Il n'existe aucune entreprise accréditée pour ce genre de travaux dans les AHP et les HA
Ceux qui ont été exposés à ce matériau sournois, vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Car, aujourd'hui, on le sait: la terrible maladie peut apparaître trente, voire quarante ans après le contact avec l'amiante. Et lorsqu'il se déclare, le cancer qui en résulte ne laisse aucune chance au patient. Calorifugeage, isolation… On a utilisé en masse ce matériau extrêmement dangereux. Aujourd'hui encore, il existe une multitude d'écoles et d'administrations dont le plafond ou le sol est constitué de plaques d'amiante, à l'image du Lycée professionnel Martin-Bret à Manosque (lire ci-dessous), pour lequel les travaux de désamiantage ont débuté en juin dernier. Si les établissements à désamianter sont légion, il en est tout autrement des sociétés susceptibles de réaliser les travaux. À notre grande surprise en effet, lorsque l'on consulte sur Internet la liste des entreprises accréditées "Qualibat", on constate qu'il n'en existe aucune dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, pas plus d'ailleurs que dans celui des Hautes-Alpes. Dans celui des Bouches-du-Rhône, seules cinq entreprises sont accréditées. Mieux: elles seraient à peine une trentaine sur le territoire national. Pas étonnant alors que le désamiantage de locaux équivaille à un vrai parcours du combattant! Au lycée Martin-Bret de Manosque, c'est la Société AG Développement de Pont-Saint-Esprit (Gard), qui réalise les travaux. Une dizaine d'ouvriers travaille sur le chantier du lundi au vendredi. L'isolation du plafond est constituée de plaques d'amiante "friable", le plus dangereux car ses particules peuvent être inhalées. La certification "15/13" qu'il requiert est donc la plus compliquée à obtenir. "Dans le temps, beaucoup d'entreprises se sont mises sur les rangs du désamiantage, flairant les chantiers nombreux et partant, de bonnes affaires", précise le chef de chantier, Alain Auger, qui poursuit: "Ensuite, les accréditations ont été toujours plus difficiles à obtenir et aujourd'hui, très peu d'entreprises sont qualifiées." Reste que les temps d'attente s'allongent inexorablement sur les carnets de commandes des rares sociétés accréditées et que les prévisions ne vont pas vers une amélioration, bien au contraire!Outre les difficultés à obtenir les certifications, il faut reconnaître que cela coûte très cher à l'entreprise. Comme le précise M. Pacot, responsable du bureau d'études pour la société Chiarella à Aiglun, "l'investissement est très lourd en matériel, sans compter les formations obligatoires". En effet, chaque ouvrier doit suivre un stage de trois semaines, un stage payé par l'entreprise, durant lequel l'ouvrier est bien entendu rémunéré. Si l'on considère qu'une quinzaine de personnes au moins doivent être formées dans chaque entreprise pour une raison d'efficacité, on imagine aisément le coût de revient d'une telle formation. Et bien évidemment, ce type d'intervention n'autorise aucun intérimaire, compte-tenu de la formation obligatoire. Mais le facteur financier n'est certainement pas la seule raison. On ne peut ignorer la dangerosité de ce type d'intervention. Même si le matériel de protection est très fiable et performant (extracteurs, zone de travail en dépression, traitement de l'air et autres appareils de filtration), le risque zéro n'existe pas et les ouvriers en sont bien évidemment conscients. D'autant que les salaires proposés, s'ils sont toutefois supérieurs à ceux d'un ouvrier sans qualification particulière, n'atteignent pas non plus des sommets.
Source : http://www.laprovence.com/
Ceux qui ont été exposés à ce matériau sournois, vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Car, aujourd'hui, on le sait: la terrible maladie peut apparaître trente, voire quarante ans après le contact avec l'amiante. Et lorsqu'il se déclare, le cancer qui en résulte ne laisse aucune chance au patient. Calorifugeage, isolation… On a utilisé en masse ce matériau extrêmement dangereux. Aujourd'hui encore, il existe une multitude d'écoles et d'administrations dont le plafond ou le sol est constitué de plaques d'amiante, à l'image du Lycée professionnel Martin-Bret à Manosque (lire ci-dessous), pour lequel les travaux de désamiantage ont débuté en juin dernier. Si les établissements à désamianter sont légion, il en est tout autrement des sociétés susceptibles de réaliser les travaux. À notre grande surprise en effet, lorsque l'on consulte sur Internet la liste des entreprises accréditées "Qualibat", on constate qu'il n'en existe aucune dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, pas plus d'ailleurs que dans celui des Hautes-Alpes. Dans celui des Bouches-du-Rhône, seules cinq entreprises sont accréditées. Mieux: elles seraient à peine une trentaine sur le territoire national. Pas étonnant alors que le désamiantage de locaux équivaille à un vrai parcours du combattant! Au lycée Martin-Bret de Manosque, c'est la Société AG Développement de Pont-Saint-Esprit (Gard), qui réalise les travaux. Une dizaine d'ouvriers travaille sur le chantier du lundi au vendredi. L'isolation du plafond est constituée de plaques d'amiante "friable", le plus dangereux car ses particules peuvent être inhalées. La certification "15/13" qu'il requiert est donc la plus compliquée à obtenir. "Dans le temps, beaucoup d'entreprises se sont mises sur les rangs du désamiantage, flairant les chantiers nombreux et partant, de bonnes affaires", précise le chef de chantier, Alain Auger, qui poursuit: "Ensuite, les accréditations ont été toujours plus difficiles à obtenir et aujourd'hui, très peu d'entreprises sont qualifiées." Reste que les temps d'attente s'allongent inexorablement sur les carnets de commandes des rares sociétés accréditées et que les prévisions ne vont pas vers une amélioration, bien au contraire!Outre les difficultés à obtenir les certifications, il faut reconnaître que cela coûte très cher à l'entreprise. Comme le précise M. Pacot, responsable du bureau d'études pour la société Chiarella à Aiglun, "l'investissement est très lourd en matériel, sans compter les formations obligatoires". En effet, chaque ouvrier doit suivre un stage de trois semaines, un stage payé par l'entreprise, durant lequel l'ouvrier est bien entendu rémunéré. Si l'on considère qu'une quinzaine de personnes au moins doivent être formées dans chaque entreprise pour une raison d'efficacité, on imagine aisément le coût de revient d'une telle formation. Et bien évidemment, ce type d'intervention n'autorise aucun intérimaire, compte-tenu de la formation obligatoire. Mais le facteur financier n'est certainement pas la seule raison. On ne peut ignorer la dangerosité de ce type d'intervention. Même si le matériel de protection est très fiable et performant (extracteurs, zone de travail en dépression, traitement de l'air et autres appareils de filtration), le risque zéro n'existe pas et les ouvriers en sont bien évidemment conscients. D'autant que les salaires proposés, s'ils sont toutefois supérieurs à ceux d'un ouvrier sans qualification particulière, n'atteignent pas non plus des sommets.
Source : http://www.laprovence.com/
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