
Les entreprises chimiques d'Arkéma (ex-Atofina) et d'Areva (ex-Cézus filiale de Framatome), à Jarrie près de Grenoble, ont massivement employé l'amiante sans protection individuelle ni collective et sans que les travailleurs soient avertis des dangers de cette fibre. Aujourd'hui, d'après les chiffres communiqués par le Comité action prévenir et réparer CGT (Caper Sud-Isère), vingt-trois salariés sont décédés, vingt retraités sont atteints d'une pathologie liée à l'amiante à Arkéma et cinq sur Areva. Cette liste n'est pas exhaustive puisque le temps de latence des pathologies liées à l'amiante va de dix à quarante ans.À ce jour, la direction d'Arkéma Jarrie a été condamnée 14 fois pour faute inexcusable par le tribunal des affaires de Sécurité Sociale de Grenoble.
Aujourd'hui, le problème de l'amiante continue à se poser : il reste de l'amiante un peu partout, et dans les grandes entreprises qui prétendent aujourd'hui n'avoir plus d'amiante friable, les travailleurs sont loin d'en avoir la garantie et doivent rester mobilisés... car elles sont prêtes à tous les coups bas pour ne pas reconnaître leurs responsabilités dans ce crime patronal.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire