Tous les faux plafonds ont été remplacés pendant les vacances. Les classes sont prêtes.
Les ouvriers fourmillent à quelques jours de la rentrée au rez-de-chaussée du Cycle du Foron. Ils mettent les bouchées doubles pour terminer les travaux afin que tout soit prêt pour accueillir lundi les 550 élèves et 85 enseignants. N'entre pas qui veut dans le bâtiment. Il faut montrer sa carte d'identité aux agents de sécurité Protectas pour pénétrer à l'intérieur de l'école.
D'un coût de deux millions de francs, ces travaux ont été rendus nécessaires à la suite de la découverte en décembre du lien entre l'amiante dans le cycle et la maladie de deux employés de l'école. Pour la première fois, des cas d'exposition passive à la fibre cancérigène étaient révélés. Parmi les malades figuraient la bibliothécaire de l'école, la présidente des Verts, Anne Mahrer, ainsi qu'un ex-directeur de l'établissement. Jusqu'à cette date, les ouvriers étaient les principales victimes de l'amiante.
La présence encore nombreuse d'hommes en salopette au rez-de-chaussée est trompeuse. Le gros des travaux est terminé. Tous les éléments amiantés ont été enlevés: 7500 mètres carrés de faux plafonds ainsi que l'ensemble des luminaires remplacés. «L'école est tellement transformée que l'on a de la peine à la reconnaître», se réjouit Benoît Muller, le directeur de l'établissement.
Important apprentissage
Les corps de métier ont dû faire vite car les délais impartis n'étaient pas longs: neuf semaines de vacances d'été. Certains jours, il y avait jusqu'à 70 ouvriers. Il a fallu tout d'abord complètement vider le cycle. Puis a succédé la phase de désamiantage. «Nous avons dû confiner et dépressuriser les locaux», explique Andreas Hufschmid, technicien de l'entreprise ARGE Achermann, chargée de cette tâche. Un sas a été aménagé avec des extracteurs afin de garantir une séparation parfaite entre la zone à désamianter et l'extérieur. Les ouvriers ont démonté les faux plafonds de l'école ainsi que ceux de la salle de projection de l'aula. Les déchets ont été acheminés dans une décharge pour matériaux bio-actifs à Fribourg.
Après le désamiantage, il a fallu fixer de nouveaux faux plafonds. Du carrelage et des faïences autour des lavabos ont aussi été remplacés.
Au premier étage comme dans tout le bâtiment, les salles sont prêtes. Les analyses de qualité de l'air sont bonnes. Des pupitres bien propres attendent leurs élèves. Dans une pièce qui a dû être fermée pendant des mois à cause d'un trou au plafond, le directeur Benoît Müller se réjouit: «Regardez, tout est comme neuf.»
«Ce chantier a constitué un test intéressant pour l'Etat car il a fallu tenir les délais», relève René Schori, architecte du Service d'entretien et de transformation des bâtiments de l'Etat. Un exercice d'autant plus important que d'autres ouvrages de désamiantage se profilent. (lire encadré).
Lorsque les élèves réintégreront leurs classes, des travaux de finition, des retouches de peinture et des nettoyages se dérouleront encore jusqu'au 3 septembre.
Source : http://www.tdg.ch
Les ouvriers fourmillent à quelques jours de la rentrée au rez-de-chaussée du Cycle du Foron. Ils mettent les bouchées doubles pour terminer les travaux afin que tout soit prêt pour accueillir lundi les 550 élèves et 85 enseignants. N'entre pas qui veut dans le bâtiment. Il faut montrer sa carte d'identité aux agents de sécurité Protectas pour pénétrer à l'intérieur de l'école.
D'un coût de deux millions de francs, ces travaux ont été rendus nécessaires à la suite de la découverte en décembre du lien entre l'amiante dans le cycle et la maladie de deux employés de l'école. Pour la première fois, des cas d'exposition passive à la fibre cancérigène étaient révélés. Parmi les malades figuraient la bibliothécaire de l'école, la présidente des Verts, Anne Mahrer, ainsi qu'un ex-directeur de l'établissement. Jusqu'à cette date, les ouvriers étaient les principales victimes de l'amiante.
La présence encore nombreuse d'hommes en salopette au rez-de-chaussée est trompeuse. Le gros des travaux est terminé. Tous les éléments amiantés ont été enlevés: 7500 mètres carrés de faux plafonds ainsi que l'ensemble des luminaires remplacés. «L'école est tellement transformée que l'on a de la peine à la reconnaître», se réjouit Benoît Muller, le directeur de l'établissement.
Important apprentissage
Les corps de métier ont dû faire vite car les délais impartis n'étaient pas longs: neuf semaines de vacances d'été. Certains jours, il y avait jusqu'à 70 ouvriers. Il a fallu tout d'abord complètement vider le cycle. Puis a succédé la phase de désamiantage. «Nous avons dû confiner et dépressuriser les locaux», explique Andreas Hufschmid, technicien de l'entreprise ARGE Achermann, chargée de cette tâche. Un sas a été aménagé avec des extracteurs afin de garantir une séparation parfaite entre la zone à désamianter et l'extérieur. Les ouvriers ont démonté les faux plafonds de l'école ainsi que ceux de la salle de projection de l'aula. Les déchets ont été acheminés dans une décharge pour matériaux bio-actifs à Fribourg.
Après le désamiantage, il a fallu fixer de nouveaux faux plafonds. Du carrelage et des faïences autour des lavabos ont aussi été remplacés.
Au premier étage comme dans tout le bâtiment, les salles sont prêtes. Les analyses de qualité de l'air sont bonnes. Des pupitres bien propres attendent leurs élèves. Dans une pièce qui a dû être fermée pendant des mois à cause d'un trou au plafond, le directeur Benoît Müller se réjouit: «Regardez, tout est comme neuf.»
«Ce chantier a constitué un test intéressant pour l'Etat car il a fallu tenir les délais», relève René Schori, architecte du Service d'entretien et de transformation des bâtiments de l'Etat. Un exercice d'autant plus important que d'autres ouvrages de désamiantage se profilent. (lire encadré).
Lorsque les élèves réintégreront leurs classes, des travaux de finition, des retouches de peinture et des nettoyages se dérouleront encore jusqu'au 3 septembre.
Source : http://www.tdg.ch
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