
Fin novembre l'entreprise spécialisée Covini a procédé à l'évacuation des plaques amiantées des préfabriqués. L'ossature qui devait être démolie avant Noël trône toujours dans la cour des HLM. Le chantier a été fermé à la suite d'un contrôle de l'inspection du travail.
Société Stoppée pour des analyses complémentaires, la démolition des préfabriqués des HLM de La Lauve à Saint Rapaël dans le Var est suspendue au feu vert de l'inspection du travail. Doit-on s'inquiéter ou se rassurer ? Pourquoi les locataires ne sont-ils pas informés ? », s'étonne Loïc Guilleux, représentant de la confédération du logement et du cadre de vie (CLCV), face au chantier, déserté, des préfabriqués de La Lauve.
Les travaux de démolition de ces préfabriqués, chargés d'amiante, ont débuté le 24 novembre dernier pour être stoppés du jour au lendemain. Sans explication. C'était il y a plus de deux mois !
« Aujourd'hui, on ne sait toujours pas pourquoi », affirme Loïc Guilleux. « Tout juste Var-habitat, sollicité par le bureau de la CLCV, a indiqué que cet arrêt était consécutif à une visite de l'inspection du travail ».
Depuis, le doute plane. Les travaux reprendront-ils ? Y a-t-il une difficulté au niveau du désamiantage ? Les locataires des bâtiments voisins s'interrogent. « Il y a un manque de transparence, de communication. S'il n'y a pas de soucis, que tout a été fait dans les règles de l'art, qu'on nous le dise ! »
Contactée par téléphone lundi, l'inspection du travail par la voix du responsable du secteur de Saint-Raphaël n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet, faisant valoir « une obligation de réserve quel que soit le dossier ».
Des analyses complémentaires
De son côté, Olivier Jacquin, directeur de l'antenne Fréjusienne Var-habitat, confirmait ce même jour que l'arrêt du chantier a bel et bien été ordonné par l'inspection du travail. Ce service « à la suite d'un contrôle sur site a émis un doute sur la présence d'amiante dans l'isolation de la toiture. Il a donc exigé des analyses complémentaires avant la poursuite du chantier ». Selon le directeur de l'antenne ce type de contrôle est légitime, « l'inspection du travail se rend sur place pour constater si le chantier est conforme ». Il justifie, par ailleurs, l'absence d'information à l'endroit des locataires ainsi : « Cela est difficile à traduire dans une note. Indiquer que des analyses étaient en cours sans avoir de date de reprise des travaux, aurait pu créer des tensions chez les riverains ». La première phase de travaux, l'enlèvement de l'amiante par l'entreprise Covini, est aujourd'hui terminée. « Le marché est toujours actif avec la seconde entreprise qui doit procéder à la démolition. Nous attendons le feu vert de l'inspection du travail ».
Source : http://www.varmatin.com/
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