mardi 17 mars 2009

Fonderie Messier : les victimes de l'amiante confortées


Le 12 novembre 2007, le tribunal des affaires sociales de Pau avait reconnu la faute « inexcusable » des Fonderies Messier dans les dossiers de trois anciens salariés victimes de l'amiante : Jean-Pierre Carrey, qui souffre de plaques pleurales, Gabriel Cassou, d'un cancer bucco-pulmonaire, et Hubert Gérard, décédé en janvier 2006 d'un carcinome épidermoïde.

Hier, la cour d'appel a confirmé le jugement. Selon les défenseurs de la société, cette dernière devait être mise « hors de cause » car les victimes avaient été contaminées du temps où l'entreprise s'appelait encore Fonderie Messier d'Arudy. Avant, donc, qu'elle ne cède son fonds de commerce au terme d'un redressement judiciaire et devienne Fonderie Messier tout court. Un argument que n'a pas retenu la cour d'appel. Des magistrats qui ont également estimé que la faute « inexcusable » de la société Fonderie Messier était constituée, précisant qu'en reprenant l'activité génératrice du dommage, la société « a méconnu son obligation de sécurité et de résultat ».
Les deux victimes toujours en vie vont faire l'objet d'une expertise médicale afin d'évaluer les préjudices subis et les indemnités dont elles pourront se prévaloir. Concernant la victime décédée, la cour d'appel a confirmé les indemnités décidées en premier ressort, excepté le « préjudice esthétique », qu'elle n'a finalement pas retenu. .

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