La grève de l’amiante, qui a marqué l’histoire des relations de travail au Québec, aura 60 ans en 2009. Excédés par des négociations qui traînent et un processus d’arbitrage dans lequel ils ont perdu confiance, les travailleurs de la Canadian Johns-Manville d’Asbestos votent massivement pour le déclenchement d’une grève générale illimitée dans la soirée du 13 février de 1949. Les travailleurs de Thetford-Mines et de localités voisines vont emboîter le pas. Ils seront près de 5 000.
Le conflit va durer 4 mois et demi. Il sera marqué par des interventions policières violentes et l’embauche de briseurs de grève. Des leaders syndicaux seront traduits en justice. Le gouvernement de Maurice Duplessis va appuyer sans réserve l’entreprise en proclamant la Loi de l’émeute et en mettant la police provinciale à son service.
Outre les salaires et la bonification de certaines clauses de la convention collective, les travailleurs réclament l’élimination des poussières d’amiante sur les lieux de travail. On commence à mettre en lumière que l’amiantose rend malade et tue des travailleurs.
Conflit idéologique
Au-delà de ce mélange explosif, l’historienne Suzanne Clavette rappelle, dans un article paru dans L’état du Québec 2009, que ce conflit était également porté par des oppositions idéologiques profondes. Un courant en faveur de la participation des travailleurs à la gestion des entreprises et au partage des profits avait cours.
En avril 1949, 500 patrons sont convoqués en réunion d’urgence pour adopter des résolutions qui visent à limiter le droit de grève et condamnent la formule Rand. Ils ont l’appui du gouvernement Duplessis.
Le conflit va se rendre à Rome. En mai, le pape Pie XII réfute le droit des travailleurs « aux bénéfices de l’entreprise » et indique que le propriétaire doit « rester maître » de ses décisions, souligne Suzanne Clavette.
Juste auparavant, Mgr Joseph Charbonneau, l’archevêque de Montréal avait fait une déclaration fracassante contre la « conspiration pour écraser la classe ouvrière ». La grève va finalement se régler à la fin du mois de juin grâce, notamment, à la médiation de Mgr Maurice Roy, l’archevêque de Québec.
Mgr Charbonneau sera éventuellement destitué. Après le conflit, Maurice Duplessis restera au pouvoir pendant dix ans avant de s’éteindre à Schefferville en septembre 1959. Ce très dur conflit de travail va revivre, plusieurs années plus tard, sous la plume de John Thomas McDonough qui écrira la pièce de théâtre Charbonneau et le Chef.
Source : http://www2.canoe.com/
Le conflit va durer 4 mois et demi. Il sera marqué par des interventions policières violentes et l’embauche de briseurs de grève. Des leaders syndicaux seront traduits en justice. Le gouvernement de Maurice Duplessis va appuyer sans réserve l’entreprise en proclamant la Loi de l’émeute et en mettant la police provinciale à son service.
Outre les salaires et la bonification de certaines clauses de la convention collective, les travailleurs réclament l’élimination des poussières d’amiante sur les lieux de travail. On commence à mettre en lumière que l’amiantose rend malade et tue des travailleurs.
Conflit idéologique
Au-delà de ce mélange explosif, l’historienne Suzanne Clavette rappelle, dans un article paru dans L’état du Québec 2009, que ce conflit était également porté par des oppositions idéologiques profondes. Un courant en faveur de la participation des travailleurs à la gestion des entreprises et au partage des profits avait cours.
En avril 1949, 500 patrons sont convoqués en réunion d’urgence pour adopter des résolutions qui visent à limiter le droit de grève et condamnent la formule Rand. Ils ont l’appui du gouvernement Duplessis.
Le conflit va se rendre à Rome. En mai, le pape Pie XII réfute le droit des travailleurs « aux bénéfices de l’entreprise » et indique que le propriétaire doit « rester maître » de ses décisions, souligne Suzanne Clavette.
Juste auparavant, Mgr Joseph Charbonneau, l’archevêque de Montréal avait fait une déclaration fracassante contre la « conspiration pour écraser la classe ouvrière ». La grève va finalement se régler à la fin du mois de juin grâce, notamment, à la médiation de Mgr Maurice Roy, l’archevêque de Québec.
Mgr Charbonneau sera éventuellement destitué. Après le conflit, Maurice Duplessis restera au pouvoir pendant dix ans avant de s’éteindre à Schefferville en septembre 1959. Ce très dur conflit de travail va revivre, plusieurs années plus tard, sous la plume de John Thomas McDonough qui écrira la pièce de théâtre Charbonneau et le Chef.
Source : http://www2.canoe.com/
Cette grève et ses répercussions sur le statut des salariés Quebecquois pèse encore dans le refus de prise de concsience du danger amiante. La raison finira t-elle par l’emporter sur le cœur ? MC
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