
Les adhérents présents à l'assemblée générale de l'Association régionale de défense des victimes de l'amiante (ARDEVA), samedi matin, à la salle de la Concorde, ont adopté le principe de lancer des « actions », des « manifestations ». Il reste à définir le 21 mars, au niveau national, la forme qu'elles prendront.
Pas assez d'enquêteurs.- L'ARDEVA continue de déplorer le manque d'effectifs attribués à l'OCLAESP (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique). Il compte onze gendarmes. Il y a un an, juste avant la précédente assemblée générale de l'association, le ministère de la Justice faisait savoir que l'effectif allait être porté à quatorze. « Engagement non tenu », souligne Pierre Pluta, président de l'ARDEVA. Dans ces conditions, « impossible d'assurer une instruction de qualité du dossier pénal dans un délai raisonnable ». D'autant que certains de ces enquêteurs se retrouvent affectés à d'autres dossiers, comme la lutte contre le dopage sur le Tour de France. Au mieux, les instructions ouvertes au Pôle de santé publique de Paris ne se termineront pas avant 2014.
La crainte de voir disparaître le juge d'instruction.- L'annonce par le président de la République de l'éventuelle suppression du juge d'instruction pour le remplacer par un juge de l'instruction sème la colère. Les victimes voient dans ce changement d'appellation un moyen pour le pouvoir politique d'empêcher la bonne marche des instructions ouvertes à la suite des plaintes qu'elles ont déposées il y a plusieurs années. Elles doutent que les procureurs de la République, qui dépendent du ministère de la Justice, aient la volonté de voir ces « dossiers sensibles » déboucher sur un procès pénal de l'amiante en France. Si un tel procès se tenait, il permettrait de mettre en lumière « les défaillances dans le système de veille sanitaire en France ».
« Actions » et « manifestations ».- Confrontée à ces difficultés, l'ARDEVA lance un appel à engager des « actions », des « manifestations ». À l'unanimité des adhérents présents, le principe de « la mobilisation » a été retenu. Il reste à déterminer la forme qu'elle revêtira. La décision devrait être prise le 21 mars à Paris, où se retrouveront la cinquantaine de réseaux qui composent l'association nationale ANDEVA. Selon Pierre Pluta, « il n'est pas exclu de reprendre les marches des "veuves de l'amiante" ». Quatorze de ces marches silencieuses avaient eu lieu de décembre 2004 à janvier 2006 autour du palais de justice, déjà dans le but de réclamer un procès pénal et suffisamment d'enquêteurs spécialisés dans les dossiers d'amiante.
Deux rendez-vous.- L'ARDEVA participera à « la manifestation de mécontentement » du jeudi 19 mars, à Dunkerque. Les pancartes porteront le message suivant : « pour le maintien d'un juge d'instruction indépendant et le renforcement des moyens mis à sa disposition ».
Les adhérents sont invités à se rendre à Turin (Italie) le 6 avril, jour de l'ouverture du procès contre deux hauts responsables d'Eternit. Inscriptions à l'ARDEVA. •
> ARDEVA : 17, rue du Jeu-de-Paume 59140 Dunkerque. Tél. : 03 28 51 16 87. E-mail : ardeva5962@orange.fr
La crainte de voir disparaître le juge d'instruction.- L'annonce par le président de la République de l'éventuelle suppression du juge d'instruction pour le remplacer par un juge de l'instruction sème la colère. Les victimes voient dans ce changement d'appellation un moyen pour le pouvoir politique d'empêcher la bonne marche des instructions ouvertes à la suite des plaintes qu'elles ont déposées il y a plusieurs années. Elles doutent que les procureurs de la République, qui dépendent du ministère de la Justice, aient la volonté de voir ces « dossiers sensibles » déboucher sur un procès pénal de l'amiante en France. Si un tel procès se tenait, il permettrait de mettre en lumière « les défaillances dans le système de veille sanitaire en France ».
« Actions » et « manifestations ».- Confrontée à ces difficultés, l'ARDEVA lance un appel à engager des « actions », des « manifestations ». À l'unanimité des adhérents présents, le principe de « la mobilisation » a été retenu. Il reste à déterminer la forme qu'elle revêtira. La décision devrait être prise le 21 mars à Paris, où se retrouveront la cinquantaine de réseaux qui composent l'association nationale ANDEVA. Selon Pierre Pluta, « il n'est pas exclu de reprendre les marches des "veuves de l'amiante" ». Quatorze de ces marches silencieuses avaient eu lieu de décembre 2004 à janvier 2006 autour du palais de justice, déjà dans le but de réclamer un procès pénal et suffisamment d'enquêteurs spécialisés dans les dossiers d'amiante.
Deux rendez-vous.- L'ARDEVA participera à « la manifestation de mécontentement » du jeudi 19 mars, à Dunkerque. Les pancartes porteront le message suivant : « pour le maintien d'un juge d'instruction indépendant et le renforcement des moyens mis à sa disposition ».
Les adhérents sont invités à se rendre à Turin (Italie) le 6 avril, jour de l'ouverture du procès contre deux hauts responsables d'Eternit. Inscriptions à l'ARDEVA. •
> ARDEVA : 17, rue du Jeu-de-Paume 59140 Dunkerque. Tél. : 03 28 51 16 87. E-mail : ardeva5962@orange.fr
Source : http://www.lavoixdunord.fr/
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