jeudi 20 septembre 2007

Grâce à l'ADEVA 59 : dix retraites de Glaverbel atteints par l'amiante indemnisés


Les combats non menés, ne peuvent être gagnés. Ceux de l'Association de défense des victimes de l'amiante (ADEVA 59) demandent beaucoup de ténacité et de patience. Et ils ont porté leurs fruits.
C'est avec beaucoup de joie que ses responsables ont accueilli ce mardi après-midi à la salle Jean-Schmidt, dix anciens salariés, aujourd'hui retraités de la verrerie Glaverbel, pour leur remettre les chèques représentant la coquette somme de 537 000 euros. Ceci représente le montant de l'indemnisation attribuée par la justice suite aux procès intentés pour fautes inexcusables de l'employeur, c'est à dire la verrerie Glaverbel, ex PPG et Boussois.Le président Alain Clinckemaillie a rappelé le long combat, mené depuis des années par l'ADEVA association adhérente à l'ENDEVA pour que les ouvriers et employés victimes de l'amiante soient indemnisés correctement. Il a tenu aussi rendre hommage aux victimes et les personnes qui ont disparu récemment et qui n'ont pu apprécier cette victoire.« C'est aussi une grande victoire morale pour les familles et les victimes. » Il a profité de l'occasion pour dénoncer les barrages qui sont fait pour remettre en question les acquis des victimes ou minimiser les conséquences de l'amiante, sur la santé. L'occasion de fustiger l'attitude de certains patrons, voire même des politiques, mais aussi de dénoncer celle de certaines CAPM. Car, selon l'intéressé, elles rejettent de plus en plus les demandes de reconnaissances des maladies professionnelles. Et certains médecins réduisent, eux, les taux d'incapacité partielles permanentes (IPP), faisant véhiculer l'idée que les plaques plurales (maladie bénigne de l'amiante) ne seraient pas plus graves qu'un coup de soleil. Certains tribunaux sont également montrés du doigt, ainsi que des directives. Il fut également question de pressions qui seraient exercées sur des magistrats afin de réduire ou de supprimer les indemnisations.Le président Clinckemaillie a, une nouvelle fois, condamné les jugements qu'il qualifia « d'iniques et scandaleux » du tribunal des affaires de sécurité sociale de Douai, alors que des centaines de dossiers de demande de reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur sont reconnus lorsque les jugements ont lieu aux TASS de Valenciennes, d'Amiens, voire traités par les cours d'appel de Douai ou d'Amiens.Il a aussi insisté sur la nécessité impérative pour les adhérents, ou toutes les victimes de l'amiante, de rester unis, mobilisés et solidaires pour préserver les acquis et gagner d'autres combats.Enfin le président a encouragé les adhérents de l'association et les personnes présentes dans la salle à participer à la manifestation qui se déroulera à Paris, avec la participation commune de la section locale de la FNATH, le 13 octobre. Un bus partira d'Aniche à 9 h pour la manifestation prévue à 13 h.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

bonjour
aujourdhui 05/11/08 où en est cette affaire avec Glaverbel - BSN - Boussois ?

ancien salarié de recherche une asso qui s'occupe des anciens de cette entreprise dans le cadre de l amiante. jldupire@wanadoo.fr

merci