduit le désamiantage de très nombreux immeubles des quartiers nord de Marseille.
L’amiante interdite en France depuis le 1er janvier 1997 a longtemps été utilisée comme ici à Oyonnax dans ces bâtiments des années soixante-dix, car c’était « un très bon isolant, un matériau très performant à tout point de vue : résistances mécaniques, chimique, tenue au feu et même isolant sonore », précise Christophe Clavon, conducteur de Travaux chez Cardem. « Donc avant cette date, nous sommes susceptibles d’en rencontrer », souligne Olivier Borreil, assistant maître d’ouvrage, chef de projet pour Ginger CEBTP qui aura en charge la démolition après désamiantage.
La première pourrait être grignotée par une démolisseuse en octobre prochain…
Mais en attendant c’est Ecolex technologies, l’une des entreprises leaders sur le marché, originaire d’Aubagne qui est à pied d’œuvre sous la conduite de Christophe Saffret, chef de chantier et Khaled Belmabrouk, conducteur de travaux. Elle désamiante actuellement aussi à l’Hôpital Fleyriat et a conduit le désamiantage de très nombreux immeubles des quartiers nord de Marseille.
L’amiante interdite en France depuis le 1er janvier 1997 a longtemps été utilisée comme ici à Oyonnax dans ces bâtiments des années soixante-dix, car c’était « un très bon isolant, un matériau très performant à tout point de vue : résistances mécaniques, chimique, tenue au feu et même isolant sonore », précise Christophe Clavon, conducteur de Travaux chez Cardem. « Donc avant cette date, nous sommes susceptibles d’en rencontrer », souligne Olivier Borreil, assistant maître d’ouvrage, chef de projet pour Ginger CEBTP qui aura en charge la démolition après désamiantage.
« Petit à petit la réglementation a interdit les matériaux les plus dangereux et les plus émissifs, comme le flocage et le calorifugeage, mais les dalles de sol, nous en avons rencontré jusqu’en 1997 », ajoute ce dernier. La production de l’amiante en France a été à 80 % de l’amiante-ciment, pour les toitures, canalisation allège de fenêtres. 800 big bags d’une tonne en moyenne de déchets ont déjà été enlevés. On devrait parvenir à 1 000 big bags par bâtiment soit quelque 3 000 tonnes de déchets d’amiante ôtés avant de faire place net sur ce terrain de 5 000 m2 dont la destination future sera construite en concertation avec les habitants (espaces verts, logements privés etc.). Le projet de démolition est confié à Hervé Raux, le responsable des opérations démolition chez Dynacité. Le bailleur social de ces immeubles attendait depuis quatre ans les financements pour démolir. Il a reçu 2 522 M€ de subventions ANRU, 218 000 € du département et 240 000 € de la CCHB. Dynacité complétera ce financement à hauteur de 1,78 M€.
Corinne Garay
Trois tours seront démolies dans les 15 prochains mois
Khaled Belmabrouk, Christophe Saffret de la société Ecolex technologies et Christophe Clavon de Cardem au pied de la première tour en cours de désamiantage.
Un triangle orange et cette inscription Danger Amiante ; un visage portant un masque sur un panneau d’avertissement… un chantier de désamiantage n’invite guère à la visite. Comme les autres interdits au public, il l’est d’autant plus que le danger est davantage dans les particules volantes dans l’immeuble confiné que dans l’appartement lorsque ses occupants y vivaient.
C’est en visitant les modules du chantier que l’on comprend mieux les précautions. Pour entrer dans l’immeuble totalement étanché, les désamianteurs qui opèrent en vacation de trois fois deux heures se dévêtissent de la tête au pied. Ils enfilent des sous-vêtements, des gants et une combinaison en intissée jetables. Ils sont équipés d’un masque à ventilation assistée ou à addiction d’air dont les filtres sont jetables, ils sont parés pour deux heures de décollement de l’amiante. Au sortir de la zone, pour vingt à trente minutes de pause, – pour des raisons cardiaques essentiellement -, ils se dévêtissent et se douchent entièrement à deux reprises. Leurs chaussures restent en zone “contaminée”. Ils poncent, rectifient et burinent au marteau-piqueur toutes les parois intérieures. Et, tous leurs outils sont reliés à une puissante aspiration à trois moteurs pour décoller les matériaux. Les déchets d’amiante sont redescendus des étages supérieurs par les ascenseurs dans des sacs. Ces sacs passent par le sas à déchets. Ils sont douchés extérieurement puis mis dans une double enveloppe. Des Big bags stockés et scellés de 1 000 kg qui sont ensuite acheminés par Ecolex technologies par camion de 25 sacs en centre de déchets amiante à Drambon en Côte-d’Or pour un enfouissement. La destination finale de l’amiante c’est l’enfouissement ou la vitrification (une technique qui rend la matière inerte, mais reste très coûteuse encore.) Aucun risque dans l’environnement proche pour le public, les extracteurs d’air équipés de filtres absolus récupèrent toutes particules.
Khaled Belmabrouk, Christophe Saffret de la société Ecolex technologies et Christophe Clavon de Cardem au pied de la première tour en cours de désamiantage.
Un triangle orange et cette inscription Danger Amiante ; un visage portant un masque sur un panneau d’avertissement… un chantier de désamiantage n’invite guère à la visite. Comme les autres interdits au public, il l’est d’autant plus que le danger est davantage dans les particules volantes dans l’immeuble confiné que dans l’appartement lorsque ses occupants y vivaient.
C’est en visitant les modules du chantier que l’on comprend mieux les précautions. Pour entrer dans l’immeuble totalement étanché, les désamianteurs qui opèrent en vacation de trois fois deux heures se dévêtissent de la tête au pied. Ils enfilent des sous-vêtements, des gants et une combinaison en intissée jetables. Ils sont équipés d’un masque à ventilation assistée ou à addiction d’air dont les filtres sont jetables, ils sont parés pour deux heures de décollement de l’amiante. Au sortir de la zone, pour vingt à trente minutes de pause, – pour des raisons cardiaques essentiellement -, ils se dévêtissent et se douchent entièrement à deux reprises. Leurs chaussures restent en zone “contaminée”. Ils poncent, rectifient et burinent au marteau-piqueur toutes les parois intérieures. Et, tous leurs outils sont reliés à une puissante aspiration à trois moteurs pour décoller les matériaux. Les déchets d’amiante sont redescendus des étages supérieurs par les ascenseurs dans des sacs. Ces sacs passent par le sas à déchets. Ils sont douchés extérieurement puis mis dans une double enveloppe. Des Big bags stockés et scellés de 1 000 kg qui sont ensuite acheminés par Ecolex technologies par camion de 25 sacs en centre de déchets amiante à Drambon en Côte-d’Or pour un enfouissement. La destination finale de l’amiante c’est l’enfouissement ou la vitrification (une technique qui rend la matière inerte, mais reste très coûteuse encore.) Aucun risque dans l’environnement proche pour le public, les extracteurs d’air équipés de filtres absolus récupèrent toutes particules.
Source : http://www.voixdelain.fr

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