Samedi, à Brest, devant quelque 200 adhérents, l'assemblée générale annuelle de l'Association départementale de défense des victimes de l'amiante du Finistère(Addeva29), qui intervient également dans les Côtes-d'Armor, a été l'occasion, pour ses responsables, de pousser un coup de gueule. Car, dans le cadre du regroupement des tribunaux des affaires de sécurité sociale (Tass), confirmé au début du mois de février par la Chancellerie, celui de Quimper devrait être amené à disparaître. Les dossiers traités l'étant alors devant la juridiction de la cité du Ponant. «Le gouvernement et le patronat font tout pour décourager les gens», souffle Alain Guérif, le président de l'Andeva, l'entité nationale. Déjà que les délais d'attente s'avèrent «considérables» et «incompatibles avec la maladie», se plaint Jeannine Guiziou, présidente de l'Addeva29, qui pèse 1.440 adhérents à ce jour. L'an dernier, ce sont 48 dossiers qui ont été jugés devant les tribunaux de Brest, Quimper, Saint-Brieuc et par la cour d'appel de Rennes; contre 106en 2007. Pour Jean-Luc LeBris, le vice-président, «à cette allure, beaucoup de victimes n'en verront malheureusement pas» le bout. 2.119 dossiers transmis à l'Addeva depuis 1999Depuis sa création en 1999, 2.119 dossiers ont été transmis aux avocats de l'Addeva 29, à savoir ceux du cabinet parisien Michel Ledoux et associés, «un peu plus de la moitié» ayant abouti. «Il reste beaucoup d'efforts à faire pour que l'on ne parle plus de cette catastrophe sanitaire qu'est l'amiante», conclut Jean-Luc Le Bris.
Source : http://www.letelegramme.com
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