
Etienne Le Guilcher, président de l’association départementale de défense des victimes de l’amiante (Addeva) ne mâchait pas ses mots, hier après-midi, à la sortie du Tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Brest, peu généreux avec les victimes de l’amiante : « Pour moi, ces trois délibérés, c’est une catastrophe ».
Si la reconnaissance de la faute inexcusable dans le cas des trois délibérés prononcés hier après-midi a satisfait - encore que l’un des malades l’obtient après un indécent jeu de patate chaude entre employeurs - le montant des indemnisations accordées par le juge Jublin a provoqué consternation et colère dans les rangs des malades. Un homme âgé de 77 ans, ancien de la Sodec (construction navale), touché par l’amiante à 10 % d’incapacité permanente partielle (IPP), selon une estimation médicale, devrait accepter 7.800 €. Un autre, âgé de 70 ans, atteint à 10 % d’IPP lui aussi, devra passer une expertise médicale judiciaire avant de demander réparation financière de son préjudice. Un troisième, seulement âgé de 56 ans, affecté à 10 % d’IPP après des années d’activité à la société brestoise de peinture navale, obtient 15.600 €.
Le Fiva plus généreux « Je suis étonné par la faiblesse des indemnisations financières. Elles ne sont pas en rapport avec le préjudice », observait M e Frédéric Quinquis, avocat de l’Addeva. Moins diplomate, Etienne Le Guilcher manifestait son dépit : « Que sont ces sommes au regard de nos maladies et des profits qu’ils ont faits sur notre dos ? », lance un membre en écho. « Notre souffrance, on ne la voit pas nécessairement sur les marches du Palais, reprend le président. Mais en rentrant chez nous, on doit se gaver de médicaments. Nous sommes des produits de pharmacie sur pied ». Cette souffrance, ils vont désormais la porter devant le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (Fiva) « puisqu’il est devenu plus généreux que le Tass de Brest ». Auparavant, l’Addeva incitera ses adhérents s’estimant lésés par le jugement à faire appel devant la cour de Rennes.
Si la reconnaissance de la faute inexcusable dans le cas des trois délibérés prononcés hier après-midi a satisfait - encore que l’un des malades l’obtient après un indécent jeu de patate chaude entre employeurs - le montant des indemnisations accordées par le juge Jublin a provoqué consternation et colère dans les rangs des malades. Un homme âgé de 77 ans, ancien de la Sodec (construction navale), touché par l’amiante à 10 % d’incapacité permanente partielle (IPP), selon une estimation médicale, devrait accepter 7.800 €. Un autre, âgé de 70 ans, atteint à 10 % d’IPP lui aussi, devra passer une expertise médicale judiciaire avant de demander réparation financière de son préjudice. Un troisième, seulement âgé de 56 ans, affecté à 10 % d’IPP après des années d’activité à la société brestoise de peinture navale, obtient 15.600 €.
Le Fiva plus généreux « Je suis étonné par la faiblesse des indemnisations financières. Elles ne sont pas en rapport avec le préjudice », observait M e Frédéric Quinquis, avocat de l’Addeva. Moins diplomate, Etienne Le Guilcher manifestait son dépit : « Que sont ces sommes au regard de nos maladies et des profits qu’ils ont faits sur notre dos ? », lance un membre en écho. « Notre souffrance, on ne la voit pas nécessairement sur les marches du Palais, reprend le président. Mais en rentrant chez nous, on doit se gaver de médicaments. Nous sommes des produits de pharmacie sur pied ». Cette souffrance, ils vont désormais la porter devant le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (Fiva) « puisqu’il est devenu plus généreux que le Tass de Brest ». Auparavant, l’Addeva incitera ses adhérents s’estimant lésés par le jugement à faire appel devant la cour de Rennes.
Source : http://www.letelegramme.com/
Pas de prison pour les responsables de cette catastrophe sanitaire, et, maintenant, braderie des indemnités par complaisance des magistrats pour ces "pauvres patrons accablés de charges". Le cocktail est parfait pour la récidive. Pourquoi mettre en oeuvre des moyens de protection coûteux, si l'on ne risque rien ou pas grand chose ?
Lorsque l'utilisation de produits nocifs pour la santé rapporte plus que le coût des dégats causés, il n'y a pas photo.
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