La FNATH et l'ANDEVA, qui appellent à défiler le 13 octobre à Paris pour la défense des victimes d'accidents professionnels, ne veulent pas voir leur initiative se transformer en "manifestation fourre-tout" contre les réformes annoncées par Nicolas Sarkozy.
Après les annonces de réformes sociales de Nicolas Sarkozy le 18 septembre, puis la présentation du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2008 lundi dernier, la CGT et la FSU ont appelé à se joindre à ce défilé avec une plate-forme de revendications plus large.
Dans un communiqué diffusé jeudi, la FNATH (fédération des accidentés de la vie) et l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (ANDEVA) "se réjouissent de voir que leur appel à manifester le 13 octobre (soit) soutenu par de nombreuses autres organisations", mais "souhaitent notamment en rappeler clairement les mots d'ordre".
"Cette manifestation des victimes d'accidents du travail et des maladies professionnelles est centrée uniquement sur la question des risques professionnels", rappellent ainsi les deux associations.
Une "meilleure indemnisation des victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles", l'obtention d'une "politique de prévention plus ambitieuse", ou encore la défense de l'allocation de cessation d'activité des travailleurs de l'amiante et la possibilité donnée à plus de victimes de l'amiante d'en bénéficier, figurent notamment parmi les revendications.
"La manifestation du 13 octobre a également pour mot d'ordre la suppression des franchises médicales, en ce qu'elles portent gravement atteinte au droit à la gratuité des soins des victimes de risques professionnels et revient à leur imposer de financer eux-mêmes leur réparation", précise également le communiqué.
"Ça ne veut pas dire qu'on approuve les autres réformes. Mais on ne veut pas faire une bouillie de chat avec 36 terrains possibles de revendications", a expliqué jeudi à l'Associated Press François Verny, de la FNATH. "On ne veut pas d'une manifestation fourre-tout. On est content que d'autres se joignent à nous mais sur nos mots d'ordre. Si c'est pour rentrer dans le cortège en apportant les leurs, c'est non", a-t-il ajouté.
Au lendemain de la présentation du PLFSS 2008, la FSU avait appelé à se joindre au défilé "pour exiger une autre politique de santé publique, de nouveaux droits pour les salariés en matière de santé au travail et contre une privatisation rampante de la Sécurité sociale". Quand au mot d'ordre de la CGT, il englobe "le droit à la santé, le refus de la franchise médicale, la réparation des accidents du travail" ou encore "la reconnaissance des travaux pénibles". AP
Source : http://www.latribune.fr/
Après les annonces de réformes sociales de Nicolas Sarkozy le 18 septembre, puis la présentation du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2008 lundi dernier, la CGT et la FSU ont appelé à se joindre à ce défilé avec une plate-forme de revendications plus large.
Dans un communiqué diffusé jeudi, la FNATH (fédération des accidentés de la vie) et l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (ANDEVA) "se réjouissent de voir que leur appel à manifester le 13 octobre (soit) soutenu par de nombreuses autres organisations", mais "souhaitent notamment en rappeler clairement les mots d'ordre".
"Cette manifestation des victimes d'accidents du travail et des maladies professionnelles est centrée uniquement sur la question des risques professionnels", rappellent ainsi les deux associations.
Une "meilleure indemnisation des victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles", l'obtention d'une "politique de prévention plus ambitieuse", ou encore la défense de l'allocation de cessation d'activité des travailleurs de l'amiante et la possibilité donnée à plus de victimes de l'amiante d'en bénéficier, figurent notamment parmi les revendications.
"La manifestation du 13 octobre a également pour mot d'ordre la suppression des franchises médicales, en ce qu'elles portent gravement atteinte au droit à la gratuité des soins des victimes de risques professionnels et revient à leur imposer de financer eux-mêmes leur réparation", précise également le communiqué.
"Ça ne veut pas dire qu'on approuve les autres réformes. Mais on ne veut pas faire une bouillie de chat avec 36 terrains possibles de revendications", a expliqué jeudi à l'Associated Press François Verny, de la FNATH. "On ne veut pas d'une manifestation fourre-tout. On est content que d'autres se joignent à nous mais sur nos mots d'ordre. Si c'est pour rentrer dans le cortège en apportant les leurs, c'est non", a-t-il ajouté.
Au lendemain de la présentation du PLFSS 2008, la FSU avait appelé à se joindre au défilé "pour exiger une autre politique de santé publique, de nouveaux droits pour les salariés en matière de santé au travail et contre une privatisation rampante de la Sécurité sociale". Quand au mot d'ordre de la CGT, il englobe "le droit à la santé, le refus de la franchise médicale, la réparation des accidents du travail" ou encore "la reconnaissance des travaux pénibles". AP
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