samedi 29 septembre 2007

QUEBEC Baroud d'honneur de l'Institut du Chrysotile

Le président de l'Institut du Chrysotile, Clément Godbout, n'aura pas mis de temps à passer de la parole aux actes. Après avoir exprimé son désaccord à l'endroit de la publication de l'Institut national de santé publique du Québec intitulée "Épidémiologie descriptive des principaux problèmes de santé reliés à l'exposition à l'amiante au Québec, 1984-2004", il a signifié sa désapprobation en adressant une lettre au ministre de la Santé, Philippe Couillard."Encore une fois, nous devons constater une présentation tendancieuse et partielle, donnant une image incomplète et embrouillée", écrit-il au ministre dans sa lettre dont les ministres Claude Béchard et Laurent Lessard et le président du caucus du gouvernement Yvon Vallières ont également reçu copie.M. Godbout fait remarquer au ministre Couillard que l'Institut du Chrysotile est intervenu à plusieurs reprises souhaitant que l'INSPQ s'assure de donner une image claire et complète de la situation dans les études qu'il publie sur le chrysotile et les autres fibres d'amiante. "Cela est possible en expliquant d'abord la différence qui existe entre les divers types de fibres d'amiante et en précisant que les résultats constatés par l'étude sont l'héritage de conditions de travail et d'hygiène d'un passé heureusement révolu", affirme-t-il.M. Godbout ajoute que les commentaires devraient aussi inclure toutes autres informations pertinentes pouvant aider les médias et les lecteurs à obtenir une compréhension plus exacte de l'ensemble du dossier.Et le président de l'Institut du Chrysotile d'inviter le ministre Couillard à intervenir. "Nous déplorons profondément cette façon de faire et nous espérons que vous saurez en informer les responsables de ce dossier."Clément Godbout n'hésite pas à rappeler qu'à l'occasion de la publication d'un rapport par l'INSPQ à l'automne 2003, le ministre Couillard avait, en quelque sorte, appelé l'INSPQ à plus de discernement. "Vos propos fort appropriés au moment de la publication du rapport par l'INSPQ à l'automne 2003 avaient toute leur raison d'être et peuvent être repris dans les mêmes termes aujourd'hui. L'approche de l'organisme n'a pas changé et nous n'avons malheureusement pas d'autre choix que de le constater."
Le lobby le plus cher connu, et aux conséquences les plus catastrophiques, ne peut pas disparaître comme ça !... on ne sait jamais, les victimes pourraient demander des comptes !

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