La société minière thetfordoise LAB Chrysotile, seul producteur d’amiante en exploitation en permanence au Canada, a connu en juillet son meilleur mois en quatre ans au chapitre des ventes avec 13 000 tonnes de minerai écoulées sur les marchés mondiaux.
«C’est un mois record au cours des quatre dernières années. Nous fonctionnons au maximum de notre capacité de production avec notre mine Lac d’amiante du Canada (LAC) et il faudrait ajouter des quarts de travail pour en produire plus», explique Jean-Marc Leblond, vice-président aux ventes de LAB Chrysotile et président de l’agence de vente et mise en marché Chrysotile Canada.La consommation interne plus forte en Russie et au Brésil, deux pays producteurs, et la demande accrue dans plusieurs pays asiatiques comme la Chine, l’Inde et l’Indonésie expliqueraient en partie cette situation. Consommation en hausseLa consommation mondiale d’amiante chrysotile aurait augmenté de près de 25 %, passant de moins de deux millions de tonnes à 2,3 millions de tonnes en cinq ans. Seulement en Inde, la demande a doublé en cinq ans pour se chiffrer à 300 000 tonnes par an. L’amiante chrysotile vendu dans les pays émergents sert essentiellement à fabriquer de l’amiante-ciment utilisé dans les infrastructures. Les difficultés vécues par les mines d’amiante du Zimbabwe ont également eu comme effet de retirer ces compétiteurs du marché mondial. «Les mines là-bas sont à toutes fins pratiques fermées. Il y a eu des problèmes de pompage et une partie des mines est inondée», poursuit M. Leblond.Ces facteurs créent un heureux problème pour l’industrie canadienne de l’amiante, qui a vécu sa part de difficultés avec la fermeture de deux mines en 11 ans et une autre qui est sur le respirateur artificiel.«Nous en sommes rendus à voir comment on pourra maximiser notre production», explique M. Leblond, qui signale que la mine Jeffrey d’Asbestos, qui est toujours en mode survie, tente de dénicher 30 millions $ pour compléter son projet de mine souterraine.«Jeffrey a opéré en mai, juin et juillet et c’est maintenant confirmé qu’elle pourra aussi opérer au mois d’octobre. Nous aimerions aussi qu’elle puisse produire en novembre.»Prix à la hausseUne hausse des prix est également sur l’écran radar de l’industrie. Actuellement, la tonne de chrysotile se négocie entre 250 $ et 2500 $ sur les marchés mondiaux, tout dépendant du type et de la qualité de la fibre.«La dernière hausse des prix remontait à 2003. Le fait que la demande augmente alors que l’offre est restreinte devrait nous permettre de vendre un peu plus cher.»Il n’est toutefois pas question pour l’instant d’acheter ou de rouvrir des mines qui ont fermé leurs portes, selon Normand Boutet, adjoint au président de LAB Chrysotile. «Il y a encore trop d’incertitude pour se prononcer à long terme», conclut-il, faisant référence à la menace d’inclure en septembre l’amiante chrysotile dans la procédure de consentement préalable de la Convention de Rotterdam, qui rendrait les exportations beaucoup plus difficiles.
Source : http://www.cyberpresse.ca
«C’est un mois record au cours des quatre dernières années. Nous fonctionnons au maximum de notre capacité de production avec notre mine Lac d’amiante du Canada (LAC) et il faudrait ajouter des quarts de travail pour en produire plus», explique Jean-Marc Leblond, vice-président aux ventes de LAB Chrysotile et président de l’agence de vente et mise en marché Chrysotile Canada.La consommation interne plus forte en Russie et au Brésil, deux pays producteurs, et la demande accrue dans plusieurs pays asiatiques comme la Chine, l’Inde et l’Indonésie expliqueraient en partie cette situation. Consommation en hausseLa consommation mondiale d’amiante chrysotile aurait augmenté de près de 25 %, passant de moins de deux millions de tonnes à 2,3 millions de tonnes en cinq ans. Seulement en Inde, la demande a doublé en cinq ans pour se chiffrer à 300 000 tonnes par an. L’amiante chrysotile vendu dans les pays émergents sert essentiellement à fabriquer de l’amiante-ciment utilisé dans les infrastructures. Les difficultés vécues par les mines d’amiante du Zimbabwe ont également eu comme effet de retirer ces compétiteurs du marché mondial. «Les mines là-bas sont à toutes fins pratiques fermées. Il y a eu des problèmes de pompage et une partie des mines est inondée», poursuit M. Leblond.Ces facteurs créent un heureux problème pour l’industrie canadienne de l’amiante, qui a vécu sa part de difficultés avec la fermeture de deux mines en 11 ans et une autre qui est sur le respirateur artificiel.«Nous en sommes rendus à voir comment on pourra maximiser notre production», explique M. Leblond, qui signale que la mine Jeffrey d’Asbestos, qui est toujours en mode survie, tente de dénicher 30 millions $ pour compléter son projet de mine souterraine.«Jeffrey a opéré en mai, juin et juillet et c’est maintenant confirmé qu’elle pourra aussi opérer au mois d’octobre. Nous aimerions aussi qu’elle puisse produire en novembre.»Prix à la hausseUne hausse des prix est également sur l’écran radar de l’industrie. Actuellement, la tonne de chrysotile se négocie entre 250 $ et 2500 $ sur les marchés mondiaux, tout dépendant du type et de la qualité de la fibre.«La dernière hausse des prix remontait à 2003. Le fait que la demande augmente alors que l’offre est restreinte devrait nous permettre de vendre un peu plus cher.»Il n’est toutefois pas question pour l’instant d’acheter ou de rouvrir des mines qui ont fermé leurs portes, selon Normand Boutet, adjoint au président de LAB Chrysotile. «Il y a encore trop d’incertitude pour se prononcer à long terme», conclut-il, faisant référence à la menace d’inclure en septembre l’amiante chrysotile dans la procédure de consentement préalable de la Convention de Rotterdam, qui rendrait les exportations beaucoup plus difficiles.
Source : http://www.cyberpresse.ca
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