mercredi 30 janvier 2008

Afrique du Sud : La terrifiante menace de l’amiante


Plusieurs habitants du Cap du nord ont été diagnostiqués cette semaine de maladies liées à l’amiante telles que le mèsothéliome et l’asbestose, alors que plusieurs autres personnes continuent à être exposées à cette substance dans des emplacements non réhabilités.

Ces révélations interviennent alors que l’exploitation d’amiante a été arrêtée en Afrique du sud au milieu des années 80. Des études ont révélé une prédominance de l’asbestose et du mèsothéliome sur 50% de la population dans les régions d’extraction minières au Cap du nord.Des dizaines de milliers de Sud-Africains habitant les petites villes du Cap du nord ont contracté des maladies liées à l’amiante. Le pays a commencé l’exploitation de l’amiante dans les années 1920 et était devenu l’un des plus grands producteurs du monde. Ceci veut dire que « les populations sont exposées à de sérieux risques sanitaires depuis les années 20 », expliquent les services sanitaires.Les sociétés d’exploitation étrangères ont ces six dernières années payé des dizaines de millions de dollars américains comme dédommagement à quelque 10.000 victimes sud-africaines. Les victimes de mèsothéliome ont reçu chacun 4 000 dollars USLe docteur Gideon Smith de Prieska a déclaré que «son patient atteint de mèsothéliome qui a vécu le plus longtemps est mort deux ans après avoir été diagnostiqué. Mais certaines personnes peuvent vivre jusqu’à cinq années après le diagnostic ».M. Smith a révélé qu’il diagnostiqué 20 à 30 cas de mèsothéliome par an dans cette ville qui compte environ de 20000 habitants. « Chaque fois que quelqu’un se présente à moi avec un mal de poumon, je pense d’abord à l’amiante. Ce qui s’avère presque toujours le cas », a-t-il dit.En dépit de ceci, des tas de fibres bruts d’amiante sont toujours jetés et à découvert, alors que le travail de réadaptation reste à effectuer sur plusieurs décharges de mine qui menacent les communautés dans un rayon 100 km par la contamination par le vent.Quelques routes secondaires dans la province contiennent des fibres d’amiante que l’on voit à l’œil nu, et beaucoup d’écoles et maisons dans des villes comme Prieska ont toujours l’amiante dans leurs charpentes.« Si c’était en Europe, des grandes zones auraient être évacuées. C’est très risqué de vivre dans ces zones », a dit Me Richard Spoor, qui a représenté des douzaines de victimes au tribunalPlusieurs utilisations de l’amiante ont été interdites dans le monde. Cette substance a été un isolant prisé grâce à ses propriétés résistantes à la chaleur. Le mèsothéliome est un cancer incurable du poumon qui peut prendre jusqu’à 40 ans après l’exposition à l’amiante avant de se manifester. Il condamne ses victimes à une fin douloureuse et fatigante, habituellement environ 18 mois après le diagnostic.

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