dimanche 8 mars 2009

le lobby canadien retire sa plainte contre l’Andeva

L’Institut du chrysotile de Montréal (Canada) a fait savoir in extremis, lors de la première audience du procès en diffamation qu’il voulait intenter à deux responsables de l’Andeva – François Desriaux, ex-président de l’association [2], et Marc Hindry – qu’il abandonnait ses poursuites à leur encontre. Par lettre datée du 3 mars 2009 et adressée au président du tribunal de la 17e chambre correctionnelle, devant laquelle devaient comparaître les deux militants de l’Andeva, l’avocat de l’Institut estime « que la défense cherche à instruire le procès de l’amiante et ne souhaite pas participer à ce débat. »
Une victoire pour l’Andeva qui analyse ainsi le revirement de l’Institut du chrysotile : « Manifestement, au vu des pièces fournies par la défense des deux responsables de l’Andeva et des témoins appelés, les Canadiens ont compris tardivement qu’ils risquaient de perdre leur procès. » L’Andeva souligne par ailleurs : « Les affirmations de « propagande » et « corruption » à l ’égard de l’Institut du chrysotile sont parfaitement étayées et justifiées. » L’association rappelle qu’au mépris des connaissances scientifiques, indiscutables, dont on dispose aujourd’hui, cet institut continue à « tromper l’opinion sur la réalité des dangers d’un matériau pourtant mortel. » [2]
L’Association nationale des victimes de l’amiante affirme qu’elle « continuera à dénoncer l’attitude criminelle du gouvernement canadien et les agissements de l’institut du chrysotile, et à réclamer l’interdiction mondiale de l’amiante ». Seule manière, estime-t-elle, de juguler, à long terme, l’épidémie de cancers provoquée par ce matériau.
Il est regrettable que le lourd dossier qu’a constitué l’ANDEVA ne soit par étalé au Tribunal.
Cette ultime manœuvre des pro amiante ne fait que retarder la mise en cause de leur responsabilité pénale dans ce désastre humanitaire. MC

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