lundi 2 avril 2007

Ma boule de cristal m’a dit…

En cette période troublée, les : médiums, gourous, et autres voyantes extra lucides ne sont pas guettés par le chômage. Exploitation de la bêtise humaine diront certains. Je serai plus indulgent et pencherait sur un besoin d’être rassurés.
Toujours est-il que, dans certains cas, l’avenir est facile à prévoir.
Henri PEZERAT, ancien directeur de recherche au CNRS et Annie THEBAUD-MONY, Directrice de recherches à l’INSERM, auteur du livre « Travailler peut nuire gravement à votre santé », tirent la sonnette d’alarme sur les menaces à peine voilées sur les préretraites des anciens salariés de l’amiante.
Depuis que les entreprises qui ont empoisonné leurs salariés doivent payer une quotte part du coût des préretraites, leurs syndicats font pression sur le gouvernement pour mettre fin au système de préretraites.
Ils visent particulièrement ceux qui ont travaillé dans l’amiante mais n’ont pas ou pas encore de signes visibles des dégâts du poison ;
Il est probable qu’un candidat à l’élection présidentielle ait tempéré les ardeurs du patronat jusqu’aux élections.
Sitôt les élections passées, les syndicats seront invités à la table des négociations pour traiter des propositions du MEDEF et de la CGPME, de supprimer l’ensemble des allocations des travailleurs de l’amiante.
Après d’âpres négociations, certains syndicats ouvriers sortiront triomphalement de la table, en prétendant avoir « sauvé » la préretraite des personnes atteintes d’une pathologie de l’amiante. Concession acquise par avance.
La CGT sera probablement la seule organisation à refuser de signer l’accord, qui constituera à ses yeux, ni plus ni moins qu’une ignoble attaque des bourreaux envers leurs victimes.
Normalement la « pilule » devrait passer ainsi…sauf si….
Marc CHAPELET

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