samedi 20 octobre 2007

L'amiante responsable de quatre cancers chez des riverains d'une usine d'Aulnay-sous-Bois

Onze cas de maladies liées à l'amiante, dont quatre cas de cancer de la plèvre, peuvent être "rattachées de façon totale ou partielle" à l'activité d'une ancienne usine de broyage d'amiante située à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a fait savoir vendredi le ministère de la Santé.
Dans un communiqué, le ministère explique qu'une étude épidémiologique de l'Institut de veille sanitaire (InVS) conclut que l'activité du Comptoir des Minéraux et des Matières Premières (CMMP) entre 1938 et 1975 "a engendré une exposition environnementale à laquelle on peut rattacher de façon totale ou partielle 11 cas de maladies liées à l'amiante (dont quatre cas de mésothéliome ou cancer de la plèvre et sept cas de plaques pleurales)".
Le CMMP avait été autorisé en 1938 à exploiter un atelier de broyage de minerais, notamment d'amiante. Les activités de broyage de l'amiante ont cessé en 1975 sur le site, qui a été fermé définitivement en 1991.
Selon le ministère, l'étude de l'InVS -conduite à la suite de signalements par des associations- souligne qu'"il n'y a plus de risque spécifique pour les riverains", les concentrations en fibres d'amiante dans l'atmosphère étant "aujourd'hui identiques à celles que l'on mesure dans d'autres villes non exposées".
En revanche, le ministère a mis en place un numéro de téléphone afin de permettre aux personnes ayant vécu de 1938 à 1975 à proximité du CMMP d'Aulnay-sous-Bois d'obtenir des informations complémentaires ainsi que tout renseignement sur les démarches à suivre.
Une information des médecins sur les pathologies liées à une exposition à l'amiante et les examens pouvant s'avérer nécessaires est également en cours par voie de messagerie et par le biais d'un document d'information mis en ligne sur le site Internet du ministère de la Santé.
Un groupe de travail réunissant des experts scientifiques a par ailleurs été installé "afin de déterminer les études complémentaires qui, le cas échéant, devront être mises en oeuvre".
Le ministère rappelle enfin que toute personne qui s'estime victime d'une pathologie liée à l'amiante (et leurs ayant droits) "peut déposer une demande de réparation auprès du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA)". AP
-Informations:
Par téléphone: 0800 13 00 00 (numéro vert)
-Sur Internet:
http://www.sante.gouv.fr ou http://www.sante.fr

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